18 novembre 2008
La joie du courrier...
Et pour partir sur une note un peu plus positive:
J'ai eu 13 à mon premier devoir de bio! Avec pour commentaire (je ne le vous retranscris pas intégralement) "Vos connaissances sont solides"!
Youpi!! On peut sortir le champagne, je vais le cartonner ce concours!
(je préfère l'écrire ce soir parce que demain je ne le penserais surement plus, il vaut mieux garder une trace de cet optimisme!)
Dépression hivernale? Non, week end en famille!
Me voila de retour d'un week-end familial. Éprouvant, mais j'ai malheureusement tendance à penser que les deux mots sont inextricablement liés.
Difficile la confrontation avec le malheur, silencieux mais tellement criant, de mon père.
Douloureux le constat forcé que je ne serai jamais la petite fille modèle de ma grand-mère. Et qu'essayer est bête de ma part, et surtout vain. Jouer la comédie me fatigue ; et que si être homo ne pourrait pas être un plus (!!),le problème ne se situe pas là. Si ce n'est pas ça, ça sera autre chose : nos relations étaient biaisées dès le départ.
Bouleversant et inacceptable la réécriture de l'histoire familiale par ma grand-mère qui transforme ma mère en une étudiante médiocre mais calculatrice, qui épousa un professeur dans le seul but de lui faire rédiger sa thèse, elle étant trop bête pour le faire. !!! On aura tout entendu...
Le trajet de retour, en train, m'a paru long. Celui en métro, pour rentrer chez moi, presque insupportable. Impossible pour moi de supporter la violence des gens qui vous bousculent parce que pressés, la saleté des rues de paris, les conversations quasi hurlées, les gens qui font la manche... rien n'était supportable, et tout n'était qu'agressions pour moi, toute meurtrie de l'intérieur que j'étais...
J'ai failli craquer et pleurer plusieurs fois pendant les 45 minutes qui me séparaient de la maison.
Finalement, le pas de chez moi à peine franchi, les barrières ont cédé. Pleurs, tristesse qui m'envahit.
Et le soulagement de voir ma douce... elle était là pour m'accueillir, me consoler. M'envelopper dans la bulle protectrice qui m'avait tellement manquée.
Car ces derniers temps, j'ai tendance à détester le monde, et j'ai l'impression qu'il me le rend bien. Seule envie : rester chez moi avec ma douce !
Bon, en même temps, c'est pas possible. Qu'importe : désormais rentrée, je peux recréer un espace plus sécurisant après ce week-end un peu éprouvant !
Non parce que là je fais ma Cosette, mais l'important maintenant c'est de se relancer. La psy, qui n'était pourtant pas pour cette excursion à la campagne, m'a dit que c'était finalement une bonne chose car cela m'avait permis de réaliser qu'il est des relations qui ne sont pas bonnes à s'acharner de construire: je suis plutot d'accord.
Par ailleurs, j'ai une petite pensée pour la psy: si, comme moi, elle déteste les gens qui se mouchent et qui reniflent, elle doit vraiment apréhender nos séances!! Désolée madame!
