02 juin 2009
Londres, part III
Le lundi matin, on a mis le réveil. On s’est prévu une bonne
journée, remplies de plein de choses, mais surtout, il faut rendre la chambre
avant 11 heures. Comme la veille, on va prendre le petit dej de l’hôtel. Et
comme la veille, j’ai tendance à vouloir profiter de tout! Alors dans mon
menu on trouvait à la fois des saucisses et un croissant, du pain, des céréales
avec du lait (normalement j’ai pas le droit mais là je fais un écart), du jus
de pomme (je n’en bois jamais), un babybel, du thé. J’ai évité les œufs et les
pois dans leur sauce rouge, et, bien que j’en aie eu l’envie, je n’ai pas
terminé le p’tit dej par un yaourt à la framboise. Ouf! Parfois, je sais
m’arrêter à temps… hum.
Avant de rendre la chambre, on va au supermarché. Au programme, pour moi : du lemond curd miam miam (sorte de pâte épaisse et sucrée au citron trop bonne qu’on met sur du pain, attention au-delà de deux tranches de pain ,on est écœuré), parce que ma mère m’en ramenait tout le temps quand j’étais gamine et que j’adore ça, et de la marmelade à l’orange (que j’ai découverte à l’hôtel). Ma douce, elle, succombe aux gâteaux au gingembre.
On rentre à l’hôtel, et on leur laisse nos valises à la consigne. Comme il a commencé à pluvioter, on porte nos manteaux sur nous et on est habillées chaudement. Ma douce troque sa paire de baskets contre ses bottes, parce qu’elle ne veut pas que la pluie les abime. Elle le regrettera amèrement plus tard.
Ensuite, on se rend dans les magasins de chaussures qu’on
avait repérés la veille… Le but? M’acheter des converses et ma Douce,
essayer des Doc roses montantes et/ou des converses. Comment ça, c’est un peu
cliché?? Je trouve rapidement mes converses, je craque pour une paire
doublée et trouve aisément ma taille, avec mes tout petits pieds.
Mais ma chérie, c’est une autre histoire! Elle fait du
quelquechose et demi, entre deux pointures! Et ça, les Anglais, c’est pas
trop leur truc. Les chaussures sont soit trop petites soit immenses. Et ça, c’est triste, déjà parce que quand
j’achète un truc j’aime bien que ma femme elle en ait un aussi, et aussi parce
que c’est sa fête!
On commence alors notre petit périple londonien. Mais entre
temps, le ciel se découvre! Il commence à faire chaud. Bien sûr. Si ça
c’est pas un esprit de contradiction! Le plus drôle c’est que la veille,
dans le cimetière, on avait expliqué à la photographe
française-qui-vit-à-Londres (faut suivre un peu) qu’on espérait avoir le même
temps demain. Et elle de nous répondre : ah bah non, s’il pleut c’est
sympa aussi, Londres sous la pluie c’est glauque c’est chouette. Authentique.
Bref
la chaleur aura raison de nous - et des pieds de ma Douce, qui
souffrira dans ses bottes au fur et à mesure que la journée avancera...
On prend un bateau qui nous fait voyager sur le Regent's canal et nous mène à little Venice. Comme l’indique son nom, c’est un
quartier qui borde le canal, fait de jolies maisons et de petits ponts.
Ensuite, on va, sous mon impulsion, à Notthing Hill. Arrivées là bas, on meurt de faim. Et on décide de se
tourner vers une valeur sûre… le Mcdo, bien sur! On pense à notre
copine Nanoue qui nous avait conseillé d’y aller, voila c’est chose faite.
Pour l’anecdote, quand même, les sandwichs n’ont pas le même gout qu’en France,
c’est peut être une histoire de sauce…
Ensuite, on se ballade dans le quartier, et on ne croise pas
Hugh Grant mais 15 français au m², ce qui a tendance à nous
fâcher un peu. Ce
n’est pas jour de marché, et, pire, c’est un jour férié, autant dire qu’à part
voir des touristes il n’y a pas grand-chose à voir.
Là, on décide de se rendre vers le quartier le plus
touristique de Londres, là où on trouve Westminster abbey. Pour s’y rendre, on
trouve un bus qui fait un parcours devant la petite résidence ( !) de la Reine.
Franchement, pour moi qui ai un mal fou à trouver le bon bus à Paris (du coup je n’en prends jamais) je trouve rapidement le bon trajet, la station, le bon sens. N’oublions pas que j’étais pour le week-end préposée aux transports, et j’ai pris ma mission très à cœur.
Le terminus du bus n’était juste pas exactement où on le pensait… alors on décide de se rendre à pied jusqu’à Westminster, à défaut d’avoir trouvé un bus qui faisait le trajet. Mais très rapidement je désigne un panneau à ma Douce : et oui, c’est férié, donc… fermé !
On a chaud, on est fatiguées d’avoir beaucoup marché, alors on décide de rentrer à Camden et se poser en attendant le train, qui est à 20 heures 30. Encore une fois, on trouve un bus qui fait Westminster/Camdem, incroyable ! Cela nous permet de voir tous les grands trucs à voir (Bigben, le parlement) sans avoir à marcher, ouais!
Après, on a découvert que les magasins anglais fermaient à 18h, et ça c’était un peu un choc. J’ai vu l’équivalent de mon magasin de jeux en Angleterre, et ça m’a fait compléter délirer. Hélas, vu qu’il était 18h, j’ai pas pu voir l’intérieur, bouhou. Ensuite, on a un peu tué le temps mais on était crevées. On a essayé de boire du café mais comme partout en Angleterre, il était dégueu. Et puis on a repris nos valises, le métro, et puis plus tard, le train.
On est rentrées à Paris, rincées au propre comme au figuré
puisqu’il y avait des orages et du tonnerre ce soir là à minuit.
Fatiguées mais contentes d’être rentrées, tout comme d’être
parties et d’avoir bien profité de Londres!
Mon ami Es me faisait remarquer hier que j'avais réussi à faire des photos pas floues... alors je voudrais rendre à César ce qui lui appartient: les photos, c'est pas de moi, mais de ma Douce.
Londres, Part II
Après leur départ, nous décidons avec les mariés de faire
deux équipes, puisque nous rêvons tous les 4 d’un temps pour se poser, prendre
une douche, avant de se rappeler et voir ce qu’on fait après.
On réalise alors avec ma femme qu’on a pris de vilains coups
de soleil. A Londres! On nous avait menti, il paraitrait qu’à Londres il
pleut tout le temps, bah non, c’est pas vrai.
J’ai des marques stupides de coups de soleil, les bretelles
du sac à dos sur les épaules, le visage tout rouge on dirait que je rougis en
permanence. On est éclatées de fatigue! On mange un plat chinois acheté
dans un boui boui des puces, c’est pas extraordinaire mais on avait faim. On
est prêtes à se coucher, bah oui il est 20 heures quoi.
Coup de fil des mariés, qui nous donnent rendez vous pour
manger vers 21h30 – oups, on a mangé avant- dans un quartier qu’on n’a pas
encore visité (en même temps, Londres c’est 4 fois plus grand que Paris, donc
bon…).
Là, on doit prendre le métro pour la première fois toutes seules, et
c’est un peu une expédition !
Et oui, car les lignes anglaises présentent une
originalité : parfois, une ligne se sépare en deux embranchements (ok, la
ligne 13 de paris aussi) mais… les deux embranchements se retrouvent par la
suite! L’air de rien, ça donne quelque chose de compliqué car il existe
deux quais différents pour des trains qui vont dans la même direction, et deux
pour le sens inverse, ce qui fait beaucoup pour les touristes rougies que nous
sommes! Néanmoins, je fais preuve d’un vrai coup de bol d’un sens de l’orientation
hors pair et j’arrive à nous mener à bon terme, ce qui me met en joie (et me
réveille un peu, du coup). Ma Douce me proclame préposée aux transports pour la
suite du voyage. Zut, j’aurai peut être du m’abstenir…
On annonce aux mariés qu’on n’avait pas bien compris et
qu’on a déjà mangé. Pas de soucis, on décide de trouver un petit bar à tapas ou
équivalent. Mais il est 21h30, diantre! Tous les restos ont cessé de
servir. Bon, on décide alors de se rabattre sur un bar pour boire un coup (et
manger des chips et des olives, miam). On commande, on papote, c’est sympa. On
est quand même tous les quatre bien éclatés de fatigue. On décide de prendre un
autre verre, et là, bah oui il est 22h passées, le bar ne sert plus.
Et ils sont sensés être les rois de la fête, les
anglais??
Trajet retour en métro. On découvre à nouveau la gentillesse
des anglais : en effet, quand on monte dans le wagon avec Soph, il n’y a
pas de place côte à côte. Mais une anglaise est assise, et de chaque côté
d’elle, une place libre. En nous voyant, elle se déplace immédiatement sur le
siège voisin pour nous permettre de nous asseoir. Pour l’avoir expérimenté une
bonne dizaine de fois: c’est pas un parisien qui ferait ça, c’est
certain!!
On rentre à l’hôtel, et hop, on s’endort avant minuit, un
miracle quand on nous connaît…
