03 juin 2009
petit manuel de vie par superassistant
Cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas raconté d’anecdotes du boulot ! Cela ne tient pas au fait qu’il n’y ait rien à raconter, mais, au contraire, qu’il y en ait trop ! Tout était tellement collector que la flemme m’a envahie, et que finalement je n’ai rien raconté.
Néanmoins, là, dernièrement, il y a eu la petite goutte d’eau
qui a fait déborder le vase, et me voila aujourd’hui pour vous la raconter !
Depuis deux mois, nous avions au magasin un nouveau collègue
– en terme de hiérarchie, normalement il est mon responsable adjoint, mais dans
les faits, hum…
Bref, je remarque une fois, deux fois que Mossieur attache aussi
les cds sur les notices avec une étiquette. Je lui dis une première fois, gentiment,
que ici on fait pas comme ça parce que justement, ça abime les notices, et puis
c’est pas la peine puisque comme les cds sont grands ils tiennent bien dans les
notices et on risque pas de les perdre. Bref, il a l’air d’entendre ce que je
lui dis. Mais ne change en rien son attitude.
Un peu plus tard, avec un collègue : il veut vendre un cd d’occaz, s’apprête à faire glisser le cd, et se rend compte qu’il est attaché à la notice. Il me dit en râlant : "mais qui fait ça ??" je lui dis, "devine", et je nomme le coupable (sans me cacher hein), qui se trouve devant nous. Celui-ci dit "de quoi ?", et là, mon collègue lui réexplique pourquoi on ne fait pas ça.
Et là, il répond : "ok, bah écoute, continuez de faire comme vous faites et moi je continuerai de les accrocher dans la notice parce que je trouve ça mieux".
Bref, un monsieur toujours prêt à écouter les autres, comme
ça, ça fait vraiment plaisir.
En deux mois, il m’a aussi tenu des discours très intéressants :
politiquement, la gauche, c’est nul. Le système ? il faut en abuser. Un collègue
trafique sa fiche de paie pour louer un appart, et il parait qu’il a bien
raison de faire ça. D’ailleurs, super assistant me dit "c’est pas en
pleurnichant (!) comme tu le fait sur le fait que les agences aient des exigences
démesurées que tu trouveras un appart, faut gruger c’est tout". Sympa. J’ai
aussi beaucoup aimé le "bah la loi sur les universités c’est super, en même
temps à quoi ça sert de garder des filières comme cinéma ou lettres ou autre,
puisque ça mène à rien ?" en rajoutant un discours sur "mes
enfants je les pousserai à faire quelque chose de lucratif, et toi, tes mômes,
tu veux les pousser à faire un truc qui va pas leur rapporter plus tard sous
prétexte qui ont envie de voir ce que ça donne? C’est pas très responsable
comme attitude de parent". La pluralité, l’intérêt de ne pas niveler vers
le bas les connaissances, la diversité… sont surement des notions qui lui ont
échappés.
Toutes nos discussions étaient de ce genre, nous n’étions
jamais d’accords. Je le soupçonne d’ailleurs d’avoir un esprit de contradiction
et l’envie d’avoir le dernier mot, systématiquement. Ce qui est curieux, au
passage, c’est qu’il a dit à superboss qu’il s’entendait très bien avec moi ( !!!).
Et là, je la tenais, ma perle.
Il me dit, avec un sourire : "oula, me lance pas la
dessus, parce que…"
Et il s’est lancé tout seul.
"Je ne suis pas pour, voire même carrément contre, pourquoi
les homos voudraient singer les hétéros, à quoi ça rime, le mariage c’est sacré
c’est pour fonder une famille."
Je l’interromps, "bah oui justement, pourquoi pas ?"
"Ah bah non il en est hors de question, les homos peuvent
faire ce qu’ils veulent chez eux mais en dehors je veux pas en entendre parler,
je ne veux pas les voir s’embrasser, et alors avoir des gamins ? C’est pas
un modèle à donner à des enfants, c’est pas une bonne base pour eux ils vont en
souffrir toute leur vie."
Comme je connais un peu le sujet, quand même, j’ai essayé de
discuter avec lui. De lui dire qu’un couple homo réfléchissait tellement avant
d’avoir des enfants que c’était un projet construit, peut être plus que pour
des personnes qui ne rencontrent pas de difficultés de conception. De lui
demander en quoi cela serait néfaste pour un enfant, qu’est ce qui, lui, lui
semblait « malsain » (puisque le terme a été prononcé) pour l’enfant ?
Il m’a fait la même réponse que ma sœur m’avait faite il y a
2 ans : "une famille, c’est un papa, une maman, c’est tout". Sinon, c’est
pas normal.
Il m’a dit que l’enfant serait à jamais stigmatisé par les autres comme « le fils/la fille des pédés ». Quand je lui ai fait remarquer que cet enfant serait surement stigmatisé par des gens comme lui qui transmettraient ces idées rétrogrades à leur progéniture, il a acquiescé, et il m’a même raconté les discours homophobes de son père sans paraître réaliser qu’il donnait de l’eau à mon moulin.
Il m’a fait un petit laius sur "si je rencontre des gays à une soirée je vais pas leur tourner le dos, je vais même leur parler mais je peux pas être potes avec eux ou savoir ce qu’ils font". Trop sympa, c’est vrai qu’on sait jamais, c’est peut être contagieux.
La discussion s’est finie en termes cordiaux, car j’allais pas m’enflammer non plus, je suis dans mon milieu professionnel.
04 février 2009
la journée des boulets
Pas très présente sur la blogosphère, ces derniers temps. Pour la peine, ma femme m'engueule (sisi, plaignez moi!).
Pourtant, des choses à en dire, j'en ai...
Alors, le plus simple, c'est quand même de commencer par le boulot!
Joie, bonheur, le travail!
En ce moment, on se fait engueuler quotidiennement par les clients, à peu près toujours pour la même raison. Mais laquelle...? on pratique des prix trop chers? On a des prix de reprises d'occaz vraiment bas? On est en rupture de Mario Kart depuis un mois, merci nin*tendo? Oui oui, toutes ces raisons seraient valables, d'ailleurs, certains ne se privent pas...
Mais non, la vraie raison, celle qui fait râler TOUT LE MONDE, c'est la carte de fidélité.
Je vous explique. Le magasin a une carte de fidélité, qui permet de cumuler des points (et au bout on gagne des sous). OK. Le magasin a un serveur, qui permet de faire des recherches de carte, si jamais les gens l'oubliaient. C'est un service que la société rendait: permettre de cumuler des points sans sa carte. Notez quand même que c'est rare qu'un magasin propose ce service, hein, si à la quefna vous oubliez votre carte on va pas vous faire 5%.
Toujours en rapport avec cette carte, on demandait parfois au service fidélité de créditer la carte à postériori (quand la recherche de carte n'avait pas été possible) avec le ticket de caisse.
Depuis la nouvelle année, ces deux services ne sont plus possibles. Pourquoi? parce qu'il y a une personne au siège sencée s'occuper des 200 magasins en France. Et que, bien évidemment, pas un client ne faisait l'effort de venir avec sa carte de fid' - pourquoi le faire, puisque les vendeurs vont prendre une minute à faire la recherche?
Sauf que les vendeurs en question, en période de rush, ont autre chose à foutre que de faire une recherche informatique parce que madame avait pas envie de prendre une carte de plus dans son portefeuille. Parce que ça bloque une caisse, que ça prend du temps, et que c'est compliqué. En plus, si jamais on ne trouvait pas la carte informatiquement, soit parce que on avait un problème de serveur, soit parce que la carte avait été mal remplie, on se faisait engueuler ("vous deconnez, et mes points alors?").
Bon, on peut penser ce qu'on veut - qu'on est de gros flemmards, que la société est méchante.
Mais qu'importe: cela fait un mois qu'on communique aux gens l'information "on ne peut plus faire de recherches, si vous n'avez pas votre carte, on ne peut pas vous faire cumuler de points".
Bah évidemment, on se fait engueuler. Alors vous allez me dire, et vous avez raison: c'est la faute du groupe, qui n'aurait jamais du proposer ce service avant. Ok. On peut aussi se dire que si vous allez à carrouf, la caissière va pas faire attendre tout le monde pour chercher votre carte - bah maintenant, c'est pareil chez nous.
L'autre jour, une femme et son fils ado viennent me voir. La mère me dit:
- mes fils ont fait des achats y'a deux semaines mais n'avaient pas leur carte, j'ai les tickets avec moi.
- désolée madame, on a du expliquer à vos enfants que désormais, ce n'était plus possible, c'est le cas depuis janvier blablabla
- ah bah super je men souviendrai, vraiment, ça fait plein de points perdus, râle râle.
Et puis d'embrayer: bon, je veux revendre ce jeu.
Moi: donc vous avez votre carte de fidélité avec vous, et une pièce d'identité?
- quoi? bah non, je l'ai pas avec moi la carte! (notez le côté évident de la chose).
- ah bah sans carte c'est pas possible, blabla on peut plus faire de recherches, donc je vais vous en refaire une gratuitement...
- ah bah non mais ça c'est extraordinaire quand même, vraiment, vous êtes chiante - enfin je vais rien dire parce que bon...
Bah là, j'ai vu rouge. Littéralement, je suis devenue toute rouge, et j'ai dit, le plus calmement possible vu mon état d'énervement:
- Madame, si vous n'êtes pas contente, c'est une chose, mais ce n'est peut être pas la peine de m'insulter.
Elle a marmonné un truc du genre "oui oui c'est pour ça que je ne l'ai pas dit complétement", et puis elle a dégagé.
J'étais super en colère. Me faire insulter, j'accepte pas, parce que moi j'y suis pour rien - mais évidemment, je ne suis qu'une simple vendeuse, une débile qui n'a pas du faire d'études, et puis d'ailleurs, je fais surement ça rien que pour l'embeter elle, ah vraiment messieurs dames c'est dur la vie les gens sont méchants méchants.
Le pire, dans tout ça, c'est qu'elle arrivait juste après une cliente qui m'avait bien saoulée aussi.
Une mamie, avec son petit fils. Le gamin veut un jeu, il le nomme avec des yeux d'envie - je le sors à la femme, qui me dit "ah bah non je veux de l'occaz". Bah attendez, je vais voir si on l'a - coup de bol, on l'avait, mais franchement, c'est quoi ces gens qui croient qu'on fabrique des jeux d'occaz? bah non, faut attendre que quelqu'un vienne le revendre. Bref.
Elle décide de le prendre. Je sors le jeu de DS et le met dans sa boite - "quoi?", me dit elle, "un si petit jeu dans une si grande boite, c'est vraiment du vol! En même temps", rajoute t'elle (je crois que là, elle m'a achevée) "on sait que c'est pas la taille qui fait le plaisir - encore que...".
Je ne bronche pas, procéde à l'encaissement. Au passage, elle me demande une pochette cadeaux, et quand je met le jeu dans la pochette, elle me dit que vraiment, elle est trop moche cette pochette et que le magasin pourrait faire un effort!!
Bien sûr, et la prochaine fois, amenez votre linge on vous le repassera, oué.
Passons. Elle prend le jeu. Et là, là, son petit fils se pointe et dit "en fait je voulais un autre jeu". ARG !
Donc évidemment, il faut le changer, faire un retour. C'est une procédure pas compliquée mais chiante, et puis faut noter plein d'infos pour le service de préventions des vols - mais évidemment, quand j'ai demandé à la femme ces infos, elle a râlé, ah bon mais c'est pour quoi, pff, c'est compliqué.
Elle devait rajouter deux euros de plus. Et me tend un billet de 50. Je lui demande si elle n'a pas la monnaie, et là, elle me répond "si mais je veux la garder pour plus tard".
Je crois qu'elle m'a tuée à ce moment là. On fait tous ça, non, garder de la monnaie ? Ok. Mais au moins on ment poliment "non désolée j'ai rien", pas "si mais je me fous de toi ouvertement".
Encore une fois, la vendeuse/le vendeur on s'en fout, le respect, pour quoi faire?
Donc bon, l'une après l'autre, effectivement, samedi était une journée collector en terme de boulets.
Hélas, je ne doute pas qu'en allant au boulot tout à l'heure, je me fasse la même remarque - "tiens aujourd'hui, on a vraiment que des relous!".
04 janvier 2009
The return of the toilets
Yahou!!
On y croyait plus, mais pourtant, si, les toilettes sont de retour au travail!
Faut dire que ce fut un feuilleton fait de rebondissements... après trois semaines d'absence, nous retrouvons donc, avec joie, vous vous en doutez, les toilettes du boulot.
Après la période "allez au mcdo pendant vos pauses", il était tout de même prévu une intervention la veille de Noël (le 23).
Le 22, super-chef nous expliquait qu'il allait venir à 8 heures le matin pour attendre l'intervention, qui était prévue entre 8h et 11H. Mais super-chef n'attendait pas avec impatience le retour des toilettes. Comme il aime à le rappeler, il est "une machine, faite de chair et de sang, sur un squelette en titane" blabla, ça vous rappelle quelque chose, c'est normal, ça sort de Terminator. Voila, c'est dit, super-boss se prend pour Terminator, il est donc logique qu'il n'ai pas besoin de toilettes.
Donc il m'avait prévenue: "si les réparateurs ne viennent pas avant 11h, moi je les renvoie chez eux parce que après ils vont m'empecher de faire du chiffre, surtout qu'un 23 décembre on attend du monde"!!
Eh bien super-boss n'a même pas eu besoin de les renvoyer, parce qu'ils ne se sont pas pointés, tout betement.
Et vous pensez bien qu'ils n'ont même pas appelé pour prévenir ou pour s'expliquer, parce que rappellons le, les employés on s'en fout, ces andouilles là n'ont donc pas besoin de considération.
Donc le 23, moi j'arrive pleine d'espoir "on a retrouvé les toilettes?", on m'a vite ramenée sur terre avec un bref "ils ne sont pas passés", fin de l'histoire.
Suite à ça, super-boss et son associé ont quand même eu la présence d'esprit d'aller négocier avec le café d'à côté qu'on puisse y aller quelques fois par jour, sur présentation d'un coupon: il était temps, j'avais proposé l'idée il y a deux semaines déja... Bon, en même temps j'ai pas pas pu en profiter parce que prendre une pause le 23 c'était carrement mission impossible!
Et finalement, miracle de Noël... quand je suis revenue en fin de semaine, les toilettes remarchaient! Incroyable, il n'y a que le père Noël qui puisse être à l'origine de cela!
Et ben je vous l'avoue, c'est quand même un cadeau qui fait plaisir... maintenant, tout est redevenu comme avant au boulot, toujours ponctué des coups de gueule de super-boss et des conneries de son assistant! ahhh, ça fait du bien!
16 décembre 2008
La fête du slip au boulot
Dans la catégorie franches rigolades au boulot, voici la dernière!
Le magasin n'est pas aux normes, ça fait longtemps que je m'en étais rendue compte : pas de partie commune pour se poser, pas d'aération, pas de verrou sur les casiers, un des cabinets condamné pour en faire une réserve, etc...
Mais là, quand même, on a atteint un summum.
Mardi dernier, les toilettes, qui avaient déjà des petits problèmes (on voyait bien qu'ils allaient être bouchés tôt ou tard) ont débordé.
Plop plop ! L'adjoint du super boss a tenté de les vider : à chaque fois, ça faisait remonter le niveau de l'eau.
Alors évidemment, il a appelé en urgence les réparateurs.
Diagnostique : ah les toilettes sont bouchées, c'est la fosse septique qui est pleine. Voilà, ça vous coûtera tant.
Ah oui mais euh, on fait rien pour les réparer ? Bah non.
Bien sûr, question bête.
Parce que pour que quelque chose soit fait, il faut que le devis soit envoyé au syndicat puis au siège, que celui-ci donne son accord, et qu'ils envoient quelqu'un réparer.
Autant dire que cela n'arrivera jamais car cela fait depuis avril que l'adjoint envoie des courriers chaque semaine pour prévenir de ce problème de toilettes.
Mais du coup, la question que tout le monde se pose : comment faisons-nous?
Et bien il nous a été proposé une solution tout à fait adaptée : allez au macdo pendant vos pauses, ou au magasin le plus proche (20 minutes à pattes).
Quand je me permets de faire remarquer que y'a comme quelque chose qui cloche, je sais pas trop quoi mais ça me semble pas bien normal, on me traite de syndicaliste en brandissant son point.
C'est top, du coup, en terme de motivation pour aller bosser, de se dire qu'on peut bien laisser notre vessie éclater vu que des connards des bureaucrates au siège ne se sentent pas concernés par nos problèmes. Bah oui, tant que eux, ils conservent leur confort, toilettes, petites machines à café, RTT et toussa !
21 novembre 2008
Guitar Hero IV, où les joies de la musique
C'est la sortie du dernier Guitar Hero sur Wii, Xbox360 et Ps3.
Rapidement, il faut quand même que je vous parle du gamin fou qui vient depuis un mois demander quotidiennement si on l'a reçu. Qui voulait ABSOLUMENT le payer en avance, et venait me gonfler chaque semaine pour avoir des nouvelles. La veille de la réception du jeu, il est venu me demander à quel moment de la journée il pouvait venir le lendemain. Ma réponse: fin de matinée, début d'après midi, surtout pas avant ça sert à rien, car on attend la livraison. Et ben bam, ça n'a pas manqué, il était là dès l'ouverture. Voulait encore le payer en avance (mais à quoi ça sert???). Lorsqu'on a reçu la livraison, il tournait comme un chien, sautillant, et limite en bavant, autour de super-boss qui défaisait les cartons. Son copain lui a fait remarquer la ressemblance avec la race canine. J'avoue avoir commenté à voix haute "qu'il y avait de ça, en effet". Bah oué, quand on me gonfle trop je perds ma patience et je suis méchante.
Bon, mais ça encore, c'est agaçant, mais maintenant qu'il a son jeu il viendra plus m'embeter.
Non, ce qui est génial avec la sortie de Guitar Hero IV, c'est qu'on l'a mis en test dans le magasin.
Du coup, ça fait trois jours que se succèdent un peu tous les gamins du quartier pour venir s'entrainer à la guitare sur des standards du rock.
On a des cas: des gamins de 8-10 ans qui arrivent à jouer en expert le dos tourné à l'écran, capables de suivre le rythme sans regarder les notes!! Soit le gamin s'est entrainé chez lui et a appris le morceau par cœur, soit il est vraiment doué!
Mais bon, comme il est arrogant on a décidé de ne plus le féliciter. D'ailleurs, super-boss, qui a un égo démesuré (mais qui l'assume!) nous soutiens mordicus que ce n'est pas possible et qu'on est que des noobs pour être impressionné si facilement! Du coup, il a dit que si le môme revenait, il réglerait le duel à l'ancienne, suivez sa main... Rassurez vous, il rigolait (j'en suis à peu près sure..!).
Mais on a pas que les surdoués, évidemment. Et du coup, c'est un concert de mauvaises notes, de faux départs, de "encore une fois je suis sur que je peux le faire", qui nous impose d'entendre 40 fois la même chanson, pas toujours (pas souvent) en entier.
Et la chanson qui est la plus jouée, c'est celle là.
Découvrez James Brown!
C'est une chouette chanson, pour sûr. Mais quand elle est massacrée, c'est un peu dur.
Et ça reste en tête. Alors j'ai décidé de vous en faire profiter, y'a pas de raison!
Je n'ai pas mis l'original de la chanson normalement interprétée par survivor parce que je préfére cette version, mais libre à vous d'aller écouter l'autre version!
Quand le monde du boulot se transforme en merdier
Dans la catégorie "franche rigolade au boulot", j'en aurai, des choses à dire sur les clients! Entre ceux qui vous tutoie d'entrée, ceux qui vous accusent de ne pas les avoir déconseillé d'acheter le jeu qu'ils avaient choisi ("ce jeu sur pc ne marche pas sur mon ordi qui n'est pas assez puissant! vous AURIEZ DU me le dire!" bah tiens, on connait la config des pc de tous nos clients, c'est bien connu...), les boulets qui vous tiennent la jambe pendant trois heures alors que derrière eux 10 personnes patientent...
Oui, il y en aurait, des choses à dire. D'ailleurs, je les dirais surement, mais plus tard!
Non, parce que j'ai redécouvert (je l'avais déjà remarqué lors de mon précédent job) que le fun peut aussi venir de l'équipe de travail!
Aujourd'hui, notre héros du jour en terme de relouserie, j'ai nommé: l'assistant de super-boss!
Je crois qu'ils ont réparti leurs capacités de façon interessante: super-boss est super (c'est dans son nom, quand même), un peu pénible à ses heures mais très doué dans son boulot; du coup, il ne restait plus rien pour l'autre, qui s'avère donc être incompétent.
Je dirais même plus: incompétent et prétentieux. Les pires.
On devrait lui trouver un petit surnom. Quelquechose comme Relou-man me semble, en tout cas provisoirement, bien adapté.
Relou-man a deux petits jeux avec moi: le premier: exiger que je me lâche les cheveux. Une fois, deux fois: ça peut à la limite être drôle. Tous les jours depuis deux mois: on pourrait appeler ça du harcelement, et c'est en tout cas une remarque sexiste (souvent accompagnée de "va draguer les clients, fais nous faire du chiffre" ou autre grivoiserie).
Le deuxième petit jeu de relou-man, celui qui a "fait déborder le vase", date de trois semaines: pour m'embeter, me "taquiner" comme il le dis si bien, ou même "pour rire" (c'est vrai que c'est drôle!!): changer mon nom. Faisant sauter le "f" de mon prénom, il m'appelle à travers le magasin et s'adresse à moi avec ce nom qui n'est pas le mien.
J'ai bien tenté de lui dire que cela ne me plaisait pas. En dehors du fait que je suis suceptible (fait avéré) c'est un manque de respect de sa part et je ne peux le tolérer. C'était comme pisser dans un violon.
Donc je suis allée en parler à super-boss. Qui a entendu ma plainte, et la retransmise à l'interessé. Celui ci venant me voir, calmement (j'avais peur du contraire) en me disant que si je m'étais vexée, c'était dommage car cela était "tout à fait innocent", mais qu'il tâcherait de reprendre le "Flo" de vigueur.
Ok.
On aurait du dire que l'incident était clos.
Si il n'y avait pas eu l'incident du casier. Oui, je sais, tout ça est hautement passionnant.
En commençant ma semaine mercredi (oui ça aussi c'est concept, je commence ma semaine en milieu de semaine!), j'ouvre mon casier: vide. Enfin, non, pas exactement: il était habité... par des affaires qui n'étaient pas les miennes. Je regarde le badge sur le polo: c'est celui d'un stagiaire.
Après la première question "mais pourquoi diantre a t'on mis les affaires de ce stagiaire dans MON casier?" vient la seconde: "mais alors, ou sont mes affaires?".
J'ouvre les casiers de la ligne: j'en trouve un vide. "Tiens, si celui ci est vide, pourquoi n'y a t'on pas mis les affaires dudis stagiaire?", ai je le temps de penser.
Mais toujours pas trace de mes affaires.
J'ouvre alors le placard de bouffe. Celui ci est habituellement rempli de vieux sachets de sauce mcdo, de couverts en plastique, de conneries. Il a donc une odeur assez particuliere, et plutot désagréable.
Bingo! C'est donc la, sur les sauces, dans un placard qui n'a pas été préalablement vidé, que je retrouve mes affaires.
J'ai vu rouge. Jusque ou on ira dans le foutage de gueule?? Après "enquête", l'identité du coupable est évidente. Même s'il m'a opposé un "le casier tout à droite? non, il était vide donc je l'ai passé au stagiaire".
Cela a aussi été rapporté à super-boss, qui y a vu ce que je n'avais pas vu: un acte de "malveillance". Là où je croyais l'erreur causée par la flemme ou le non respect, superchef y a vu une "attaque" qui m'était directement destinée.
Je ne suis pas la seule à subir la bêtise de l'assistant.
Un collègue a aussi vu son pot de fleur se faire éclater sur le sol, la terre trainant devant les casiers.
Lui aussi a vu rouge. Après explication dans le bureau, relou-man n'a trouvé comme riposte que la contre attaque. Et accuse désormais le vendeur de vol (!!).
L'ambiance est donc électrique. A un mois de Noel, c'est à dire la periode la plus délicate dans la vente.
Ca va être chouette!
08 novembre 2008
Une journée qui commence bien
Avant hier, au travail. Début de la journée, il doit être 10h30 à tout casser et j'ai pas encore les yeux en face des trous.
Ring ring, le téléphone sonne.
Moi: Magasindejeuxoujetravaille, Flouch, bonjour.
Lui (un peu agressif): Oué je suis bien à anciennomdumagasin?
Moi: Oui oui, je vous écoute.
Lui: Je suis bloqué dans un jeu sur lagrosseconsolenoiretropchère. Je fais quoi?
Moi: Ah oui, mais je suis désolée, je ne vais pas pouvoir vous aider. Tout
d'abord, c'est quand même plus simple d'être devant le jeu pour vous
aider à vous débloquer, mais surtout, je ne l'ai pas fait.
Lui: Quoi? et y'a pas quelqu'un dans votre équipe qui l'a fait?
Moi: Non, désolée, ce matin nous ne sommes que deux et mon collègue ne l'a pas fait.
Lui (exaspéré) :QUOI? mais moi je fais quoi alors?
Moi: Je sais pas, vous pourriez peut être regarder sur internet...
Lui: MAIS MOI J'AI PAS INTERNET POURQUOI TU ME PARLES D'INTERNET JE TE DIS
QUE JE L'AI PAS. JE FAIS QUOI MOI ALORS? (notez qu'au passage, le
(mauvais) joueur agit comme l'étudiant dans la BU: il tourne en rond
dans son discours).
Moi: Ce n'est pas la peine de vous fâcher, je vous propose des solutions. Je ne peux rien faire de plus.
Lui: Mais je fais quoi moi alors?????
Moi: Vous n'avez pas un ami qui a internet et qui pourrait regarder pour vous?
Lui: MAIS MOI J'AI PAS D'AMIS PUTIN POURQUOI TU M'EMMERDES AVEC INTERNET T'ES QU'UNE CHIEUSE ARRÊTE AVEC INTERNET! (veuillez noter au passage la richesse de son vocabulaire).
Et il m'a raccroché au nez, comme il se doit.
J'adore me faire insulter au téléphone par un gros boulet coincé au 2ème niveau de son jeu. Si ça se trouve, il avait passé la nuit dessus. J'aurais peut être du lui parler des différents forfaits internet... ou lui raccrocher au nez avant qu'il ne le fasse.
Bah je peux vous assurer que j'étais chauffée pour la journée!
13 octobre 2008
Un samedi soir sur la terre
Ça fait un moment que je me dis que je vais créer une rubrique sur mon travail.
Bah oui, d'abord parce que j'y passe pas mal de temps dans la semaine. Ensuite parce que cela représente 70% de ma vie sociale. Et puis, aussi, ça m'apporte énormément, sur le plan personnel (et je ne parle des sous, ah bah bravo !).
Mais à chaque fois, j'ai la flemme. Et puis là, samedi, j'ai trouvé l'anecdote idéale (enfin, une anecdote) pour la lancer, cette rubrique.
Samedi soir, 20 heures 10 et minutes passées. Il y a encore des clients à cette heure-ci, alors qu'en théorie, on ferme à 20 heures. Mais bon, monsieur, accompagné de trois amis vient acheter une PS3, alors évidemment, on le met pas dehors. Et puis il prend une garantie, alors ça fait de la paperasse en plus, et même si je suis trop trop efficace comme employée, ça prend un peu de temps. Il y a aussi 4 ou 5 autres personnes qui regardent, ou s'apprêtent à quitter le magasin.
Mon responsable décide de faire ce qu'on fait chaque soir pour éviter que les clients continuent de débarquer : mettre la porte sur la position "fermée de l'extérieur, ouverte de l'intérieur". Des clients se postent devant la porte, pour déclencher l'ouverture... la porte ne s'ouvre pas.
Tous se mettent à sauter devant les capteurs, nada. Mon responsable tourne le bouton pour remettre la porte sur la position ouverte. Que dalle. Il décide d'aller couper le générateur, histoire de rebooter tout ça, comme un PC. Je termine ma transaction dans le noir, mais la porte ne s'ouvre pas. On rallume la lumière, et super boss appelle son chef. Seule solution, un samedi soir après 20 heures, où évidemment personne ne bosse au siège : forcer la porte. Deux clients ont aidé le chef à ouvrir les portes, et 10 minutes après le début de l'incident, tous étaient dehors.
Ouf.
Mais moi, je suis un peu claustrophobe. Alors, même si la surface de vente fait plus de 70 m², l'idée de rester coincée dans le magasin avec des clients tout un samedi soir (alors que je recevais des invités) ne m'a pas vraiment enchantée. Je commençais un peu à baliser, alors qu'autour de moi, collègues et clients riaient de la situation : mais où trouvent-ils le recul nécessaire ? Sur le coup, j'avoue les avoir envié.
Mais bon, l'incident était vite clos. Et puis super chef m'a dit que cette semaine, j'avais été la meilleure ! Alors forcement, j'ai vite oublié la claustro. Ben oui, moi j'aime bien les compliments. D'ailleurs, c'est un peu pour ça que j'aime bien mon boulot : super chef (que sous peu je vais me mettre à appeler "Master", ça va pas faire un pli) me fait souvent des retours positifs. Carotte pour me pousser à me surpasser ? Sans aucun doute, mais qu'importe : cela fait du bien !!
A suivre: comment ma tête ne passe plus correctement les portes depuis que je bosse dans ce magasin de jeux vidéo...
