Fragments de vie

Petites tranches de vie, moi dans tous mes états!

25 juillet 2009

Des nouvelles (mon mois de juillet)

Et bien, comme d'habitude, le temps passe à vitesse grand V entre deux messages...

Ce n'est pas faute de vivre des choses (forcement passionnantes). Le mois de juillet a été plutôt riche, mais la flemme et le boulot, dont mes heures ont été gonflées pour la période estivale, ont fait que je n'ai pas laissé de traces ici. Sachez néanmoins que j'ai découvert les joies du massage, postulé pour être critique de jeux vidéos, fait un régime alimentaire hyper strict pour mes maux de ventre qui trainaient depuis des mois, fait des analyses de sang (et je ne tombe plus dans les pommes, youhou!!) et des prick tests pour voir si j'étais allergique à quelque chose, fait des démarches administratives à n'en plus finir pour mon inscription un peu bidon en fac.

Bref, un mois bien rempli, avec, évidemment, en filigrane, l'attente de ces maudits résultats.
Maudits jusqu'au bout... je ne suis pas admise, mais je ne suis pas recalée officiellement non plus.

Non, mon statut, c'est "sur liste complémentaire".

Donc voilà, j'ai la poisse c'est officiel, et je resigne pour un gros mois d'attente, pour savoir si oui ou non une dizaine de personnes vont refuser leur place.
Autant vous dire que pour un concours "normal", je serai hyper bien placée sur liste d'attente.
Mais pour un concours dont les participants ont du repasser une épreuve alors que les autres écoles avaient toutes publiées leurs résultats, c'est carrément mal barré. Pourquoi? Parce qu'a priori, ceux qui ont repassé le concours sont ceux qui n'ont rien eu d'autre. Et donc, ils seraient fous de refuser leur place dans cette école...

Mais je peux me dire tant que je veux que "c'est foutu", "faut pas espérer", "ça risque pas d'arriver", il y aura toujours, au fond, un petit espoir, tenace, que la poisse se transforme en coup de bol... Alors voilà, évidemment, hier, j'ai fondu en larmes, longtemps, avant de rebondir, un peu. Et que ce matin, de nouveau, le blues me colle à la peau.

Seule certitude, néanmoins, c'est que j'ai besoin de changement. Et que comme je suis bien décidée à garder ma compagne, il va falloir en trouver, du changement. Hors de question de repasser la même année, avec révision du concours seule chez moi/boulot dans nos 20m². Mais déménager ne fera pas tout, il faut changer d'autres choses...

Alors, en tête, plein d'idées, des pistes, rien de construit pour l'instant mais des envies, des interrogations. Changer de ville? Oui, cela serait le meilleur des changements, mais encore faut-il que cela soit possible professionnellement parlant (surtout pour Soph, parce que bon, des jobs dans la vente y'en a partout...). Mais cela reste une piste à creuser... faire des stages ou trouver un boulot dans les métiers de la petite enfance, trouver d'autres formations que psychomot', voilà ce qui traine dans nos têtes (oui parce que forcement ma femme est mêlée à ce brainstorming).

En attendant, et c'est le plus important, je suis en vacances dans une semaine, pour deux grosses semaines. Je les attends avec impatience. L'envie de se ressourcer est grande, et il est hors de question de laisser le stress me pourrir ces vacances. Oui, l'attente, c'est chiant, je pourrai écrire un bouquin dessus vue l'année que j'ai passé, mais je m'en fous. Maintenant je sais qu'aucune décision catégorique ne sera prise avant septembre, mais cela ne m'empêche pas d'envisager ce qu'on pourrait faire, et de construire ces projets doucement.

Voilà, j'attends mes vacances, car j'ai un gros besoin de déconnecter. Dans tous les sens du terme, d'ailleurs, car trainer sur le net n'alimente pas mes idées les plus positives, et une bonne coupure me fera du bien.

Désolée pour ce message que vous aurez surement l'impression d'avoir lu 100 fois: concours, besoin de changement, etc.
Mais la vie est parfois un éternel recommencement, et cette phrase, on peut aussi la comprendre comme: c'est terrible comme les choses peuvent parfois se répéter à l'envie, allez s'il vous plait faites tourner la roue de la chance!!
Mais bon, vous devez vous en douter, dans le fond je suis une naïve qui aime croire aux choses, je fais ma blasée mais je suis loin de l'être, donc je remonterai surement bientôt en selle...

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04 juillet 2009

Le concours (bis)

Rapidement, trois mots sur le concours, on va pas épiloguer, je pense que vous êtes aussi fatigué(e)s que moi d'en entendre parler!
Texte difficile, conditions désastreuses (des travaux dans la salle attenante, bruits de perceuses et tutti quanti...): l'épreuve est passée, j'en suis tout de même partie avec l'impression d'avoir donné ce que je pouvais, c'est déjà ça! Résultats fin du mois, je vous tiendrai au courant.
En attendant je suis de nouveau en "vacances" et les envies reviennent, lectures lectures lectures (à fond), films (incroyable, je suis retournée au ciné!!), glandouille avec ma moitié et les ami(e)s. Ça va bien.

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24 juin 2009

Contrecoup

Me revoilà, après un week-end end dans le sud pour le mariage de la cousine de Soph, où je n'ai évidemment pas manqué l'occasion d'être malade.
Bah oui, c'était trop simple.
Quand je me relis, je vois bien que jeudi j'étais dans un bon mood, je remontais bien la pente, j'avais le moral. C'était un peu louche, non?
Parce qu'évidemment, vendredi matin je me suis réveillée avec des courbatures partout, je ne me sentais pas très bien. Ma Douce m'expliquera plus tard que ces courbatures sont le résultats de la tension qui se relâchait un peu, ce que effectivement j'ai pu vérifier.
Au moment de partir du boulot, pour aller prendre mon train, je realise que je n'ai pas pris ma carte 12-25 (ahah, vous savez désormais que mon age se trouve entre 12 ans et 26 ans,d 'après vous je suis plus proche de quel bout?). Du coup, amende dans le train, gromele gromele, c'est vraiment une sale journée.
Dans la famille de ma Douce tout s'est bien passé, le mariage était sympa, mais vu que je n'étais pas très en forme, fatiguée + début de sinusite, et que le neveu de Soph non plus, nous ne sommes pas rentrés trop tard.
Le réveil a été beaucoup moins sympa. Mal aux yeux, nez pris, mal à la tête, mais surtout mal de ventre + nausées. Mmmmm, la totale!

Du coup, j'en ai pleuré d'énervement, de fatigue. Au lieu de pouvoir profiter du brunch d'après mariage, je suis allée me reposer chez des gens très gentils mais que je ne connaissais pas, pendant trois heures. Le trajet de retour en voiture a été un peu difficile au départ, mais j'ai survécu.

La journée d'hier n'a pas été des meilleures non plus.
En rentrant lundi soir, j'avais trouvé un avis de passage pour une lettre recommandée, que je suis donc allée chercher hier. Bien sur, c'était ma nouvelle convocation, et l'air de rien ça m'a fichu un coup. Ca a rendu les choses plus concrètes, peut être que finalement j'avais un espoir sourd que l'épreuve soit annulée et remplacée par un oral pour la personne dont on a perdu la copie (ça ne vient pas de nulle part cette envie, il y a une pétition montée par des concourants qui le demande).

Bref après la poste je suis partie à la bibliothéque, j'ai flané dans les rayons et j'ai finalement emprunté "Tom est mort", vu la gaité du titre je me suis dis que c'était le moment. Après j'ai voulu aller faire mes courses mais le vigile à l'entrée voulait que je lui laisse mon sac pendant que je faisais les courses. Là j'ai été saisie d'une forte angoisse, laisser mon sac mon portefeuille et surtout ma convocation? J'ai dis bon, alors je ne ferai pas mes courses et je suis partie. J'en aurai pleuré, d'ailleurs j'étais à la limite.

Là je me suis bien rendue compte que je n'étais pas dans mon état normal, à fleur de peau plutot. Un rien me met dans des états incroyables, oui j'ai perdu ma carte 12-25 (comment la stressée que je suis a t'elle pu perdre quelque chose? c'est un mystère) et on aurait cru qu'un drame était survenu. Laisser mon sac à la consigne? In-pen-sa-ble!
Au final je suis allée faire mes courses ailleurs, puis je suis rentrée chez moi.

Après un petit moment je me suis remise au bureau pour faire un devoir de français. L'encre avait séchée, j'ai du changer la cartouche et le stylo était comme rouillé, ma main gauche a absorbé toute l'encre tandis que je recopiais mon brouillon. Mais qu'importe. J'ai remis la machine en route, mon cerveau m'a prouvé qu'il avait encore quelques ressources car je n'ai pas perdu les réflexes, la méthodologie, 1 heure 20 pour tout rédiger, ça laisse hypothétiquement 40 minutes pour les questions et la discussion du concours, c'est pas mal.

Alors voila, décidemment, cette histoire de concours je l'aurai payée chere. Beaucoup de stress, une bonne maladie quand la tension retombe, un report dans tous nos choix de vie...
Je crois que c'est ce que j'ai le plus de mal à supporter. L'idée que toutes ces envies qu'on a du reporter cette année, on nous les reporte encore, injustement. J'ai l'impression qu'on a beaucoup donné de nous deux, cette année, moi et ma Douce, et qu'en terme de retribution on a été un peu lesées. L'idée de repasser l'épreuve n'est pas ce qui me rend le plus malade, c'est l'idée de devoir encore attendre, toujours attendre...

Maintenant il faut rebondir, prendre son mal en patience. Mais je peux vous dire que j'en ai gros sur la patate!

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25 avril 2009

Interlude

Hopla, je vais bosser cet aprem, et demain à l'aube (bah oui, le train est à 8h20!!) je m'envole vers d'autres contrées où le soleil ne brille (apparement) pas! D'ailleurs, je vais me plaindre au service météo, parce que bon, dans le sud il est sencé faire beau, alors pourquoi le seul week end de l'année où je me bouge il fait moche??
Je m'en vais voir mon frangin/mon père (l'un vivant chez l'autre, et pas dans le sens naturel des choses comme vous pourriez le penser) pour 3 jours. Ce qui est méga top, c'est que mon frère est œnologue (je ne sais plus si je l'ai déjà mentionné) donc c'est l'occasion de boire du bon vin de faire des repas équilibrés.
Et puis j'aime bien prendre le train, et là en plus j'ai fait péter la 1ère classe vu que c'était 2.50 euros de plus que la seconde! Youpi trop la fête!
Bon le seule problème, parce que évidemment y'en a un, avec moi c'est systématique, c'est qu'il va falloir aller prendre le train, et ça j'aime pas, ça signifie fermer la maison, partir très en avance toussa toussa, et comme je n'aime pas le changement, partir de chez moi c'est toute une expédition!
Donc je vous fait des virtuabises et vous souhaite un bon week end! En espérant vous revenir en forme!

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21 avril 2009

Petits rectangles de bonheur

Bon bon, je râle, mais quand même, parfois, non.
Et là, j'ai une bonne raison de ne pas râler (comment ça, c'est tordu?).sushis

Il faut savoir qu'avec ma Douce on est fans de sushis. Et qu'on a mis en place un rituel, finalement, peu de temps après notre rencontre, de soirée sushis. Pour ça, on va en chercher dans THE meilleur resto jap de Paris, et on les ramène à la maison pour les manger (miam miam), souvent lors d'une soirée télé.
Donc ce soir c'est mardi, et comme depuis quelques mois le mardi = soirée sushis (selon les périodes c'est pas toujours le même soir dans la semaine). Donc évidemment, bah je suis partie à Opéra pour aller chercher notre trésor.
Donc je commande: makis au saumon, california roll, sushis saumon et le meilleur: unagis (anguille).
Mais comme je suis un peu compliquée, j'embrouille la serveuse qui parle mal le français et qui appelle son patron.
Qui comprend très bien ma commande (c'est important pour la suite) et va la transmettre au chef: 4 paires d'unagis, 2 assiettes makis, et deux paires (donc 4 pièces) de sushis saumons.
Cela prend un peu de temps et je patiente en souriant d'avance du festin de ce soir.
Le patron revient enfin avec mes sushis à la main, et il secoue la tête, l'air mécontent.
Et il me dit: "alalala j'ai dit au chef 4 pièces de sushis saumons et il a compris 4 paires. Donc c'est pas grave, je vous donne tout ça c'est lui qui s'est trompé".
Olalala... attendez... on m'offre 4 sushis au saumon, comme ça, là?
Mais c'est énorme!
Déjà parce que c'est trop bon, ensuite parce que c'est généreux, et aussi, parce que vous en conviendrez: tout le monde aime les free stuffs. Et je viens de chapotter gratos 4 sushis en plus!! (bon, en réalité, deux, parce que je suis gentille je vais partager avec ma moitié).

Et bien voila, Subway m'avait conseillé de faire la liste des petits plaisir de la vie, aujourd'hui dans ma liste il y a manger des sushis et manger des sushis offerts!

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13 mars 2009

Previously in flouch's life

Je ferai bien un autre post, mais...
Mais je vais dire des choses que vous avez déjà entendues mille fois.
Hâte et peur de voir le concours arriver...
Fatigue...
Blabla...
Je suis dans une phase de grande lassitude en ce moment: marre de tout voir par le prisme du concours, marre de penser tout par rapport à LA date fatidique... et en même temps, soyons honnête,il est normal que tout soit vu par ce prisme en ce moment, normal que je n'ai que ça en tête puisque c'est l'objectif de toute mon année.
J'en arrive donc à un point, hum, intéressant: je me fatigue moi-même de penser comme ça. Alors je n'ose imaginer à quel point je fatigue les autres, et surtout ma Douce!

Du coup, j'ai ressorti les anxios de Noël pour dormir (oui, certains reçoivent du chocolat, moi j'ai reçu des palpitations cardiaques et les anxios qui vont avec, joyeux Noël!). J'essaye de ne pas en prendre chaque soir parce que sinon 3 semaines sous cachets ça me semble long! Ils sont là, pas loin, en cas d'énervement le soir pour me donner un coup de pouce, parce que, bon, il ne manquerait plus que ça, que je ne dorme plus.

J'ai des envies plein la tête, des listes fictives longues comme plusieurs bras des choses que j'aimerai faire, après le concours. Difficile de résister, mais tout de même, je m'empêche de sortir le bouquin que je veux lire, et m'octroie juste le droit de lire des BD le soir pour m'endormir. Pareil pour les jeux vidéos, je fais toujours des Picross, des parties courtes, plutôt que de me lancer dans une énième enquête de Ace Attorney ou un RPG comme Final Fantasy IV. Ou, pire, commencer un jeu d'aventure sur ps2, olalala, là je serais foutue, plus le temps de réviser si je m'y mets! Il parait que c'est très addictif...
Bref, des envies, oui, j'ai même des envies d'expos, incroyable quand on sait que 1: je suis une grosse flemmarde, 2: j'ai peur de la foule donc j'évite ces lieux-là!
Par contre, j'ai réussi à stopper le sucré, héhé!

J'ai l'impression que je vais "revivre" après le concours, étrange impression, et en même temps, dans le fond, je sais très bien pourquoi je me programme tout un tas de choses en avance; disons le: quand arrive enfin l'objectif qu'on s'est fixé des mois auparavant, la tension retombe, et la déprime n'est jamais très loin.
L'année dernière, après le concours j'ai pété un cable sans même m'en rendre compte, je me suis sabordé à la para, j'étais pas bien et je râlais sur ma Douce. Cette année, j'aimerai bien éviter... peut être que je serais mieux armée si je le sais?

Et puis, comme je vous le disais plus haut: c'est un message redondant, tout ça, vous l'avez déja lu: jusqu'au bout, oui, puisqu'on a de nouveau plus de toilettes au magasin, youpi!

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03 mars 2009

Si on se donnait rendez-vous...?

Hier soir, j'ai revu des personnes de la fac que je n'avais pas vues depuis plus d'un an.
Ce qui était tout à fait un choix, étant donné que je ne me sentais plus aucune affinité avec ces connaissances de la fac. Trop de fossés entre nous - mon but ultime n'étant pas d'aller me mettre une mine le samedi soir et serrer la première personne qui passe - je ne caricature pas, malheureusement.
Bref, j'avais coupé les ponts - pas forcement très proprement, d'ailleurs.
Depuis un an donc, j'évite les "verres retrouvailles" proposés de façon chronique.

Et puis, cette fois-ci, quand j'ai reçu les mails la semaine dernière, je me suis dit "pourquoi pas". Pourquoi pas, en effet... Si je clame que je suis quelqu'un de différent - qui évolue, donc- je ne peux retirer ce droit à quelqu'un. Et c'est  ainsi, avec un mélange d'appréhension et de curiosité que je suis allée au lieu de rendez-vous.

La première personne qui est arrivée est celle que j'appréhendais le plus de revoir. En effet, sur les 5 personnes que je retrouvais hier, seule l'une d'entre elles n'appartenait pas exclusivement au groupe de la fac - nous nous étions connues au lycée. Intégrer un nouveau monde - c'est-à-dire le passage du lycée à la fac - tout en étant avec une amie n'est pas des plus faciles : il est difficile d'aller vers les autres quand on est déjà accompagnée. Du coup, entre elle et moi, ça a fini par clasher très fort, parce qu'au bout d'un moment, nos défauts nous sautaient trop aux yeux.
J'avais donc peur qu'elle soit agressive envers moi, comme elle a su l'être dans le passé.
Et puis finalement, non. Finalement, je peux remercier les autres d'avoir été un peu en retard, car cela nous a permis de dissiper un peu la gêne, de faire tomber les barrières. Ce qui est drôle, c'est qu'elle m'a avoué qu'elle ne pensait pas que je viendrais :  "j'ai relevé mes mails jusqu'à 18h, m'attendant à recevoir de toi une excuse justifiant ton absence, et je n'y ai cru qu'en te voyant en sortant du métro" - je n'ai pu qu'opiner de la tête, effectivement je ne l'ai pas volé!

Au fur et à mesure que les autres nous rejoignaient se lisait sur les visages la joie de se retrouver. Pas feinte, et cela faisait bien longtemps que ce n'était pas arrivé!
La soirée avait un petit côté "chanson de Patriiiick" parce qu'en un an, tout le monde a fait des pas de géants. Alors on se parlait à coup de "et toi tu fais quoi maintenant?", "t'en es où? - ah tu fais des concerts?", "bah oui je bosse dans les jeux vidéos maintenant", etc.

Une chose m'a fait très bizarre. Sur nous 6, je suis la seule à ne plus être dans le circuit artistique. J'ai décroché pour tenter le paramédical, quand tous précisent leurs choix. Ce qui est d'autant plus curieux que cette fameuse amie du lycée avait choisi cette voie-là un peu par défaut, parce qu'elle aimait regarder des films, quand j'arborais haut et fort ma cinéphilie comme un élément vital, un choix qui n'en était pas un tellement il coulait de source que j'allais faire de cette passion mon avenir professionnel. Comme quoi, parfois, il faut savoir mettre un peu d'eau dans son vin et cesser de juger trop hâtivement le bien fondé des choix des autres...

Bref une soirée qui m'a fait du bien malgré tout - même si, je l'avoue, certains n'ont pas du tout changé et ont réussi à me saouler en deux heures, pas mal! et oui, je n'aime pas les petits prétentieux qui m'interrompent pour me dire que c'est bon, lui il sait mieux que moi, parce que c'est le roi du monde, un peu.

Et puis, effet secondaire pas du tout prévu -expliquer mes choix m'a permis d'y repenser. Je crois que j'en avais déjà parlé, mais parfois, quand on a un objectif tel qu'un concours, on a tendance à ne pas voir plus loin que la date où on le passe (et éventuellement, les résultats). En parler me rappelle ce que j'aime, ce complexe de super héros qui est le mien (oui, je veux sauver le monde et tous les enfants autistes et psychotiques), le pourquoi de cette réorientation qui surprend toujours. Et en même temps, m'assaille un doute terrible, à présent que le concours se rapproche à grand pas (un mois!).
Et si je me trompe? Et si ce n'est plus ça que je veux faire? Et si je n'ai pas les épaules pour le faire? Pourquoi, pourquoi je me suis lancée la dedans, déjà?

Étrange mélange de sentiments qui tourbillonnent dans ma tête aujourd'hui. Je crois que c'est positif, je ne sais pas encore, cela m'angoisse fort, mais de toutes façons on est mardi. Or, vous vous en êtes peut-être rendus compte, le mardi c'est un peu mon jour de déprime, bah oui, j'ai eu ma douce pour moi pendant deux jours, et soudainement, pouf, elle retourne au boulot et moi je dois recommencer ma semaine de révision - wahou le choc! Donc les angoisses existentielles ne comptent pas pareil le mardi, faut s'en méfier.
Et puis il fait beau, et ça, c'est quand même le meilleur anti-dépresseur du monde, non?

Posté par Flouch à 11:24 - Humeur du jour - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 février 2009

On capte un signal... She's alive!

J'oscille entre des états contradictoires, ces temps-ci. La semaine dernière, j'étais sereine j'écoutais du jazz en buvant du thé, regardant des belles photos, j'étais confiante pour le concours et contente de mon équilibre, cette semaine c'est le contraire, angoisse sourde tapie sous le casque, rien de très défini mais un état globalement bof.
Étranges, ces variations. Désagréables, bien sur.

Le concours, c'est bizarre. En même temps il est le prisme par lequel je vois tout désormais - attend, pour se voir, que j'ai passé le concours, tiens ce bouquin j'ai envie de le lire, mais non, après, ce jeu de le commencer, etc. - en même temps je suis dans une phase assez molle. Au moment où je devrais être en train de bucher à chaque instant, je glande, perds mon temps, ou juste m'attèle à autre chose - finalement, j'ai bien commencé un nouveau bouquin, alors que le temps de lecture devrait normalement être attribué à de la lecture plus, hum, sérieuse.
Ce bouquin, c'est spécial aussi, j'aime pas le personnage, à chaque page colle un malheur moite, même les moments qui devraient être joyeux ont quelque chose d'angoissant. Pourtant, j'ai envie d'avancer, une page en poussant une autre, ça me fait du bien cette lecture, et puis comme d'habitude je fais éponge au style, je le vois bien que ce post c'est plein de longues phrases sans fin ça me ressemble pas. Au prochain bouquin que je lis, si son auteure est fidèle à elle même, vous allez voir les articles disparaitre, au sein de phrases encore plus longues aux mots bien compliqués. Bref peut être que maintenant, le bouquin son pessimisme me pèsent, il est temps de le finir de toutes façons il me reste 30 pages. C'est tout l'histoire de ma vie, ça, être absorbée par la fiction, maintenant je me protège mais sur ce coup là je m'attendais tellement à ne pas aimer le bouquin que j'ai pas vu venir le truc, j'ai pas pris de précautions du coup.

Bref à côté de ça professionnellement c'est chouette, la motivation est revenue, peut être que les compliments du directeur régional n'y sont pas pour rien - en même temps quand on entend que si jamais on foire son concours, on peut se tourner vers lui pour évoluer, c'est sûr que ça fait du bien à l'égo. Petit malin, ce DR, qui a bien compris comment motiver ses troupes, surtout moi, le coup du flattage d'égo ça marche toujours.

Mais bon, parlons pas de malheur, ce concours, je vais le cartonner. Les résultats des devoirs que j'envoie sont rassurants, finalement c'est vraiment une bonne chose cet enseignement à distance, avoir des retours sur sa façon de bosser c'est super important. En français malgré mon investissement tardif, la progression est bonne, 12 puis 16 puis 15 (foutue faute de frappe qui m'a fait perdre des poids en syntaxe/vocabulaire, grr), c'est bien mieux que le 6 que je me suis tapé au concours l'an passé pour cause de faute éliminatoire sur l'exercice principal. La bio, ça va aussi, 15 au dernier devoir reçu, je ne pense pas que le suivant soit aussi bien réussi mais dans l'ensemble ça fait une bonne moyenne. Hauts les cœurs!

L'année dernière au même moment, c'était vraiment pas le même état d'esprit, je me noyais dans mon mémoire de fin de licence je somatisais à fond j'étais triste et angoissée, en plus c'était lourd pour ma femme.
J'aime bien cet excercice de la comparaison d'une année sur l'autre, je sais bien que ça rime pas à grand chose mais comme j'ai quand même l'impression d'évoluer ça me rassure, et parfois, c'est bien de se rassurer un peu.

Il me reste moins de deux mois avant le concours, il est donc temps que je m'y remette un peu, mais promis cette fois-ci je tâcherai de poster un peu plus souvent, voir ce blog dépérir ça m'ennuie un peu, et puis par respect pour vous aussi, Choun' Gab et Soph, ça se fait pas de flemmarder comme ça!

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16 décembre 2008

Petit message de mon corps à mon cerveau (ou l'inverse?)

Ah, le fameux mois de décembre... Je ne sais pas pour vous, pour moi, c'est souvent associé à un mois pourri. Ça doit être le côté "fêtes de famille qui ne se passent jamais comme on l'aurait imaginé", et puis c'est aussi le mois où il fait nuit trop tôt, et tout et tout... En tout cas, cette année, le mois ne décembre ne fait pas exception: c'est un mois pénible.

Tout commence toujours par une petite maladie. Cette fois ci, une petite infection pulmonaire, youpiyou. Du coup, je suis allée voir mon médecin samedi. J'ai couiné un peu, "je dois aller bosser aujourd'hui, demain dimanche et lundi, dans des conditions pourries" (j'y reviendrai, sur ça, d'ailleurs). Alors il m'a fait un arrêt maladie (mon premier!), mais seulement pour un jour.
C'est dommage, parce que j'aurais bien eu besoin de plus. Du coup, après, j'ai enchainé deux nuits sans réussir à bien dormir, je tournais tournais dans mon lit, trop stressée, bloquée sur plein de choses, avec une chanson dans la tête qui m'empechait de lâcher prise et rejoindre Morphée. J'ai bien essayé de prendre une petite pillule magique pour me faire dormir: ça a fait choux blanc, j'étais quand même bien blasée.
Du coup, lundi matin, en allant bosser, la dépression me guettait sévèrement... fatigue, malaises, et, cerise sur le gâteau, palpitations cardiaques! J'ai d'abord cru à un effet secondaire des médocs, jusqu'à ce que je remette un peu mon cerveau en place: les palpitations, c'est du stress, de la fatigue. Voila, je fais des crises d'angoisses. Super.

Bon, donc c'est un message de mon corps, qui me dit qu'il n'en peut plus, et qu'il faut se reposer. Hier, je suis allée piquer des anxiolytiques à un ami, pour me permettre de faire au moins une bonne nuit, car c'est un cercle vicieux: si je ne dors pas, je serais encore plus énervée, et les palpitations continueront. Merci à l'ami en question: j'ai pu dormir cette nuit, pas un truc de fou, mais déjà, c'est mieux qu'hier.

Je me dis donc qu'il faut que je prenne du temps pour me poser, et me reconcentrer sur les fondamentaux. Parce que, suite à la question d'une de mes collègues l'autre jour ,"c'est quand ton concours?" j'ai réalisé qu'il ne me restait que quatre mois. Ce qui évidemment, m'a beaucoup angoissée... parce que si cette année, je n'ai pas le concours, j'aurais vraiment l'impression de m'être sabordée, vu que j'ai quand même du temps pour le préparer, par rapport à l'année dernière. Et en même temps, j'essaye d'écouter ma douce, qui me dit que même si je devais ne pas l'avoir, et ben tant pis, je le retenterai l'année suivante. Je sais qu'elle a raison... c'est juste que parfois, j'ai l'impression d'etre en stand by, d'être dans l'attente de ma réorientation pour recommencer à "avancer". Ce qui est bête. Parce que, à côté de ça, j'évolue quand même, même si je ne vais plus à l'école.
C'est difficile, de casser ce mécanisme qu'on nous apprend très tôt: pour avancer dans la vie, avoir un vrai métier un jour, il faut aller à l'école et faire de looooongues études. Et que dès que nous sommes livrés à nous mêmes,sans la fac, il y a cette angoisse de "où je vais, qu'est ce que je dois faire?" qui nous attaque. Moi, j'en connais pas mal des personnes qui, ne sachant pas quoi faire, ne voulant pas se poser la question de leurs envies, ont rempilé pour un master, ou autre, histoire de gagner deux ans de "tranquilité" d'esprit. Réflexe oh combien humain! Moi même, pour garder cette sensation rassurante, je me suis inscrite à la fac pour des cours où je ne suis jamais allée depuis septembre. Parce qu'il y a ce status étudiant qui semble tant nous protéger... bref, mon évolution personnelle ne devrait pas être fonction de ma réussite scolaire, même si cela y participe, bien sûr. Mais à côté de cela, je me construis, je construis ma relation avec ma douce, et cela fait beaucoup pour ma stabilité et mon bonheur. L'important, c'est aussi de pouvoir s'en rendre compte...

Je me relis et je vois que ce message part dans tous les sens... c'est pas grave, ce n'est que le reflet de mon esprit embrumé en ce mardi matin, poussé au rythme un peu trop élevé de mon petit coeur. Peut être que j'avais besoin de venir vider ici ce qui lui pèse pour réussir à le libérer!

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09 décembre 2008

La journée de la loose

Y'a des jours comme ça, on sait d'avance qu'ils vont être moisis. Le problème, c'est qu'on a beau le savoir, ça n'annule pas l'effet. En plus, en ce moment, j'ai l'impression que ça arrive un peu à tout le monde autour de moi, c'est peut être aussi l'effet de l'hiver.
Bref, j'ai des envies d'hibernation qui ne sont malheureusement pas envisageables.
Ce matin, quand le réveil a sonné, je n'avais pas envie de quitter la couette pour rejoindre le monde hostile. Il fait trop froid dans notre appart ces derniers temps. Pour vous donner un exemple très parlant : puisqu'on allait recevoir notre frigo aujourd'hui, on a éteint l'ancien hier, pour que le changement se passe rapidement. Où est-ce qu'on a mis les produits en attente d'une maison ? une partie sur le rebord de la fenêtre, ok. Une autre partie dans le frigo du voisin du dessus, ok. Mais surtout, une partie dans la salle de bain, qu'on appelle entre nous "la Sibérie". Voila, ça vous donne la tonalité.

Moi, j'aime pas attendre des livraisons. Parce que j'ai eu trop de mauvaises expériences avec Orange, pour ne pas les nommer, qui vous disent que oui oui ils vont passer dans la journée pour vous donner un téléphone à la place du vôtre défectueux, mais qui ne passent jamais. Bon, là, j'ai eu de la chance quand même : ils sont passés à 13h (parce que quand même, vive les plages horaires : "on vous livrera entre 8h30 et 18h30", youpi 10 heures à la maison sans bouger... je les sentais pas trop).
Sauf que voila, c'était évidemment trop beau pour être vrai. Une vilaine petite cuillère s'était coincée sous l'ancien frigo, allez savoir comment. Et en déplaçant ledit frigo, la cuillère a suivi. Verdict : quelques rayures sur le parquet.
Pfffffff, la loose. Une grande lassitude m'a envahie. Qui a migré en tristesse, quand j'ai senti la déception de ma femme au téléphone lorsque je lui ai annoncé.
Bah oui, je suis tellement fatiguée finalement, que je suis en mode empathie ++: du coup, je ressens un peu trop fortement les émotions des autres, c'est quand même pas pratique. Et puis surtout, je suis déçue parce que je n'arrive pas à rassurer ma douce, et ça, j'aime pas. Alors je lui ai préparé un plat pour ce soir sans qu'elle ait besoin de chapotter quoi que ce soit, en espérant que ça lui mette un peu de baume au cœur.

Rajoutez à cela encore un peu de fatigue, saupoudrez de culpabilité de ne pas réussir à bosser, et vous avez un mélange explosif : je n'aspire qu'à aller me coucher, alors que je dois aller fêter l'anniversaire de mon ami d'enfance ce soir.
En espérant que la suite de la journée se passera mieux, on a peut être encore une chance, il n'est que 17 heures (mais si ça change pas, la journée va me sembler longueeeeeeeee).
Et vous, votre humeur de la journée ?

Edit de 18h42: j'ai oublié aussi un autre passage sympa de la journée: la découverte de la surprise des livreurs. Bah oui, comme ils sont sencés déballer le frigo, ils sont partis en embarquant le carton et les polystyrènes... mais ne les ont pas emmenés bien loin, puisqu'ils les avaient laissé... en plein milieu de la cour! Evidemment, comme je m'en suis rendue compte 2 heures plus tard, la pluie + neige avait eu le temps de tomber, et j'ai du porter des cartons trempés et toucher les polystyrènes (ce qui me stresse au plus haut point car je déseste la sensation au toucher et le bruit, oui oui je sais c'est bizarre) pour les mettre à la poubelle! Youpi

Posté par Flouch à 17:01 - Humeur du jour - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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