24 juin 2009
Contrecoup
Me revoilà, après un week-end end dans le sud pour le mariage de la cousine de Soph, où je n'ai évidemment pas manqué l'occasion d'être malade.
Bah oui, c'était trop simple.
Quand je me relis, je vois bien que jeudi j'étais dans un bon mood, je remontais bien la pente, j'avais le moral. C'était un peu louche, non?
Parce qu'évidemment, vendredi matin je me suis réveillée avec des courbatures partout, je ne me sentais pas très bien. Ma Douce m'expliquera plus tard que ces courbatures sont le résultats de la tension qui se relâchait un peu, ce que effectivement j'ai pu vérifier.
Au moment de partir du boulot, pour aller prendre mon train, je realise que je n'ai pas pris ma carte 12-25 (ahah, vous savez désormais que mon age se trouve entre 12 ans et 26 ans,d 'après vous je suis plus proche de quel bout?). Du coup, amende dans le train, gromele gromele, c'est vraiment une sale journée.
Dans la famille de ma Douce tout s'est bien passé, le mariage était sympa, mais vu que je n'étais pas très en forme, fatiguée + début de sinusite, et que le neveu de Soph non plus, nous ne sommes pas rentrés trop tard.
Le réveil a été beaucoup moins sympa. Mal aux yeux, nez pris, mal à la tête, mais surtout mal de ventre + nausées. Mmmmm, la totale!
Du coup, j'en ai pleuré d'énervement, de fatigue. Au lieu de pouvoir profiter du brunch d'après mariage, je suis allée me reposer chez des gens très gentils mais que je ne connaissais pas, pendant trois heures. Le trajet de retour en voiture a été un peu difficile au départ, mais j'ai survécu.
La journée d'hier n'a pas été des meilleures non plus.
En rentrant lundi soir, j'avais trouvé un avis de passage pour une lettre recommandée, que je suis donc allée chercher hier. Bien sur, c'était ma nouvelle convocation, et l'air de rien ça m'a fichu un coup. Ca a rendu les choses plus concrètes, peut être que finalement j'avais un espoir sourd que l'épreuve soit annulée et remplacée par un oral pour la personne dont on a perdu la copie (ça ne vient pas de nulle part cette envie, il y a une pétition montée par des concourants qui le demande).
Bref après la poste je suis partie à la bibliothéque, j'ai flané dans les rayons et j'ai finalement emprunté "Tom est mort", vu la gaité du titre je me suis dis que c'était le moment. Après j'ai voulu aller faire mes courses mais le vigile à l'entrée voulait que je lui laisse mon sac pendant que je faisais les courses. Là j'ai été saisie d'une forte angoisse, laisser mon sac mon portefeuille et surtout ma convocation? J'ai dis bon, alors je ne ferai pas mes courses et je suis partie. J'en aurai pleuré, d'ailleurs j'étais à la limite.
Là je me suis bien rendue compte que je n'étais pas dans mon état normal, à fleur de peau plutot. Un rien me met dans des états incroyables, oui j'ai perdu ma carte 12-25 (comment la stressée que je suis a t'elle pu perdre quelque chose? c'est un mystère) et on aurait cru qu'un drame était survenu. Laisser mon sac à la consigne? In-pen-sa-ble!
Au final je suis allée faire mes courses ailleurs, puis je suis rentrée chez moi.
Après un petit moment je me suis remise au bureau pour faire un devoir de français. L'encre avait séchée, j'ai du changer la cartouche et le stylo était comme rouillé, ma main gauche a absorbé toute l'encre tandis que je recopiais mon brouillon. Mais qu'importe. J'ai remis la machine en route, mon cerveau m'a prouvé qu'il avait encore quelques ressources car je n'ai pas perdu les réflexes, la méthodologie, 1 heure 20 pour tout rédiger, ça laisse hypothétiquement 40 minutes pour les questions et la discussion du concours, c'est pas mal.
Alors voila, décidemment, cette histoire de concours je l'aurai payée chere. Beaucoup de stress, une bonne maladie quand la tension retombe, un report dans tous nos choix de vie...
Je crois que c'est ce que j'ai le plus de mal à supporter. L'idée que toutes ces envies qu'on a du reporter cette année, on nous les reporte encore, injustement. J'ai l'impression qu'on a beaucoup donné de nous deux, cette année, moi et ma Douce, et qu'en terme de retribution on a été un peu lesées. L'idée de repasser l'épreuve n'est pas ce qui me rend le plus malade, c'est l'idée de devoir encore attendre, toujours attendre...
Maintenant il faut rebondir, prendre son mal en patience. Mais je peux vous dire que j'en ai gros sur la patate!
