Fragments de vie

Petites tranches de vie, moi dans tous mes états!

06 octobre 2009

Déménagement, part I

Dimanche, pendant que ma Douce était repartie dans ses contrées natales pour fêter l'anniversaire de sa mère, je me suis occupée de la première partie du déménagement.
Eh oui, car nous avons fait récemment deux constats:
- en fait, on peut stocker beaucoup beaucoup de choses dans 20 m² bien agencés,
- les cartons, ça prend de la place.
L'un dans l'autre, nous étions donc arrivées au maximum de cartons que notre appart actuel pouvait supporter. Impossible d'en faire d'autre. Nous avons donc décidé de faire un premier déménagement pour virer ces cartons là, avant le grand déménagement (meubles et tout) dans deux semaines.

La seule date possible, c'était ce week end, malgré l'absence de ma femme.
Vous pourriez me demander : pourquoi pas le week end prochain?
Parce que le week end prochain, nous partons en week end en Normandie (ou en Bretagne? je sais jamais où est la limite...).
Oui, comme ça on peut se demander pourquoi on s'est collé un we en amoureuses à cet endroit.
Mais en fait c'est juste qu'on avait pas prévu qu'on déménagerait là (tellement on n'y croyait pas) et c'était un we prévu de longue date. Bon mais cette coupure nous fera du bien (et puis du coup, ahah, ça met du challenge, planifier le déménagement sans ce we là pour avancer).

Bref, dimanche c'était donc, comme vous pouvez aisément l'imaginer, le grand stress.

Pourtant, si cela devait démontrer une chose, c'est que nous sommes entourées d'amis vraiment supers.
Un couple d'amis venait m'aider avec leur voiture, sachant qu'ils ont fait la route pour moi (ils n'habitent pas paris même).
Mon voisin du dessus et ami d'enfance m'a aidée a descendre tous les cartons.
Un ami qui habite Montreuil, prévenu 20 minutes avant mon arrivée, est venu à toute berzingue pour m'aider à décharger.
Plus tard dans la journée, une amie de ma Douce est venue m'aider à lessiver.
La veille, mon poto ES était venu m'aider à lessiver les murs de la première pièce - et était resté pour finir, pendant que je partais au boulot...
Oué, si j'ai une chose à faire finalement, c'est un ode à tous nos amis. Merci!

Mais, malgré le stress, tout s'est bien passé. Par contre je peux vous dire une chose, je nous ai maudites avec ma femme d'avoir toutes ces bds, purée ça pèse une tonne! Et dire qu'on a pas encore fait l'étagère des romans...
Le lendemain, j'avais évidemment des courbatures de tarés. J'aurais peut être du penser à m'échauffer avant de me lancer..?

Bon, mais du coup, dans la répartition des tâches chez nous, il est dit que je m'occupe de bouger les cartons, ma femme s'occupe de les faire... Reviens louloute tu as du boulot qui t'attends!

Sur ce, je vous laisse, je m'en vais me faire arracher une dent puis poncer la peinture au mur d'une pièce d'une quinzaine de mètres carrés...

Posté par Flouch à 10:09 - Ma vie haute en couleurs - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


05 octobre 2009

septembre: la roue tourne?

Incroyable, mais vrai, je suis toujours en vie et je n'ai pas oublié mon blog!
Alors, pour les deux trois lecteurs qui suivraient encore, me voila pour vous raconter mon fabuleux mois de septembre...

Passons sur l'épisode dentaire, la cicatrisation s'est bien passée, c'est juste que j'en ai profité pour faire un abcès dentaire de l'autre côté de la mâchoire, comme ça, pour le plaisir, et que demain j'y retourne pour me faire enlever ma deuxième dent de sagesse - celle ci étant beaucoup plus retors, puisqu'elle n'est pas sortie, vu qu'elle pousse de traviolle, vers la molaire...

Je peux aussi vous dire que je confirme ce que je ne faisais que suspecter: l'homme n'est pas fait pour travailler 35 heures par semaine. Parce que j'ai été avenanté (quel joli terme!) deux semaines, et j'ai cru mourir tellement j'étais fatiguée et que j'avais le temps de rien faire, c'était juste horrible! Je suis repassée à mon bon vieux 20 heures, ouf, je respire (enfin presque)...

Oui parce que THE nouvelle, c'est celle ci: on a trouvé un appart, et on déménage dans 2 semaines!

Voila la raison de mon absence par ici, c'est que j'ai été occupée à courir dans tous les sens.
Avant de vous raconter comment c'est trop fatiguant les déménagements, j'aimerai juste parler de cette recherche de logement.

Début septembre, je me lance dans les recherches. Ma Douce, qui à ce moment là prépare un concours, me confie la dure tâche de nous trouver un nid douillet.
C'est hyper pénible, en fait, de rechercher un appart. Il faut être au taquet, dès qu'une annonce parait sur internet, appeler le numéro surtaxé, prévoir une date de visite, faire des milliers de copies de notre épais dossier (ils demandent de ces papiers!!). J'en visite un avec ma Douce, l'appart est en mauvais état, mal agencé. Mais les démarches sont lancées.

J'en visite un autre, qui me plait, et je dépose un dossier. Malgré les jolies feuilles de salaires de ma mère, le mec de l'agence ne me cache pas qu'il ne me choisira jamais - "ce sont vos fiches de paies qui pêchent". Sympa...

Alors, après une semaine de recherches qui m'a semblée très longue, j'en discute avec ma Douce. Ce lundi là, elle est (un peu) dans le même état que moi: déjà dégoutée de se faire débouter, un peu découragée, pas très optimiste, surtout.

Je trouve une annonce d'un appart à montreuil, un trois pièces. J'appelle, mais la date de la visite n'est pas encore fixée. Je laisse mes coordonnées, comme à chaque fois, et je sais d'avance que je ne me ferai pas rappeler.
Que nenni. La femme rappelle, et fixe un rdv. Une agence qui rappelle??? C’est quoi ça?

Le mercredi, j'ai donc deux visites d'appart prévues, l'une après l'autre. J'ai un peu la pression car dès le lundi suivant, je passe à 35 heures, et je sais que je n'aurai pas le temps de suivre la parution des annonces, ce qui reporterait la recherche à octobre. Je me dis donc, moitié en blaguant, que je dois trouver un appart avant la fin de la semaine.

Je me rends à la première visite, où déjà, ça sent l'embrouille, la gardienne dit qu'il n'y a pas d'appart à louer, que le mec de l'agence n'est pas sérieux - en fait, il s'avérera qu'il y avait deux appart à louer sur le même palier et qu'un avait déjà été pris. Bref... on est très très nombreux, je dirais, au bas mot, 40, mais après moi, d'autres personnes attendaient encore... l'appart est clairement pas "sain", il y a des fuites d'eau partout, ça sent l'humidité, il y a des pics anti pigeons sur les fenêtres (et moi je déteste ça), la salle de bain doit faire 1 m² maximum...

Je quitte l'appartement, un peu blasée. J'ai un peu de temps à tuer avant la seconde visite, et j'en profite pour faire des photocopies, encore, en prévision des nombreuses visites qui m'attendent.

Le rdv est devant l'appart, à 18h. Mais la rue traverse deux communes, et je me trompe d'endroit: à 18 heures, ne voyant pas le bon numéro d'immeuble, j'appelle la femme de l'agence. Elle me demande où je suis, et, avec un poil de mauvaise foi, je dis que je suis au bon endroit mais qu'il n'existe pas d'immeuble! En fait, j'étais partie à l'exact opposé de là où je devais être, perdue dans la ville voisine... Je lui demande si j'ai le temps de la rejoindre pour la visite, et elle me dit qu'elle a un impératif, partir à 18h30. Il est 18 heures et j'ai pris 10 minutes à me planter de rue, et il faut que j'aille à l'autre bout de la ville.

J'ai couru comme rarement, et j'arrive devant le bon immeuble essoufflée et toute rouge, un peu honteuse, aussi, d'avoir encore une fois démontré mon piètre sens de l'orientation.
Je monte l'escalier, rentre dans l'appartement: c'est le coup de cœur absolu. Un trois pièces, plus grand que tout ce que j'ai visité, et moins cher. Magnifique, ancien, avec du cachet.

J'explique que nous sommes deux. La femme de l'agence m'explique que si Soph veut visiter, c'est maintenant ou jamais car elle ne fera pas d'autres visites. Or, je veux l'avis de ma Douce, je veux lui montrer, bien que j’aie d'ores et déjà tendu mon dossier. Elle me laisse la carte en me disant de la rappeler pour confirmer mon intérêt, ou non.
Et là, on peut dire que la roue a tourné.

Car ma Douce travaille à 15 minutes à pieds de l'appart. Et que sa conservatrice lui donne l'autorisation de quitter plus tôt le boulot pour me rejoindre.
Sophie visite et, incroyable: l'appart lui plait aussi. Nous parlons longuement avec l'actuelle locataire, pour lui poser des questions, sur le bruit, d'éventuels dégâts des eaux, etc.

Nous quittons l'appart des étoiles dans les yeux. Je laisse un long message sur le répondeur pour dire que nous adorons l'appartement.
Avec Soph, on est toutes excitées. On mange avec des amis le soir, et nous en parlons beaucoup. Nous savons que si notre dossier n’est pas pris, nous allons tomber « de haut ».

Mais la femme me rappelle, et regarde mon dossier tout en me parlant. Elle semble avoir une bonne impression, et j’en profite pour lui faire une grosse attaque d’amour : je fais ma petite fille modèle, je lui sors le couplet de l’étudiante-qui-travaille-en-préparant-des-concours, je rappelle que ma Douce travaille juste à coté, je mets bien en avant ma maman très riche sur le papier.

La suite, vous vous en doutez : nous avons eu l’appartement. Les anciens locataires nous ont même laissé la cuisinière, et, oh miracle, une machine à laver. Ceux qui me connaissent savent que c’est une des raisons pour laquelle je souhaitais déménager : impossible de mettre une machine dans notre appart actuel.

En tout, c'est donc 10 jours de recherches et 5 visites qu'il m'aura fallu, avant de trouver notre nid douillet.

Alors oui, on est des stressées de la vie, on s’agite dans tous les sens, je suis fatiguée, il y a des travaux à faire, l’appart n’est pas hyper clean (les anciens locataires n’étaient pas à cheval sur la propreté). Qu’importe : car, c’est clair, notre vie va changer. Oh, tout ne va pas comme ça, d’un coup de baguette magique, se transformer. Mais déjà, ce coup de chance que nous avons eu nous donne le sentiment que la roue tourne. Ainsi, nous partons plus confiantes, le sentiment qui nous collait à la peau d’avoir la poisse nous quitte peu à peu. Et ça, ça fait du bien, car, disons le : l’année dernière nous a un peu écorchée, chacune de notre côté. Et que, perso, j’aurai vite pu devenir aigrie, à cette vitesse là.

Comme quoi, il suffit parfois de pas grand-chose pour voir les événements sous un autre angle. Et ça fait du bien.

Posté par Flouch à 13:07 - Ma vie haute en couleurs - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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