28 octobre 2008
yes i can
Hier, j'ai fait mon premier devoir de bio par les cours à distance!
Cela m'a remis sur la voie, après une semaine précédente un peu dure.
J'appréhendais beaucoup de faire un devoir, et je repoussais l'échéance. Avantage, ou inconvénient, c'est selon, du travail à la maison: je suis seule maître des dates des devoirs.
Peur de découvrir que je n'étais qu'une idiote, et que je n'avais aucune chance de réussir le concours.
Peur de me rendre compte que ma méthode de travail n'était pas la bonne.
Et puis finalement: deux heures de temps, plutôt bien gérées. Pas une seule question restée vierge de réponse. Une assez bonne compréhension des sujets, et de ce qu'on me demandait. Une rédaction suivant un raisonnement scientifique logique, par étapes (hypothèse, conclusion), exercice scolaire s'il en est, que je n'ai plus pratiqué depuis fort longtemps.
Alors peut être que, quand je vais recevoir ma copie, je vais avoir des surprises et découvrir que je me suis plantée, même si je le sens bien.
Mais même, ça ne serait pas très grave. Parce que maintenant, les choses sont un peu concrètes. La motivation est là: à moi de l'entretenir.
27 octobre 2008
Yes we can!
J'en avais entendu parler la semaine dernière sur France
inter,
Et franchement, je trouve ça efficace. Très bien mené, le clip est simple mais le noir et blanc ça tue, et même si je ne comprends vraiment pas tout du discours, ça met une bonne claque. J'espère qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu!
22 octobre 2008
Flemme abyssale, 2
Bon, finalement, quitte à rien faire, j'ai fait un crumble (les photos suivront quand il aura fini de cuire !).
Je me fais un peu l'effet d'une Bree Van der Kamp, sur ce coup-là...
J'en connais au moins une qui sera contente :)
Par contre, je ne garantis pas que le crumble soit réussi, vu que ce sont des pommes sans pesticides, toussa, ramassées par ma mère dans le jardin de ma grand-mère !
Flemme abyssale
Ce matin, j'ai une motivation tellement basse pour faire quoi que ce soit que je pense qu'on avoisine les chiffres négatifs.
Y'a des jours comme ça, on est fatigué à l'idée même de faire quelque chose.
Le problème c'est que j'ai déjà fait 15 fois le tour de mes sites internet : que vais-je faire maintenant pour passer le temps ?
Quoi ? Pardon ? Ahhh... travailler ? Il me semblait bien avoir mal entendu.
15 octobre 2008
Nouvelle séance: tabula rasa sur la crise passée
Les séances avec Maël se suivent et ne se ressemblent pas, et c'est
plutôt chouette ! Autant la semaine dernière était éprouvante, autant la
séance d'hier était super.
Pourtant, quand je suis arrivée, rien n'était joué : le précédent
bénévole descendait l'escalier avec le petit, ce qui a déclenché une
crise. Je rattrape le colis au passage et rentre illico presto dans la
salle, pour éviter que la transition soit trop douloureuse pour lui.
Trop tard, le simple fait d'être sorti de sa salle de jeu l'avait mis
mal. Il s'est donc mis à pleurer, à se jeter sur le sol. Étonnant : il
avait de vraies larmes (normalement il crie mais jamais de larmes, ou
si peu). Pas grave ! Après la semaine dernière, j'étais prête à
affronter quelques cris. Je lui ai donc parlé, chatouillé le ventre,
j'ai joué à côté de lui : rapidement, il m'a rejoint.
Et c'était parti pour une heure et quart de rigolade ! Très en forme, Maël rigolait beaucoup. Très souvent allongé sur le dos, il jouait avec ses pieds et ses mains, comme un tout petit. Il continue l'exploration de son corps, une étape essentielle du développement qu'il a loupé. Donc, il peut passer le temps qu'il veut dans cette position, c'est que du bon ! Cette position allongé a aussi ça de pratique qu'elle me permet plus facilement de capter son regard. Si parfois il se mettait à stéréotyper avec ses mains, je mimais, à grand renfort de sons, un avion qui volait : j'obtenais alors rires et regards !
Parce que, si Maël me semblait plus libéré, plus disponible pour se marrer aujourd'hui, il n'est pas le seul a avoir vécu des changements. Un déclic a dû se faire sans que je ne m'en rende compte, mais il est évident : je me sens moi-même plus libérée. Prête à laisser s'exprimer ma fantaisie. A faire du bruit, à faire l'idiote pour le faire rire, bref, à être moins guindée ! Enfin ! Ce dernier bastion de timidité (ou plutôt d'inhibition) levé, je sens qu'on va pouvoir avancer plus facilement.
Maël m'a semblé grandi : désormais, il va spontanément au toboggan et
tend les mains pour que je le rattrape. Il va aussi sur le trampoline
alors qu'auparavant il n'en avait jamais vraiment fait. Par contre,
c'est super fatiguant car il faut que je lui tienne les mains et que
je le fasse sauter. 5 minutes, ça va... mais 10, 15 minutes comme hier,
c'est le meilleur moyen de se casser le dos (et puis un petit de deux
ans, c'est louuuuurd !). Mais bon, il s'éclatait, et puis surtout, j'ai
bien capté son regard vers la fin des 15 minutes, donc c'était déjà ça de
pris !
Il est dans une phase où il envoie tout valdinguer. Ok ! je sais aussi
jouer à ça... donc s'il lançait une peluche, j'en lançais, deux ! Je
vous assure que ça, ça vous apporte l'attention de n'importe quel
petit... et les rires qui vont avec ! Et il n'y a pas à redire : j'aime
plus l'entendre rire que pleurer !
Bref, une très bonne séance, bien que très physique (trampoline, course...). En face de moi, un petit garçon qui grandit et qui me prouve à chaque fois qu'il est très intelligent. Hier, il m'a montré qu'il avait saisi que la petite table était le lieu des activités "posées" (jeux d'encastrements et autres) et que le reste de la salle pouvait effectivement servir de défouloir !
La prochaine fois, je tâcherai de lui expliquer qu'il ne faut pas tirer le doigt blessé de la bénévole.
13 octobre 2008
Note pour plus tard
Mettre le doigt sur l'hélice du mixeur pour la relancer tout en appuyant sur le bouton "marche", ce n'est peut être pas une très bonne idée.
Mon doigt de la main droite s'en souviendra, en tout cas.
Et puis au moins, j'aurais découvert à quoi servent les ongles : à protéger les doigts ! Sans, je serais surement aux urgences à l'heure qu'il est, à tenter de faire recoller mon doigt sur la main.
Brrr !
Je fais un peu la maligne là, mais il y a une heure, j'appelais ma mère en stress, pour entendre des conseils et demander de l'aide. Parce qu'évidemment, ce genre de truc ça arrive toujours quand ma douce n'est pas là. Et qu'il faut savoir que j'ai une peur phobique du sang, comme mon père, et qu'en conséquence, je m'évanouis quand j'en vois. Ce qui n'a (presque !! merci maman) pas manqué d'arriver...
Et puis en plus je pourrai plus finir de mixer ma soupe, et ça ça m'énerve encore plus !!
Le voyage des petits amis...
A la maison, on a des "petits-amis". Des peluches, des jouets de bains, qui peuplent notre appartement. Bien sûr, Choun', qu'ils sont vivants !
A une époque, mamadam voyageait beaucoup pour son travail. Mais moi, je ne pouvais pas la suivre. Alors elle emmenait avec elle un petit-ami, qui me rapportait des images et des anecdotes de ces contrées éloignées (enfin, tout est relatif: éloigné de Paris dans un périmètre correspondant à la France).
Aujourd'hui, je lance donc un petit concours : mais où est donc allé le petit cochon?
Un petit indice : il a pris le train...
Avant d'aller à la mer : laquelle, et dans quelle ville ?
Un samedi soir sur la terre
Ça fait un moment que je me dis que je vais créer une rubrique sur mon travail.
Bah oui, d'abord parce que j'y passe pas mal de temps dans la semaine. Ensuite parce que cela représente 70% de ma vie sociale. Et puis, aussi, ça m'apporte énormément, sur le plan personnel (et je ne parle des sous, ah bah bravo !).
Mais à chaque fois, j'ai la flemme. Et puis là, samedi, j'ai trouvé l'anecdote idéale (enfin, une anecdote) pour la lancer, cette rubrique.
Samedi soir, 20 heures 10 et minutes passées. Il y a encore des clients à cette heure-ci, alors qu'en théorie, on ferme à 20 heures. Mais bon, monsieur, accompagné de trois amis vient acheter une PS3, alors évidemment, on le met pas dehors. Et puis il prend une garantie, alors ça fait de la paperasse en plus, et même si je suis trop trop efficace comme employée, ça prend un peu de temps. Il y a aussi 4 ou 5 autres personnes qui regardent, ou s'apprêtent à quitter le magasin.
Mon responsable décide de faire ce qu'on fait chaque soir pour éviter que les clients continuent de débarquer : mettre la porte sur la position "fermée de l'extérieur, ouverte de l'intérieur". Des clients se postent devant la porte, pour déclencher l'ouverture... la porte ne s'ouvre pas.
Tous se mettent à sauter devant les capteurs, nada. Mon responsable tourne le bouton pour remettre la porte sur la position ouverte. Que dalle. Il décide d'aller couper le générateur, histoire de rebooter tout ça, comme un PC. Je termine ma transaction dans le noir, mais la porte ne s'ouvre pas. On rallume la lumière, et super boss appelle son chef. Seule solution, un samedi soir après 20 heures, où évidemment personne ne bosse au siège : forcer la porte. Deux clients ont aidé le chef à ouvrir les portes, et 10 minutes après le début de l'incident, tous étaient dehors.
Ouf.
Mais moi, je suis un peu claustrophobe. Alors, même si la surface de vente fait plus de 70 m², l'idée de rester coincée dans le magasin avec des clients tout un samedi soir (alors que je recevais des invités) ne m'a pas vraiment enchantée. Je commençais un peu à baliser, alors qu'autour de moi, collègues et clients riaient de la situation : mais où trouvent-ils le recul nécessaire ? Sur le coup, j'avoue les avoir envié.
Mais bon, l'incident était vite clos. Et puis super chef m'a dit que cette semaine, j'avais été la meilleure ! Alors forcement, j'ai vite oublié la claustro. Ben oui, moi j'aime bien les compliments. D'ailleurs, c'est un peu pour ça que j'aime bien mon boulot : super chef (que sous peu je vais me mettre à appeler "Master", ça va pas faire un pli) me fait souvent des retours positifs. Carotte pour me pousser à me surpasser ? Sans aucun doute, mais qu'importe : cela fait du bien !!
A suivre: comment ma tête ne passe plus correctement les portes depuis que je bosse dans ce magasin de jeux vidéo...
08 octobre 2008
Confrontation troublante avec l'autisme
Retour d'une séance avec Maël hier matin, après deux semaines de carence.
Et bien rassurez vous pour une fois je ne vais pas encore vous raconter que j'ai fait des jeux d'encastrements et que j'ai capté trois fois son regard dans la salle de jeu.
Hier, je savais au moment où le réveil à sonné (trop tôt, bien trop tôt) que la journée serait dure. Je ne m'étais pas trompée, et j'aurais mieux fait de ne pas me lever.
Tout d'abord, problèmes sur les trains de banlieue : bien que partie en avance, je devrais attendre 45 minutes avant que le train ne décolle, me faisant arriver 20 minutes en retard. Bon, j'étais au moins calée sur un siège et j'ai pu lire.
En arrivant, la maman m'explique que je vais sortir Maël pour une ballade, vu qu'il a déjà été stimulé sur le créneau précédent. Elle me dit qu'il y a une chance pour qu'il crie un peu lorsqu'il se rendra compte qu'on ne va pas dans le grand parc mais le petit. Cela n'a effectivement pas manqué, mais cde manière très brève (juste juste une dizaine de mètres), pas de problème de ce côté là. Elle m'avait aussi prévenu qu'il faudrait que je le prévienne 5 minutes avant de quitter le parc, histoire qu'il se fasse à l'idée. Ce que j'ai fait, n'espérant pas de réponse particulière, d'ailleurs. Je suis docile, j'écoute les consignes.
Elle ne m'avait par contre pas prévenu de ce qu'il allait alors se passer. Habituellement, lorsque je détache les doigts d u petit bout solidement agrippés à la balancelle, il chouine mais se calme très vite. Mais à la place du petit chouineur habituel, j'ai découvert une furie, un petit garçon pas content la réalité de l'autisme. Maël s'est mis à hurler, fort, très fort. A se débattre comme un fou. Impossible de le remettre dans la poussette tant il gesticulait et criait. Dès qu'il posait son pied sur le sol, il tentait de courir vers la balancelle.
J'ai tenté de sortir un tout petit peu du parc pour l'aider à comprendre que la balade était finie. J'ai tenté de le rassurer par la parole, lui expliquant qu'on allait bien s'amuser dans la salle de jeu, et qu'il retrouverait maman. J'ai tenté de lui expliquer que je comprenais qu'il était déçu mais qu'il y retournerait bientôt. Autant pisser dans un violon. Lorsqu'il s'est mis à sauter sur place, j'ai sauté avec lui, pour tenter à la fois d'entrer dans son stéréotype rassurant et de communiquer avec lui par le biais de son langage. Rien.
Il se débattait si fort. C'était dur et violent parce que j'avais l'impression de le meurtrir profondément. En essayant de le canaliser, j'ai eu peur de le retenir trop fortement et de lui faire mal, d'empirer la situation. Au bout de 10 minutes, j'étais énervée, mais surtout, j'angoissais fort. J'ai même pensé, de façon fugace, à le laisser sur place !
Évidemment, il y avait une promeneuse de chien qui passait par là. Et qui m'a observée pendant 10 bonnes minutes me débattre et essayer de rassurer Maël. Et forcement, forcement !, elle me regardait, jugeante, me lançant des regards noirs. Connasse ! J'aurais bien voulu l'y voir, tiens. Là où je me suis déçue, c'est que je me suis sentie obligée de me justifier en disant qu'il était autiste, alors que ça ne la regarde pas.
Au final, impossible de calmer le petit bout. J'ai donc porté à bout de bras un petit garçon de deux ans (donc, pas tout léger) en crise et se débattant très fort, refusant mes bras, jusqu'à sa maison. En abandonnant la poussette. Encore 5 longues minutes, après le quart d'heure de crise au parc. En arrivant à la maison, j'ai tendu le petit à sa mère, et je suis partie, toute tremblante et transpirante, chercher la poussette.
Il m'a fallu du temps pour me remettre de la violence de cette crise. Depuis que je garde Maël, je l'ai déjà vu chouiner, pleurer, mais jamais dans cet état de détresse. J'avais devant moi un petit garçon encore malléable. J'ai désormais un petit garçon qui s'affirme mais qui, du fait de son autisme, est extrêmement frustré de ne pas pouvoir sortir de sa prison et donc, s'exprime par des crises violentes. Il rattrape en ça son frère de 4 ans, diagnostiqué plus tardivement, et donc plus enfoncé dans l'autisme.
Autant vous dire qu'après, nous n'avons pas continué la séance. La mère s'est voulu rassurante, m'expliquant que Maël traversait une période angoissante puisqu'il commence enfin à être stimulé à temps plein, et donc rencontre de nouveaux intervenants chaque jour. Elle m'a aussi dit qu'elle s'y attendait puisqu'elle a vu Erwan agir de la sorte vers le même âge. Je crois que cela m'a permis de voir enfin à quoi correspondait l'autisme, la violence qui l'accompagne parfois du fait de toute la frustration qu'engrange le petit. Je crois aussi que je comprends un peu mieux l'étendue du courage dont fait preuve les parents, face à deux autistes.
Cela m'a tout de même laissé l'impression d'avoir raté quelque part. Sentiment peut-être légitime mais à bannir. Comme l'a expliqué l'asso qui nous encadre, il ne faut rien attendre d'une séance avec un petit et il faut accepter qu'il passe par des phases difficiles. On verra la semaine prochaine, mais je dois effacer le spectre de la terreur qui nous a pris tout les deux hier, la sienne déclenchant la mienne.
Je dois aussi permettre à mon corps de récupérer : j'ai des courbatures super violentes au dos et aux avants bras !!
Il faut bien se rendre à l'évidence...
Personne ne vient par là.
Je fais des fautes dans mes posts et personne ne bronche, c'est bien la preuve que je ne suis pas lue: je ne connais que des névrosées de l'orthographe, les Soph et Choun' se reconnaitront.
