30 mai 2009
Londres, part I
Olala que c’est compliqué de raconter ce voyage à Londres.
Ce qui est marrant, c’est qu’on est parties à peine trois jours mais qu’on a eu l’impression d’y rester une bonne semaine, tellement c’était dense!
Et finalement, rien de tout ça. Après la signature du
mariage en France – un quart d’heure en mairie, et puis c’était assez émouvant
en fait – apéro chez les mariés avant de foncer prendre l’eurostar à la gare du
nord. Dans le train, on découvre avec ma Douce qu’il y a un décalage d’une
heure avec l’Angleterre, qu’on gagne à l’aller! Chouette!
Le trajet se passe sans embuche, je dors un peu parce que le
train ça m’endors toujours, on rigole bien et c’est chouette.
Arrivée à Londres, tout est super impressionnant, c’est très grand, il y a beaucoup de monde, on cherche un endroit pour tirer des sous sans trop réussir à s’orienter. Une amie de la mariée, française, est venue nous chercher pour mener les 9 petits frenchies que nous sommes à leurs hôtels respectifs. Sympa ! Elle est très impressionnante, elle aussi, elle a les cheveux violets et elle est sapée goth.
Elle nous prend des billets de métro (une fortune !!
Arrêt : Camden town. La claque! Quartier punk et gothique de
Londres, la population est hétéroclite, des petites poufs en tongues aux mecs
tatoués piercés avec une crête sur la tête. On en prend plein la vue !
On retrouve notre hôtel, qui est pas mal. Il est juste au
bord d’un canal, c’est beau. On découvre que les anglais n’ont pas de brosses
pour leurs toilettes – curieux, non? – et qu’en fonction des heures dans
la journée l’eau n’est pas vraiment chaude dans la douche.
Il fait un temps magnifique, et on en profite pour aller dans les puces de Camdem. Des toutes petites boutiques, super variées, collées à des stands de bouffes – chinoises, turques, jap, etc… où les femmes nous accostent un peu vivement pour nous faire acheter. La musique est super forte, ce n’est pas le coin le plus reposant du monde mais on découvre tout un monde. Ma Douce et moi n’achetons rien, mais les filles qui nous accompagnent sautent sur l’occasion pour s’acheter des chaussures goth hypers compensées ou des tenues.
Après, petit tour à l’hôtel avant la soirée de fête du
mariage. Ça se passe dans un pub archi bondé. J’essaye de poser une question en
anglais, je galère, et le serveur me regarde en me disant "mais qu’est ce
que vous voulez me dire ?" en français dans le texte. La
honte ! Alors je lui dit "ah bah si vous parlez français…" et
je commande ma bière et la boisson de ma Douce. Je me sens toute honteuse de ce
premier contact plus qu’hasardeux, et je prends bêtement la mouche quand ma
femme le raconte au marié.
La soirée est très sympa, même si la configuration des lieux
fait que le groupe de français que nous formons ne va pas trop vers les amis
anglais de la mariée. Finalement, ce n’est pas la fatigue ou notre taux
d’alcoolémie (très raisonnable qui plus est) qui nous pousse hors du bar mais
le niveau sonore de la musique.
Le lendemain, dimanche, nous retournons aux puces avec ma
femme, où elle prend le temps d’essayer – et d’acheter, vous voyez bien qu’elle
a le droit de faire des trucs quand même – une tunique.
Plus tard, en début d’après midi, nous retrouvons le groupe
pour aller faire les photos gothiques dans un cimetière désaffecté. On se perd
en cherchant la station de bus, il fait très chaud et nous portons tous des vêtements
noirs (donc encore plus de chaleur) puisqu’on s’est déjà habillés pour les
photos… La mariée est tendue, parce qu’elle est fatiguée, en plus de tout ça
(Eh oui les mariés ont "fermé le bar" + une nuit de noces = peu d’heures
de sommeil). Ma Douce, elle, est relax et en profite pour faire des photos du
coin, de la ville, et du groupe, ça a l’air de beaucoup l’amuser. Quand je lui dis: "viens faut pas trainer on va les perdre", elle me répond "de toutes façons dans 5
minutes on réalisera que ce n’est pas cette rue et on fera marche arrière". Le
pire, c’est qu’elle avait raison!
On trouve enfin la station de bus, et c’est parti pour faire
un grand tour et rejoindre le cimetière. Il fait très beau et super chaud. Dans
la rue, c’est l’effervescence parce que c’est jour de match, et apparemment le
foot est une véritable institution en Angleterre! Il est 15h et tous les
anglais dans la rue sont déjà ivres, torse nu avec un verre de bière ou
arborant le maillot de leur équipe fétiche. Le trajet de bus nous fatigue tous,
et quand on arrive, après ¾ d’heures une heure, la motivation a un peu baissé…
Mais nous y retrouvons l’amie aux cheveux violets de la mariée, qui, elle, est
super motivée! Elle est accompagnée d’un ami des mariés fan de
photographie, qui a ramené un matériel impressionnant de France. Tous les deux
prennent un grand plaisir à nous mettre en scène, et la motivation revient. Je
suis un peu timide et pas très à l’aise, mais finalement, je joue le jeu, alors
que c’est quelque chose qui m’angoissait pas mal.
Après une heure et demie de
shoot, nous reprenons le bus pour mener la plupart du groupe à l’hôtel pour
récupérer leurs bagages et prendre le train : Eh oui, sur les 9 que nous sommes,
seuls les mariés, ma Douce et moi restons à Londres, parce que les autres doivent
retourner bosser…
La suite au prochain épisode, parce que je pense un peu à vous quand même et que quand on lit un pavé comme ça, on a besoin de respirer un peu! Merci aux courageux qui ont tenu jusque là...
Commentaires
La suiiiiiiiiite !
Viiiiiiiite !
(J'espère surtout qu'il y a d'autres beaux GMS comme le coup de la bière...)
Sinon, j'exige une photo de toi en goth... :op
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