18 juin 2009
Les résultats!! (aka: la bonne blague)
Bon, vous l'aviez compris dans le post précédent, les résultats de mon concours approchaient.
Enfin, nous allions savoir, avec ma moitié ! Que ce soit positif ou négatif, j’avais hâte de savoir. Parce que ces résultats conditionnaient énormément de choses, et c’est d’ailleurs cette importance centrale qui me rendait malade.
Et en fait, c’était hier…
Hier, je me réveille. J’avais rêvé toute la nuit des
résultats, je découvrais que j’étais 600ème, 429ème, etc.
mais jamais dans les 136 premiers. Hum, les rêves de bon augure…
Les résultats étaient annoncés pour le 17, mais il n’y avait
pas d’heures précises. J’ai regardé sur le site internet de l’école à peu près
toute la matinée… le site n’était jamais actualisé !
C’est curieux, mais dans un sens, ces quelques heures d’attentes
m’ont semblées plus longues que les deux mois et demis précédents. J’étais donc
dans un état d’énervement assez avancé… Ma Douce, me voyant tourner en rond, me
confiait des petites tâches à faire. Mais difficile de s’ôter ces résultats de
la tête…
J’ai donné les codes d’accès à Soph, qui a accès à internet
à son boulot. Puis je suis allée bosser, comme d’hab, pour 15h30, sans que les
résultats ne soient affichés. J’avais donné pour consigne à ma Douce : si
tu les vois, tu me préviens, que ce soit positif ou non.
Vers les coups de 16h, le téléphone a sonné et mon collègue
m’a passé le combiné. J’ai répondu, un peu febrile. Ma Douce me dit : "Tu
as vu les résultats ?" Sa voix n’annonçait rien de bon… Je lui dit que non,
ils n’étaient pas encore publiés. Elle me répond : "en fait, il n’y aura
pas de résultats…"
????
Croyez-le ou non. Ils ont perdu une copie. Une pauvre copie
sur les 4000 qu’ils avaient à surveiller, une copie de français.
Qu’est ce qu’il se passe quand on perd une copie ?
Voila, en plein dans le mille. On repasse le concours.
Alors voila, après deux mois et demi d’attente, tout ce qu’on
me dit c’est : repassez le concours, et en prime vous gagner un mois et
demi d’attente supplémentaire.
La journée au boulot m’a semblée longue, mais longue… tellement douloureuse, trop de choses en tête, d’énervement, avec l’incapacité de craquer. Le soir, en rangeant le magasin, j’en ai parlé avec mon responsable adjoint (parce qu’évidemment je vais devoir poser un jour). En disant à quel point j’étais énervée, ma voix s’est brisée. Je suis allée pleurer dans la réserve, parce que je ne voulais pas craquer, pas au boulot.
Pendant le trajet de retour, j’ai prévenu par texto deux trois amis. Une amie m’a appelée, et la tension a commencé à lâcher. Je suis donc arrivée sur le palier de ma porte le visage tout rouge et tout gonflé.
Ma moitié s’est super bien occupée de moi. J’ai pu pleurer, râler. Et puis elle était allée chercher… des sushis (of course !) pour me consoler. Et même qu’elle m’a fait un massage des pieds sans que je ne lui demande rien… éhéh, ces non résultats auront quand même eu du bon !
Je reste en colère contre les organisateurs, parce que cela
me semble fou de perdre une seule copie (un paquet entier, je veux bien, mais
une, ça ressemble fort à une erreur humaine évitable).
Parce qu’ils disent refaire l’épreuve pour des principes d’équité,
alors que, soyons honnêtes, matériellement je ne suis pas sûre que tout le
monde puisse venir repasser l’épreuve.
Parce que prévenir de ce report le jour des résultats (et même
pas dès le matin), cela me semble un peu cavalier.
Parce que cette nouvelle épreuve a lieu dans moins de trois
semaines…
Parce que si je ne l’ai pas, il y aura toujours le doute de « et
si j’avais fait mieux la première fois ».
Parce qu’il va falloir me remettre au boulot alors que j’ai
remisé mes cours et mon cerveau il y a deux mois et demi…
En tout cas, Soph et moi nous présentons officiellement pour la Palme des plus grandes poisseuses de l'année.
16 juin 2009
Le sirop qui fait dormir
Je ne pouvais pas dire que je n'étais pas prévenue. La dernière fois, ok, c'était une erreur j'avais encore un doute, mais là, aucun, je savais à quoi m'attendre.
Et pourtant... je l'ai bu. Le sirop magique.
Je m'explique. Hier j'ai pris la pluie sur un gros coin de la tronche, vu que c'était genre, au moins, le déluge.
Donc, j'ai attrapé froid.
Et en me réveillant ce matin, ça n'a pas loupé: mal de gorge.
Je sais que ces trucs là, faut les enrayer rapidement sinon ça traine pendant des jours.
Et comme vous le savez, je ne suis pas patiente, donc attendre quelques jours avant d'être guérie: non non non.
Donc je vais au boulot, toussa. Je rentre, et je me dis: je vais prendre du sirop.
Ce sirop, je le connais. C'est celui que j'avais du prendre lors de mon joli doublé rhino-angine juste avant mon concours.
A ce moment là, je m'étonnais de dormir une heure après chaque prise de médocs. J'avais mis cette hypersomnie sur le compte d'un andidouleur assez fort.
Il y a un mois, rebelotte, mal de gorge. Je prends le sirop, un matin avant d'aller bosser. Je lis, écrit en toutes lettres sur l'ordonnance, "attention au risque de somnolence", mais je me dis: "que nenni, c'est pas un sirop qui va me faire dormir".
Pourtant ce jour là, le temps d'arriver au boulot, je me rends compte dans le métro que, pffiou, j'ai sommeil. Je maîtrise moins mes mouvements, je percute un type en slalomant dans les couloirs, alors qu'habituellement je suis hyper habile à ce jeu là.
Je ne mettrais pas longtemps pour comprendre que le sirop est effectivement un drole de truc qui fait pioncer. Ce jour là au boulot c'était un peu n'importe quoi du coup, mais on passera là dessus.
Donc je disais: je rentre et je me dis: "ahh, maintenant que je suis chez moi, je peux le prendre, ce sirop".
Je bois le contenu de mon petit verre doseur, et je me dis: "allez, j'ai bien 10 minutes où je peux encore faire des choses", et j'en profite, je lance une lessive, je range un peu. Finalement, le temps passe et je me sens toujours bien: éhéh, aurai-je vaincu le sirop comme j'ai vaincu les malaises post prise de sang? (ah tiens j'ai oublié de vous raconter que j'ai survécu une seconde fois, ce qui semblait être un miracle s'est reproduit, ahleluia!).
Et je me pose sur le pc, je lis deux trois trucs.
Et quand je me relève, ahah, je me rend compte qu'en fait: bah je suis complètement défoncée de fatigue.
J'ai les yeux dans le brouillard, des pensées un peu diffuses. Je n'arrive pas à me concentrer. J'ai l'impression d'avoir fumé de l'herbe, mais en fait, non. J'ai juste pris du sirop.
Comme je ne veux jamais rien lâcher, ça ne m'empêche pas de la jouer hyperactive. Mais je fais tout de façon... hasardeuse. Mes gestes sont maladroits, et je réussi à perdre le bouchon de la bouteille d'adoucissant dans la salle de bain de mon voisin. Je vais à la poste acheter des timbres pour faire partir la lettre qui traine depuis 10 jours sur l'étagère de l'entrée... mais j'oublie la lettre. (j'ai acheté les timbres, c'est déja ça de pris).
Ce soir, je sais pourtant que je reprendrai du sirop. Et cela, pas uniquement à cause du mal de gorge. Mais peut être un peu du fait de l'approche des résultats de mon concours...
13 juin 2009
Un samedi soir hors des murs
Notre petit appartement donne sur une petite cour.
Celle-ci est attenante à une autre cour, séparée par un mur qui nous parait parfois bien mince.
L'autre cour appartient à une résidence. Celle-ci annonce résidence universitaire. Mouais...
En fait, pas. C'est une résidence pour les neuneus, oups, pardon, personnes un peu limitées intellectuellement.
Et ça veut bosser dans le social... Oui, mais pas H24, pas de chez moi.
Les neuneus ne sont pas méchants, ça c'est certain. Mais le problème, c'est juste qu'ils sont tous très désinhibés. Donc ils parlent fort, d'un bout à l'autre de la résidence, ils s'interpellent. Voila, le problème, c'est qu'ils sont un peu bruyants.
L'hiver, ça va, ils sont calmes, de toutes façons on est tous calmes en hiver, c'est la dépression hivernale et puis comme il fait froid, ils ne trainent pas dehors. Mais dès que les beaux jours arrivent... ils sortent dans leur cour! Ils font des barbecues, ils jouent au badmington, etc.
Et ils mettent de la musique.
Alors, je ne sais pas pourquoi, mais ils n'ont pas renouvelé leurs CDs depuis plusieurs années. Donc ça commence souvent avec "c'est la chenille qui redémarre", pour enchainer sur d'autres chansons rétros. Hélas parfois on entend aussi "et c'est parti" d'une vague chanteuse R'n'B frenchie. L'autre jour ils ont fait un karaoké sur les chansons de Disney, un vrai bonheur. Vous vous en doutez, ils chantent tous très bien.
Mais le pire, ce n'est pas ça. Chaque année, ils font une grosse fête, vers fin juin début juillet.
Dès la première année, on a compris notre malheur avec ma moitié. Parce que lors de cette grosse fête, ils font venir une sono. Et ils font du bruit jusqu'à 4 heure du mat', à peu près.
Une année, j'y suis allée. Je suis allée leur dire: "excusez moi, voilà, je suis une de vos voisines, sachez qu'avec la cour cela amplifie le bruit et du coup on entend votre son très fort, serait-il possible de le baisser un peu?"
Le garçon m'a regardé, a vaguemment hoché la tête mais n'a pas sorti un son, et a refermé la porte.
Evidemment, le son n'a pas été baissé. Tentative infructeuse.
Depuis, chaque année, on s'y fait, on sait que la fête va venir et qu'il faut qu'on fasse un truc ce soir-là pour ne pas être à la maison... (Sauf qu'on sait pas quand c'est!) Oui, parce qu'on s'est en plus rendu compte que du coup on peut pas trop discuter à l'intérieur de notre appart, le son résonne tellement qu'on ne s'entend plus bien.
Cette année, il se passe une chose incroyable. Ils nous préviennent à l'avance!
C'est la première fois en quatre ans. Ils ont laissé un petit mot dans chaque boite aux lettres, pour prévenir qu'ils faisaient une fête et qu'il y aurait de la musique jusqu'à tard. J'ai même l'impression que c'est une fête plus importante que d'habitude, parce que là ils ont même sorti une bâche énorme pour se protéger de l'eventuelle pluie, et ils font des animaux en carton pour décorer (!).
Avec ma moitié, on s'est regardées. Il faut savoir que Soph passe un concours lundi matin à l'aube. Alors une nuit sans dormir avant quatre heures du mat' ce samedi, alors qu'on sait pertinemment qu'on ne dormira pas très bien la nuit de dimanche à lundi, ça fait trop peu de sommeil.
Et là, on s'est dit: mince, il faut qu'on dorme ailleurs, on est SDF pour ce samedi. Que va t'on faire?
La solution nous est venue rapidement en tête, même si c'est une option qui nous fait un peu soupirer.
Et oui, ce soir, nous allons... tambour... dormir chez ma mère! Ouh que c'est exotique!
Bon, je râle un peu pour la forme, mais quand même, ça nous enlève une bonne épine du pied.
Enfin, sauf que ma mère n'a plus de frigo, mais ça, hum, c'est une autre histoire...
18 mai 2009
Bon, d'accord, je suis peut-être hypocondriaque...
La semaine passée, j'ai rejoué une pièce que je connais bien. Je vous explique, il fait intervenir à peu près toujours les mêmes acteurs.
Première acte: j'ai mal, très mal quelque part. La, en l'occurrence, j'avais super mal au ventre, je crois que c'était genre mardi soir. Je dis à ma Douce: J'ai très mal au ventre et je suis super enflée au niveau de l'appendice, je te le dis, je dois avoir une appendicite. *Aparté: je suis hypocondriaque, un peu, mais comme ma femme l'est aussi on s'autorise à l'être, et généralement on se moque gentiment de l'autre*. Donc ma Douce me dit, mais non, tu n'as pas l'appendicite.
Bon. Le lendemain, je prends rendez-vous chez mon médecin-ostéo, parce que j'ai mal dans la nuque, toussa.
Deuxième acte: jeudi, rendez vous chez l'ostéo, je lui parle de mes douleurs au ventre. Il tâte, toussa, et me dit: hum, quand même, on va vous faire passer une échographie, moi je penche soit pour l'appendicite, soit pour un problème aux ovaires. Il me dit de passer l'écho "relativement en urgence", il est concerné mais pas inquiet non plus, je n'ai pas le ventre peritonité, ca va.
Troisième acte: jeudi dans l'après-midi, je cherche un endroit où passer mon échographie; me faire balader de centre en centre me gonfle vite, je râle et je suis fatiguée. Néanmoins, comme mon médecin est à côté d'une bonne librairie de comics, j'en profite pour me chapotter à moi-même (c'est un nouveau concept que je maîtrise super bien) le 4ème tome de Buffy en anglais. Je me dis, le soir même, que si je dois aller à l'hosto pour me faire opérer, j'aurai de quoi m'occuper avec toutes les bédés que j'ai à lire! Bref, je rentre chez moi, et finalement j'arrive à trouver un centre d'écho qui veut bien me faire passer le lendemain, 16h.
La nuit de jeudi à vendredi se passe pas super bien, ma Douce et moi on est inquiètes, on dort mal,au réveil elle me dira que je n'ai plus le droit d'être malade parce que ça l'angoisse trop.
Quatrième acte: je quitte mon chez moi vendredi matin pour aller au boulot, le coeur tout serré de me dire que peut-être le soir même je serai hospitalisée, et que quand même, ça me fait peur et je ne veux pas être séparée de ma Douce. La journée au boulot est loooongue, j'ai mal au ventre c'est terrible, comme si le pré-diagnostic avait réveillé la douleur. Je préviens mon chef que peut être je ne serais pas là le lendemain. Super-boss me dit: "connaissant la personne, je suis sûr que tu seras là demain et que tu n'as rien, c'est juste que t'es une angoissée".
Après mes 5 heures de boulot, je vais au centre, et là commence une lonnngue attente. Je précise que je devais être à jeun pour l'examen, et que, par conséquent, mon dernier repas remontait au matin, 8h. Au bout d'une heure et demie je suis passée, et là l'échographiste, sympa comme toujours elles le sont dans ces occasions-là, me dit "Olalala mais vous n'avez rien du tout, c'est juste votre colon qui est super abîmé, mais ni khystes ni appendicite. Vous devez être une nerveuse, hein? oui? bah c'est ça, c'est le stress." Donc quand même, je demande "mais y'a quelque chose à faire, il faut opérer?" Et là, elle a rigolé de façon hautaine, "Ah bah non hein, c'est votre colon on va pas vous le changer, faut juste apprendre à se détendre".
Et là, j'étais super énervée. Je vous passe la demie heure d'attente en plus pour récupérer les résultats et payer qui n'a bien sûr rien arrangé. Mais j'étais verte. Pourquoi? Parce que c'est toujours comme ça. J'ai très mal, la douleur est réelle, mais à chaque fois on me dit "mais pourquoi vous faites des tests tout va très bien! Vous devez être nerveuse, apprenez à vous détendre".
Voila, mon drame c'est d'être en bonne santé. Oui, je sais, ma vie c'est terrible, pauvre Flouch qui va bien. Non mais ce qui me fait râler c'est les commentaires des médecins, comme si pof pof en claquant des doigts j'allais arrêter d'être ce que je suis, nerveuse. Quelque part ça serait plus simple d'entendre: "ah bah oui, faut opérer et après tout ira bien"(même si j'ai très peur d'une opération, attention), plutôt que "ah on peut rien faire c'est à vous de jouer".
Donc évidemment, super-boss s'est bien moqué de moi, le lendemain il chantait "je suis maladeuuh, complètement maladeuuh", à chaque fois qu'il passait près de moi, et en même temps, je sais que je ne l'ai pas volé.
21 avril 2009
Mauvaise manip'
Arg, je suis trop verte.
Je venais d'écrire un pavé, et puis je me suis trompée de bouton sur cette grompf de souris, et voila, j'ai tout perdu.
Tristesse infini, surtout pour vous, vous allez manquer ma vie familiale trop passionnante, ne dites rien je sais que vous êtes hypers déçues.
Je vais voir si je me remotive pour l'écrire...
17 mars 2009
Dangereuse cuisine...
Je vous en ai déja parlé à maintes reprises: je suis méga maladroite.
Ma femme a des bleus parce que je lui marche dessus sans faire exprès - le pire, c'est quand je lui écrase les pieds après l'avoir longuement massée, les boules!
Bon, mais j'abime pas que elle, hein, appelez pas la Société Protectrice des Douces! Bah non, parce que ma principale victime, c'est... moi, bien sûr. Vous pouvez êtes sur(e)s que je me tape contre à peu près tous les meubles, murs qui passent (et y'en beaucoup!). Depuis qu'on a bougé les meubles de place, je me tape tous les soirs contre l'étagère, parce que mon cerveau n'a toujours pas enregistré l'information: ce meuble est plus près du lit que le précédent.
Bon, bah tout à l'heure je préparais gentiment des croquettes de pomme de terre à la feta (tiens faudrait que je vous donne la recette, un jour, parce que ça tue tout). Et pour écraser les patates plus rapidement, parce que je suis une flemmarde, j'ai pris un presse purée. Attention suspense, je sens que je captive les foules!!
Et après, bah faut le nettoyer, le presse purée (je sais, je vous achève).
Pour ça, bah faut retirer la partie du milieu, qui est retenue par deux petits machins sur le côté (mais siii, regardez l'image!).
Donc j'appuie sur le truc et là...
1: j'envoie de la purée partout (j'en ai retrouvé sur le placard et je crois que je ne suis pas venue à bout des surprises)
2: je m'enfonce un des petits machins, qu'il s'avère que ça a un bout pointu bizarre, ce truc là, dans le doigt.
Arggg, ça fait mal, ça saigne, je suis au bord du malaise (non j'en fais pas trop!).
Mais ça serait bête, alors que j'ai vaillamment survécu la veille, de tomber pour un petit truc comme ça.
Donc je suis allée désinfecter-pansementer le truc.
Ma Douce était au téléphone avec sa mère, à ce moment, et elle raconte le truc.
Après le coup du mixer (qu'elle m'avait offert), voila le presse purée (qu'elle m'a offert aussi, elle m'en veut ou quoi??).
Elle a rit et elle a dit: Flo c'est une artiste de la maladresse.
Voila. Ca porte un nom, mieux, un titre honnorifique, maintenant je peux le faire valoir lors d'un repas mondain: je pratique l'art de la maladresse, et avec talent, s'il vous plait!
Et sinon, vous pensez que je peux me servir de cette excuse pour ne plus jamais faire la vaisselle? Hihihi...
25 février 2009
Toc toc
Eh oui! J'ai des tocs, j'en ai beaucoup, même.
J'ai réussi à virer les tics il y a plusieurs années déjà, ils m'ont pourri toute mon adolescence mais j'ai fini par les vaincre - en acceptant enfin qu'ils soient là, ils sont partis d'eux-mêmes, si ça c'est pas l'esprit de contrariété je me demande ce que c'est!
Bon. Mais c'est vrai que du coup, j'ai des tocs. Et vu que c'est 1) obsessionnel, 2) compulsif, autant vous dire que c'est méga stressant ET chronophage. Bah oui si on doit refaire 15 fois la même action, des fois que les 14 premières fois c'était mal fait, ça prend du temps.
Du coup, j'ai décidé de me rebeller, oui parfois ça me prend. Depuis la semaine dernière, j'ai décidé de lutter contre le plus vilain. Ma résolution : arrêter de m'accrocher à la porte un quart d'heure quand je dois quitter l'appart.
Oui oui, je vous entends rire. C'est vrai qu'il y a matière!
C'est un toc ridicule, j'en ai bien conscience. Mais voilà : quitter mon appart me met dans un tel état de stress (je quitte ma bulle rassurante pour rejoindre le monde hostile, en gros) que quand je sors et que je ferme la porte à clef... je m'appuie sur la porte, pour vérifier qu'elle est bien fermée. Si je le faisais une fois, ça passerait encore... mais là se met en place le toc à proprement parler : je m'appuie en des "points" distincts sur la porte, par série de 4. Répétables à l'envie, of course. Puis je tire sur la poignée. Je recompte. Etc.
Dans les moments les plus stressants (départ pour prendre le train, par exemple), ça peut bien durer 5 minutes, ce qui, quand on y pense, est trèèèès long.
L'autre jour, il y avait le voisin dans la cage d'escalier. Je suis folle mais avec des limites, je n'avais donc pas envie qu'il me voit. Du coup, je suis partie en ne tirant la poignée qu'une fois. Ça m'a un peu démangée, dans la rue. Mais j'ai tenu (entendez : je ne suis pas remontée pour vérifier).
Alors je me suis dit : allez hop, c'est parti, on recommence ça demain. Et depuis une bonne semaine maintenant, je me force à partir une fois que j'ai tourné la clef. Parfois, ça m'angoisse, ça me fait un petit coup sur la poitrine, mais je lutte.
Et ça, c'est une grande victoire pour moi!
Si ça tient, je promets que je vais tenter d'arrêter d'appuyer sur l'autre côté de la porte (dès fois qu'elle serait mal fermée) le soir en allant me coucher!
....
Comment ça, il y a encore du boulot?
12 janvier 2009
La loi de Murphy
Ces derniers temps, vous en conviendrez, il fait un peu froid.
Alors, lorsque, mercredi matin, nous avons découvert avec ma Douce la surprise que nous a fait le chauffe-eau, on a fait un peu la gueule.
Et oui, monsieur s'est arrêté de marcher. A plus d'eau chaude, youpi!
Je vous ai déjà parlé de ma salle de bain, aussi surnommée "la Sibérie". Je vous laisse donc faire l'addition Sibérie + absence d'eau chaude, et vous aurez le résultat de mon humeur, mercredi après une douche doublement froide.
Il était donc évident qu'il fallait agir. Première mesure: demander au gentil voisin du dessus s'il était d'accord pour nous laisser prendre une douche chez lui... Evidemment, il a dit oui, parce qu'il est chouette! En contrepartie, on l'accueille pour une soirée tartiflette + jeu, bah oui faut bien rendre la pareille, quand même!
Deuxième mesure: prévenir la proprio. Ma Douce, qui sait faire preuve de plus de patience que moi, s'en est chargé. Notre proprio, c'est une perle, rien à dire de ce côté-là, en plus elle est réactive. Le monsieur qui a fait les travaux dans l'appart avait donc prévu d'appeler ma Douce et de passer jeudi.
Finalement, il a zappé l'étape téléphone et est passé directement jeudi matin (ma Douce, encore en pyjama, aurait peut-être préféré qu'il l'appelle, mais passons).
Le problème, c'est qu'au moment où il est passé... le chauffe-eau remarchait!! Gros foutage de gueule, vous en conviendrez. Le monsieur a quand même tout bien vérifié des fois que, mais rien. Il a aussi donné quelques conseils d'entretien, sympa.
Donc on reprend le petit cours de notre vie, contentes d'avoir de l'eau chaude, et de pouvoir se laver chez nous (ce qui est quand même plus pratique et moins envahissant que d'aller chez Tom).
.........................
Evidemment, samedi matin, surprise!! plus d'eau chaude.
Gros ralage de ma part, douche chez le voisin, travail.
Au passage, la douche chez le voisin, ca a quand même un avantage: il fait chaud dans sa salle de bain! Cela signifie qu'on peut couper l'eau pour se savonner sans avoir les seins qui pointent, ce qui est quand même assez sympa. Et puis sa douche est plus grande que la nôtre, et il a un mélangeur. Bref, si on pouvait greffer sa salle de bain sur la nôtre; ça serait chouette!
Quand je rentre du travail, ma Douce me dit: on a de l'eau chaude, au fait.
Et le diagnostic d'être posé: ce n'est pas que le chauffe-eau ne marche pas. Non. C'est qu'il est frileux. Et que quand il considère (à raison, je suis obligée de le reconnaitre) qu'il fait trop froid dans la salle de bain, il se coupe.
Ce qui, vous en conviendrez, est un peu paradoxal, pour un chauffe-eau.
Mais en même temps, avoir un chauffe-eau caractériel chez nous, c'est presque pas étonnant, finalement.
Bref, nous avons trouvé une solution pour réchauffer un peu la salle de bain et l'appareil. Elle est un peu folklore, c'est sûr, mais pour l'instant elle fonctionne (touchons du bois). Notre solution, elle est sur la photo, et elle a pour but d'empêcher l'air froid de s'infiltrer par la fenêtre évidemment pas étanche.
Top classe, vous en conviendrez!
13 octobre 2008
Note pour plus tard
Mettre le doigt sur l'hélice du mixeur pour la relancer tout en appuyant sur le bouton "marche", ce n'est peut être pas une très bonne idée.
Mon doigt de la main droite s'en souviendra, en tout cas.
Et puis au moins, j'aurais découvert à quoi servent les ongles : à protéger les doigts ! Sans, je serais surement aux urgences à l'heure qu'il est, à tenter de faire recoller mon doigt sur la main.
Brrr !
Je fais un peu la maligne là, mais il y a une heure, j'appelais ma mère en stress, pour entendre des conseils et demander de l'aide. Parce qu'évidemment, ce genre de truc ça arrive toujours quand ma douce n'est pas là. Et qu'il faut savoir que j'ai une peur phobique du sang, comme mon père, et qu'en conséquence, je m'évanouis quand j'en vois. Ce qui n'a (presque !! merci maman) pas manqué d'arriver...
Et puis en plus je pourrai plus finir de mixer ma soupe, et ça ça m'énerve encore plus !!
01 juillet 2008
Madame Catastrophe
Hier était une grande journée dans ma carrière de madame catastrophe.
Après l'étape "je fais un T-shirt avec un transfert" et "je porte mon nouveau T-Shirt à la gay pride", vient tout naturellement l'étape "je lave le T-shirt". Comme je suis d'un naturel méfiant, je m'étais renseignée auprès de ma copine Choun' de la démarche à suivre pour éviter que le transfert ne dégouline sur tout le linge pendant la machine. Elle m'avait donc expliqué, comme la notice du papier transfert d'ailleurs, qu'il fallait appliquer du papier sulfurisé sur le T-shirt avec le fer à repasser.
Sauf que je suis blonde (et qu'en plus, je viens juste de m'en rendre compte).
Et qu'au lieu de prendre du papier sulfurisé, j'ai pris du film alimentaire.
Que j'ai appliqué sur le T-Shirt. Sur lequel j'ai posé le fer à repasser tout chaud.
Et le film plastique a fondu. Sur le T-shirt (un peu), mais surtout sur le fer.
Qu'en essayant de l'enlever, je me suis brulé le bout des doigts (et un peu mon bras).
Plus tard dans la journée, j'ai essayé d'enlever le film du fer. J'ai fini par le jeter dans la poubelle, parce que j'avais pas super envie de mettre du film plastique dégueu sur tous mes vêtements à l'avenir.
Au passage, je me suis pris le store sur la tête, mais ça ça n'a rien à voir.
Ah, et aussi: l'autre soir, mamadam utilisait de l'huile d'amande douce. Sauf que pour ne pas changer, elle n'a pas remis le bouchon directement. Et moi de sauter sur le flacon: "attention ça c'est un coup à en mettre partout !". Et de le renverser sur la table, et, par projection, sur la housse de couette. Bin tiens...
Je suis maladroite, j'essaye de me soigner mais vraiment, ça ne marche pas. Le pire, c'est que je vois toujours les problèmes arriver, et que c'est en essayant de les éviter que je les déclenche.
L'enfer est pavé de bonnes intentions, qui disaient...
