05 novembre 2009
I'm Back!!
Après une certainement trop longue absence pour la foule en délire qui passe ici quotidiennement (hum), me revoila!!
J'ai des millions de choses à raconter, ce qui fait que comme souvent ça va avoir tendance à générer l'inverse sur ce blog, le néant total dû à une incapacité à mettre de l'ordre dans mes histoires, et à la flemme, un peu.
Mais quand même, je veux faire un effort, vous raconter un peu ce mois un peu fou que je viens de passer. Mais ma Douce m'a posé une restriction, pas de pavé illisible, de l'air, des photos! Alors j'ai décidé de vous raconter un peu tout ça avec quelques chiffres qui, me semble t'il, sont parlants...
2 semaines et demi, c'est le temps écoulé depuis mon déménagement. Les choses ont évoluées tellement vite que j'ai plutôt l'impression que ça fait deux mois.
2 jours, c'est le temps qu'il a fallu pour faire disparaitre tous les cartons de la maison, et ça, c'est grâce à l'action hyper efficace de ma moitié. Souvenez vous, le deal c'était je fais les travaux - tu gères les cartons, les deux parties ont honoré leur accord c'est magnifique!
47 m², c'est l'espace qui a pris la relève de notre petit 20 m².
19°, c'est la température qu'il fait ici. C'est mieux que les -15° (comment ça j'exagère??) qu'il faisait dans l'autre appart et qui a déclenché la grève de notre chauffe eau l'hiver dernier.
15000, c'est le nombre d'aller-retours que j'ai du faire à cas*to pour acheter tout le nécessaire pour faire des travaux.
Et le nombre d'euros qu'on y a lâché, hum, je ne veux pas le calculer...
1 semaine à peine, c'est le temps qu'il aura fallu pour faire les travaux ici (merci à tout ceux qui ont participé!!).
2 semaines, c'est le temps qu'il a fallu à mon FAI pour faire déménager notre ligne internet.
Et 2 jours, c'est le temps qu'il m'a fallu pour installer le wifi, à cause d'un problème de cryptage à la noix (groumpf).
48 heures, c'est le temps qu'il aura fallu pour trouver un nouveau (en l'occurrence, une nouvelle) locataire pour notre ancien appart, pour éviter de payer un double loyer pendant trois mois.
1000, c'est le nombre d'euros que je possédais à chaque début de mois, et qui ont laissé la place à... ah non ça se dit pas, c'est trop bas!!
20 minutes, c'est le temps de trajet pour aller au boulot, à la place des 40 minutes que je faisais avant.
Ah ma foi, je pourrais continuer comme ça pendant longtemps... mais je crois que vous avez saisi l'idée :)
Donc il me reste juste à ajouter que si on est toutes les deux creuvées parce qu'on a pas arrêté de courir partout, on est quand même hyper contentes. Doucement, on apprivoise les lieux, on découvre les environs, on prend nos marques et de nouvelles habitudes. Et ce changement, ça fait un bien fou...
Mais il reste des choses qui ne changent pas, et je terminerai sur ce dernier chiffre:
3, c'est le nombre de concours que je passe ce mois-ci. Mais ça, c'est une autre histoire :)
06 octobre 2009
Déménagement, part I
Dimanche, pendant que ma Douce était repartie dans ses contrées natales pour fêter l'anniversaire de sa mère, je me suis occupée de la première partie du déménagement.
Eh oui, car nous avons fait récemment deux constats:
- en fait, on peut stocker beaucoup beaucoup de choses dans 20 m² bien agencés,
- les cartons, ça prend de la place.
L'un dans l'autre, nous étions donc arrivées au maximum de cartons que notre appart actuel pouvait supporter. Impossible d'en faire d'autre. Nous avons donc décidé de faire un premier déménagement pour virer ces cartons là, avant le grand déménagement (meubles et tout) dans deux semaines.
La seule date possible, c'était ce week end, malgré l'absence de ma femme.
Vous pourriez me demander : pourquoi pas le week end prochain?
Parce que le week end prochain, nous partons en week end en Normandie (ou en Bretagne? je sais jamais où est la limite...).
Oui, comme ça on peut se demander pourquoi on s'est collé un we en amoureuses à cet endroit.
Mais en fait c'est juste qu'on avait pas prévu qu'on déménagerait là (tellement on n'y croyait pas) et c'était un we prévu de longue date. Bon mais cette coupure nous fera du bien (et puis du coup, ahah, ça met du challenge, planifier le déménagement sans ce we là pour avancer).
Bref, dimanche c'était donc, comme vous pouvez aisément l'imaginer, le grand stress.
Pourtant, si cela devait démontrer une chose, c'est que nous sommes entourées d'amis vraiment supers.
Un couple d'amis venait m'aider avec leur voiture, sachant qu'ils ont fait la route pour moi (ils n'habitent pas paris même).
Mon voisin du dessus et ami d'enfance m'a aidée a descendre tous les cartons.
Un ami qui habite Montreuil, prévenu 20 minutes avant mon arrivée, est venu à toute berzingue pour m'aider à décharger.
Plus tard dans la journée, une amie de ma Douce est venue m'aider à lessiver.
La veille, mon poto ES était venu m'aider à lessiver les murs de la première pièce - et était resté pour finir, pendant que je partais au boulot...
Oué, si j'ai une chose à faire finalement, c'est un ode à tous nos amis. Merci!
Mais, malgré le stress, tout s'est bien passé. Par contre je peux vous dire une chose, je nous ai maudites avec ma femme d'avoir toutes ces bds, purée ça pèse une tonne! Et dire qu'on a pas encore fait l'étagère des romans...
Le lendemain, j'avais évidemment des courbatures de tarés. J'aurais peut être du penser à m'échauffer avant de me lancer..?
Bon, mais du coup, dans la répartition des tâches chez nous, il est dit que je m'occupe de bouger les cartons, ma femme s'occupe de les faire... Reviens louloute tu as du boulot qui t'attends!
Sur ce, je vous laisse, je m'en vais me faire arracher une dent puis poncer la peinture au mur d'une pièce d'une quinzaine de mètres carrés...
05 octobre 2009
septembre: la roue tourne?
Alors, pour les deux trois lecteurs qui suivraient encore, me voila pour vous
raconter mon fabuleux mois de septembre...
Passons sur l'épisode dentaire, la cicatrisation s'est bien passée, c'est juste que j'en ai profité pour faire un abcès dentaire de l'autre côté de la mâchoire, comme ça, pour le plaisir, et que demain j'y retourne pour me faire enlever ma deuxième dent de sagesse - celle ci étant beaucoup plus retors, puisqu'elle n'est pas sortie, vu qu'elle pousse de traviolle, vers la molaire...
Je peux aussi vous dire que je confirme ce que je ne faisais que suspecter:
l'homme n'est pas fait pour travailler 35 heures par semaine. Parce que j'ai
été avenanté (quel joli terme!) deux semaines, et j'ai cru mourir tellement
j'étais fatiguée et que j'avais le temps de rien faire, c'était juste horrible!
Je suis repassée à mon bon vieux 20 heures, ouf, je respire (enfin presque)...
Oui parce que THE nouvelle, c'est celle ci: on a trouvé un appart, et on
déménage dans 2 semaines!
Voila la raison de mon absence par ici, c'est que j'ai été occupée à courir
dans tous les sens.
Avant de vous raconter comment c'est trop fatiguant les déménagements,
j'aimerai juste parler de cette recherche de logement.
Début septembre, je me lance dans les recherches. Ma Douce, qui à ce moment là
prépare un concours, me confie la dure tâche de nous trouver un nid douillet.
C'est hyper pénible, en fait, de rechercher un appart. Il faut être au taquet,
dès qu'une annonce parait sur internet, appeler le numéro surtaxé, prévoir une
date de visite, faire des milliers de copies de notre épais dossier (ils
demandent de ces papiers!!). J'en visite un avec ma Douce, l'appart est en
mauvais état, mal agencé. Mais les démarches sont lancées.
J'en visite un autre, qui me plait, et je dépose un dossier. Malgré les jolies feuilles de salaires de ma mère, le mec de l'agence ne me cache pas qu'il ne me choisira jamais - "ce sont vos fiches de paies qui pêchent". Sympa...
Alors, après une semaine de recherches qui m'a semblée très longue, j'en discute avec ma Douce. Ce lundi là, elle est (un peu) dans le même état que moi: déjà dégoutée de se faire débouter, un peu découragée, pas très optimiste, surtout.
Je trouve une annonce d'un appart à montreuil, un trois pièces. J'appelle, mais
la date de la visite n'est pas encore fixée. Je laisse mes coordonnées, comme à
chaque fois, et je sais d'avance que je ne me ferai pas rappeler.
Que nenni. La femme rappelle, et fixe un rdv. Une agence qui rappelle??? C’est
quoi ça?
Le mercredi, j'ai donc deux visites d'appart prévues, l'une après l'autre. J'ai un peu la pression car dès le lundi suivant, je passe à 35 heures, et je sais que je n'aurai pas le temps de suivre la parution des annonces, ce qui reporterait la recherche à octobre. Je me dis donc, moitié en blaguant, que je dois trouver un appart avant la fin de la semaine.
Je me rends à la première visite, où déjà, ça sent l'embrouille, la gardienne dit qu'il n'y a pas d'appart à louer, que le mec de l'agence n'est pas sérieux - en fait, il s'avérera qu'il y avait deux appart à louer sur le même palier et qu'un avait déjà été pris. Bref... on est très très nombreux, je dirais, au bas mot, 40, mais après moi, d'autres personnes attendaient encore... l'appart est clairement pas "sain", il y a des fuites d'eau partout, ça sent l'humidité, il y a des pics anti pigeons sur les fenêtres (et moi je déteste ça), la salle de bain doit faire 1 m² maximum...
Je quitte l'appartement, un peu blasée. J'ai un peu de temps à tuer avant la seconde visite, et j'en profite pour faire des photocopies, encore, en prévision des nombreuses visites qui m'attendent.
Le rdv est devant l'appart, à 18h. Mais la rue traverse deux communes, et je me trompe d'endroit: à 18 heures, ne voyant pas le bon numéro d'immeuble, j'appelle la femme de l'agence. Elle me demande où je suis, et, avec un poil de mauvaise foi, je dis que je suis au bon endroit mais qu'il n'existe pas d'immeuble! En fait, j'étais partie à l'exact opposé de là où je devais être, perdue dans la ville voisine... Je lui demande si j'ai le temps de la rejoindre pour la visite, et elle me dit qu'elle a un impératif, partir à 18h30. Il est 18 heures et j'ai pris 10 minutes à me planter de rue, et il faut que j'aille à l'autre bout de la ville.
J'ai couru comme rarement, et j'arrive devant le bon immeuble essoufflée et
toute rouge, un peu honteuse, aussi, d'avoir encore une fois démontré mon piètre
sens de l'orientation.
Je monte l'escalier, rentre dans l'appartement: c'est le coup de cœur absolu.
Un trois pièces, plus grand que tout ce que j'ai visité, et moins cher.
Magnifique, ancien, avec du cachet.
J'explique que nous sommes deux. La femme de l'agence m'explique que si Soph
veut visiter, c'est maintenant ou jamais car elle ne fera pas d'autres visites.
Or, je veux l'avis de ma Douce, je veux lui montrer, bien que j’aie d'ores et déjà
tendu mon dossier. Elle me laisse la carte en me disant de la rappeler pour
confirmer mon intérêt, ou non.
Et là, on peut dire que la roue a tourné.
Car ma Douce travaille à 15 minutes à pieds de l'appart. Et que sa
conservatrice lui donne l'autorisation de quitter plus tôt le boulot pour me
rejoindre.
Sophie visite et, incroyable: l'appart lui plait aussi. Nous parlons longuement
avec l'actuelle locataire, pour lui poser des questions, sur le bruit,
d'éventuels dégâts des eaux, etc.
Nous quittons l'appart des étoiles dans les yeux. Je laisse un long message sur
le répondeur pour dire que nous adorons l'appartement.
Avec Soph, on est toutes excitées. On mange avec des amis le soir, et nous en
parlons beaucoup. Nous savons que si notre dossier n’est pas pris, nous allons
tomber « de haut ».
Mais la femme me rappelle, et regarde mon dossier tout en me parlant. Elle semble avoir une bonne impression, et j’en profite pour lui faire une grosse attaque d’amour : je fais ma petite fille modèle, je lui sors le couplet de l’étudiante-qui-travaille-en-préparant-des-concours, je rappelle que ma Douce travaille juste à coté, je mets bien en avant ma maman très riche sur le papier.
La suite, vous vous en doutez : nous avons eu l’appartement. Les anciens locataires nous ont même laissé la cuisinière, et, oh miracle, une machine à laver. Ceux qui me connaissent savent que c’est une des raisons pour laquelle je souhaitais déménager : impossible de mettre une machine dans notre appart actuel.
En tout, c'est donc 10 jours de recherches et 5 visites qu'il m'aura fallu, avant de trouver notre nid douillet.
Comme quoi, il suffit parfois de pas grand-chose pour voir les événements sous un autre angle. Et ça fait du bien.
08 septembre 2009
Ma rentrée (ou comment je suis allée chez le dentiste)
C'est la rentrée!
C'est la rentrée de pleins de choses, les questions existentielles les problèmes les bons moments, bref, c'est la vie qui suit son cours. Avec des phases difficiles, beaucoup d'interrogations et d'angoisses qui m'ont tenue à l'écart de ce blog-note pendant un moment, même si cela fait bien (trop!) longtemps que je suis rentrée de (mes délicieuses) vacances.
Mais! je ne viens pas parler de ça (pour l'instant).
Car qui dit rentrée dit... reprise des rendez vous médicaux. Enfin... j'en avais un, de planifié, pas urgent mais quand même...
Le dentiste.
Voila, vous avez cerné le truc, c'est bien du médecin que tout le monde adore que je parle.
J'avais donc rendez vous aujourd'hui pour me faire arracher ma première dent de sagesse.
Situons rapidement le pourquoi de cet arrachage. Non parce que ça fait deux ans que ces foutues dents me font hyper mal en prenant leur temps pour sortir. Donc vous pensez bien que y'a deux ans j'étais allée le voir (puis 6 mois après, et 6 mois après,... pour suivre l'évolution). Je lui avais demandé, alors, on les enlève, ces dents? Et ce gentil dentiste de m'expliquer que, vu l'espace que j'avais dans la bouche, on allait les laisser sortir, que ça pouvait toujours être pratique, hein, des dents en plus.
Sauf que sauf que... en mai dernier à peu près je me rend compte que l'écart entre mes dents à changé, que j'ai une dent devant qui est un peu poussée en avant. Alors je vais voir le dentiste, hein. Et il me dit: ah oui, c'est la dent de sagesse de gauche qui les a poussées, ces dents. Ah puis d'ailleurs elle pousse un peu dans la joue, cette dent. Bon bah... on va l'enlever, hein.
Bon à ce moment j'étais pas hyper heureuse, un peu l'impression d'avoir "souffert" (entre guillemets parce que tout est relatif quand même) pendant deux ans pour rien.
Donc aujourd'hui, c'était la date fatidique. Autant vous dire que pour l'angoissée des dents que je suis, qui rêve régulièrement que je les perds, l'idée était un peu flippante. Mais, curieusement, j'ai "stressé" que aujourd'hui, et encore, pas trop trop. C'est juste que je me demandais un peu comment on pouvait arracher une dent qui n'était pas vraiment sortie, est ce qu'on allait devoir me couper un peu de gencives, ou un autre truc horrible?
Au moins, j'étais dans un environnement familier. Eh oui, son assistante dentaire n'est autre que la mère de mon ami d'enfance (ce qui n'est pas un hasard, hein, je l'ai pas retrouvée chez mon dentiste je l'ai choisi lui parce qu'elle y bossait).
Alors je suis arrivée, il m'a mise à l'aise.
Il m'a anesthésiée, même que j'étais contente parce que j'ai pas eu mal (mais à un moment j'ai vu l'aiguille et ça m'a fait peur, elle était toute petite et toute longue). Et puis il a pris ses outils, et a commencé le boulot. Je lui ai dit: c'est marrant, ahah (rire un peu gênée) j'ai l'impression que vous tappez sur les autres dents, pas celle du fond.
Lui: Ah oui l'anesthésie ça peut faire ça parfois, ça trompe les impressions.
Mouais, j'étais pas rassurée. Faudrait pas qu'il m'enlève la mauvaise, hein!
Et puis j'ai été surprise, le gros du boulot s'est fait très rapidement, elle était déchaussée, après c'est juste l'extraction finale de la dent qui était moins évidente parce que il arrivait pas à la choper avec sa grosse pince (un peu le même genre d'outils dont on se sert pour ouvrir le tuyau d'un évier, bref).
Et ayé, hop, il l'a sortie! Et j'ai regardé, et j'ai dit: olalala c'est une grosse dent!
Parce que c'est vrai: c'est une très grosse dent. J'ai dit aussi: oh bah tu m'étonnes que c'était douloureux à sortir, pendant ces deux ans.
J'aurai peut être pu lui demander de la récupérer, comme quand on est gamin. Mais j'ai pas osé (et puis bizarrement je pense que ça n'aurait pas fait délirer ma douce).
J'étais trop fière de moi. Je suis allée discuter avec mon amie l'assistante dentaire. Je me suis même un peu moqué en parlant du malaise de ma douce a fait récemment chez un médecin. J'ai fait mon chèque. Et puis le coton sur ma dent bougeait. Alors j'ai essayé de le remettre en place. J'ai pas réussi.
Donc je suis allée voir le dentiste: Lucien je n'arrive pas à remettre le coton vous pouvez m'aider?
Et là, moi, debout au milieu de son cabinet, j'ai dit: euh, je me sens pas très bien là, j'ai des acouphènes et la tête qui tourne. Bah oui, parce que en fait ma langue a touché le trou, et j'ai réalisé que maintenant, il y avait un trou. Et puis le tripatouillage que j'ai fait pour remettre le coton, toussa, c'était pas hyper agréable.
Et j'ai fait un malaise.
Le dentiste a été adorable, il m'a allongée sur le fauteuil, m'a rassurée, m'a mis des linges mouillés sur le front.
Le malaise n'a pas duré longtemps, j'étais rapidement sur pied.
Mais quelle aventure! Ca m'apprendra à me moquer de ma moitié!!
25 juillet 2009
Des nouvelles (mon mois de juillet)
Et bien, comme d'habitude, le temps passe à vitesse grand V entre deux messages...
Ce n'est pas faute de vivre des choses (forcement passionnantes). Le mois de juillet a été plutôt riche, mais la flemme et le boulot, dont mes heures ont été gonflées pour la période estivale, ont fait que je n'ai pas laissé de traces ici. Sachez néanmoins que j'ai découvert les joies du massage, postulé pour être critique de jeux vidéos, fait un régime alimentaire hyper strict pour mes maux de ventre qui trainaient depuis des mois, fait des analyses de sang (et je ne tombe plus dans les pommes, youhou!!) et des prick tests pour voir si j'étais allergique à quelque chose, fait des démarches administratives à n'en plus finir pour mon inscription un peu bidon en fac.
Bref, un mois bien rempli, avec, évidemment, en filigrane, l'attente de ces maudits résultats.
Maudits jusqu'au bout... je ne suis pas admise, mais je ne suis pas recalée officiellement non plus.
Non, mon statut, c'est "sur liste complémentaire".
Donc voilà, j'ai la poisse c'est officiel, et je resigne pour un gros mois d'attente, pour savoir si oui ou non une dizaine de personnes vont refuser leur place.
Autant vous dire que pour un concours "normal", je serai hyper bien placée sur liste d'attente.
Mais pour un concours dont les participants ont du repasser une épreuve alors que les autres écoles avaient toutes publiées leurs résultats, c'est carrément mal barré. Pourquoi? Parce qu'a priori, ceux qui ont repassé le concours sont ceux qui n'ont rien eu d'autre. Et donc, ils seraient fous de refuser leur place dans cette école...
Mais je peux me dire tant que je veux que "c'est foutu", "faut pas espérer", "ça risque pas d'arriver", il y aura toujours, au fond, un petit espoir, tenace, que la poisse se transforme en coup de bol... Alors voilà, évidemment, hier, j'ai fondu en larmes, longtemps, avant de rebondir, un peu. Et que ce matin, de nouveau, le blues me colle à la peau.
Seule certitude, néanmoins, c'est que j'ai besoin de changement. Et que comme je suis bien décidée à garder ma compagne, il va falloir en trouver, du changement. Hors de question de repasser la même année, avec révision du concours seule chez moi/boulot dans nos 20m². Mais déménager ne fera pas tout, il faut changer d'autres choses...
Alors, en tête, plein d'idées, des pistes, rien de construit pour l'instant mais des envies, des interrogations. Changer de ville? Oui, cela serait le meilleur des changements, mais encore faut-il que cela soit possible professionnellement parlant (surtout pour Soph, parce que bon, des jobs dans la vente y'en a partout...). Mais cela reste une piste à creuser... faire des stages ou trouver un boulot dans les métiers de la petite enfance, trouver d'autres formations que psychomot', voilà ce qui traine dans nos têtes (oui parce que forcement ma femme est mêlée à ce brainstorming).
En attendant, et c'est le plus important, je suis en vacances dans une semaine, pour deux grosses semaines. Je les attends avec impatience. L'envie de se ressourcer est grande, et il est hors de question de laisser le stress me pourrir ces vacances. Oui, l'attente, c'est chiant, je pourrai écrire un bouquin dessus vue l'année que j'ai passé, mais je m'en fous. Maintenant je sais qu'aucune décision catégorique ne sera prise avant septembre, mais cela ne m'empêche pas d'envisager ce qu'on pourrait faire, et de construire ces projets doucement.
Voilà, j'attends mes vacances, car j'ai un gros besoin de déconnecter. Dans tous les sens du terme, d'ailleurs, car trainer sur le net n'alimente pas mes idées les plus positives, et une bonne coupure me fera du bien.
Désolée pour ce message que vous aurez surement l'impression d'avoir lu 100 fois: concours, besoin de changement, etc.
Mais la vie est parfois un éternel recommencement, et cette phrase, on peut aussi la comprendre comme: c'est terrible comme les choses peuvent parfois se répéter à l'envie, allez s'il vous plait faites tourner la roue de la chance!!
Mais bon, vous devez vous en douter, dans le fond je suis une naïve qui aime croire aux choses, je fais ma blasée mais je suis loin de l'être, donc je remonterai surement bientôt en selle...
04 juillet 2009
Japan Expo
Jeudi, on est allées à la Japan Expo.
C'était la première fois qu'on y allait, parce que déjà on a la flemme, mais surtout le monde nous fait peur, un peu. Et puis patienter des heures debout, au soleil, ça nous disait pas trop.
Heureusement, la collègue-amie de Soph a une amie qui est amie avec un monsieur de la sécurité. Donc du coup,
- on est rentrées sans payer
- on est rentrées sans faire la queue
- on est rentrées en même temps que les gens qui ont un pass spécial pour rentrer plus tôt.
Oui, je sais, c'est injuste pour les gens qui font ça dans les règles, mais qu'importe!
Du coup, quand on est arrivées il n'y avait pas trop de monde, c'était cool!
D'abord, on a récupéré quelques goodies offertes (un sac à l'effigie de Nana, un petit porte clef trop mignon en forme de chat (?) tiré d'un manga que je ne connais pas,...). Et puis on a commencé notre méga tour! On s'est baladées dans les stands des éditeurs, j'ai vu que le 4ème tome d' Un drôle de père était sorti (et après, j'ai craqué et je l'ai acheté), on a pris des photos débiles devant les instruments de musique de Nana, halluciné devant les mises en scènes de figurines de Saint-Seya (Les chevaliers du Zodiaque!), puis on est arrivées au hall des jeux vidéos.
Et là, on a halluciné, un peu.
Sur place, de nombreux jeux en test, la plupart pas encore sortis en France. Le plus impressionnant?
La démonstration faite par un joueur professionnel de Bayoneta. Il jouait extrêmement bien, lors d'un combat avec un boss il a pas perdu un seul point de vie, on était soufflées. Mais le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'il avait un visage impassible, il faisait son truc sans effort, hop hop hop, sans plaisir (apparent, en tout cas), alors que quand même, on le sait, personne (à priori) ne maitrise son visage et son corps quand il joue. Fascinant.
Après on a testé des jeux musicaux typiques Jap, où il fallait bouger ses mains sur des capteurs au sol pour valider des "figures" sur l'écran. J'ai bien des photos mais j'ai l'air tellement rigide dessus qu'elles resteront top secretes!
Après, on a accompagné nos amies sur les stands de musiques japonnaise et là on les as perdues, un peu, parce qu'on ne connait pas tout ça et que c'était un peu scotchant de les voir s'extasier sur des groupes qu'on ne connait ni d'Eve ni d'Adam.
Alors on a flanné vers le stand des tshirts Neko et là j'en ai acheté deux, un pour moi avec un logo neko batman trop chouette, et un pour ma moitié.
On a croisé deux trois figures pas très japonisantes, j'ai nommé Hulk spiderman et beaucoup de personnages star wars, et là j'ai compris que c'était un peu plus un salon de la culture Nerd que uniquement Japonnaise.
Plus tard, dans la journée, on a assisté à un concours de Cosplay. C'est quoi donc? C'est du déguisement, souvent issu des mangas ou des jeux vidéos, mais pas uniquement, mis en scène.
Et c'est é-norme!!
Franchement, certains costumes étaient magnifiques! D'autres castastrophiques, mais c'est aussi ce côté inégal qui donne du fun à la chose. Un groupe de trois ado tentaient de faire une choré sur je ne sais quelle musique, y'avait celle du milieu qui était surmotivée, celle de gauche qui peinait à se synchoniser sur les gestes de la première, et la dernière qui n'essayait même pas de cacher à quel point elle était larguée. A côté de ça on a eu droit à des choré d'arts martiaux avec des persos tirés de Bleach, ça claquait carément plus!
Bon par contre, au bout du 3ème perso tiré de Final Fantasy VII on commence à se lasser. Par contre j'étais contente de retrouver des persos tirés d'Ace Attorney, parce que même si cela n'était pas très réussi, 1: ça fait plaisir de reconnaitre l'univers d'où c'est tiré, 2: ça changeait des autres licences, et puis y'avait de l'humour c'était chouette!
Voila, après on était fatiguées et puis il y avait plein plein de monde, alors on a repris le RER archi bondé (en cette chaleur c'est un vrai bonheur) et on est rentrées chez nous, épuisées mais contentes, parce que quand même: c'est chouette, la Japan Expo!
Le concours (bis)
Rapidement, trois mots sur le concours, on va pas épiloguer, je pense que vous êtes aussi fatigué(e)s que moi d'en entendre parler!
Texte difficile, conditions désastreuses (des travaux dans la salle attenante, bruits de perceuses et tutti quanti...): l'épreuve est passée, j'en suis tout de même partie avec l'impression d'avoir donné ce que je pouvais, c'est déjà ça! Résultats fin du mois, je vous tiendrai au courant.
En attendant je suis de nouveau en "vacances" et les envies reviennent, lectures lectures lectures (à fond), films (incroyable, je suis retournée au ciné!!), glandouille avec ma moitié et les ami(e)s. Ça va bien.
24 juin 2009
Contrecoup
Me revoilà, après un week-end end dans le sud pour le mariage de la cousine de Soph, où je n'ai évidemment pas manqué l'occasion d'être malade.
Bah oui, c'était trop simple.
Quand je me relis, je vois bien que jeudi j'étais dans un bon mood, je remontais bien la pente, j'avais le moral. C'était un peu louche, non?
Parce qu'évidemment, vendredi matin je me suis réveillée avec des courbatures partout, je ne me sentais pas très bien. Ma Douce m'expliquera plus tard que ces courbatures sont le résultats de la tension qui se relâchait un peu, ce que effectivement j'ai pu vérifier.
Au moment de partir du boulot, pour aller prendre mon train, je realise que je n'ai pas pris ma carte 12-25 (ahah, vous savez désormais que mon age se trouve entre 12 ans et 26 ans,d 'après vous je suis plus proche de quel bout?). Du coup, amende dans le train, gromele gromele, c'est vraiment une sale journée.
Dans la famille de ma Douce tout s'est bien passé, le mariage était sympa, mais vu que je n'étais pas très en forme, fatiguée + début de sinusite, et que le neveu de Soph non plus, nous ne sommes pas rentrés trop tard.
Le réveil a été beaucoup moins sympa. Mal aux yeux, nez pris, mal à la tête, mais surtout mal de ventre + nausées. Mmmmm, la totale!
Du coup, j'en ai pleuré d'énervement, de fatigue. Au lieu de pouvoir profiter du brunch d'après mariage, je suis allée me reposer chez des gens très gentils mais que je ne connaissais pas, pendant trois heures. Le trajet de retour en voiture a été un peu difficile au départ, mais j'ai survécu.
La journée d'hier n'a pas été des meilleures non plus.
En rentrant lundi soir, j'avais trouvé un avis de passage pour une lettre recommandée, que je suis donc allée chercher hier. Bien sur, c'était ma nouvelle convocation, et l'air de rien ça m'a fichu un coup. Ca a rendu les choses plus concrètes, peut être que finalement j'avais un espoir sourd que l'épreuve soit annulée et remplacée par un oral pour la personne dont on a perdu la copie (ça ne vient pas de nulle part cette envie, il y a une pétition montée par des concourants qui le demande).
Bref après la poste je suis partie à la bibliothéque, j'ai flané dans les rayons et j'ai finalement emprunté "Tom est mort", vu la gaité du titre je me suis dis que c'était le moment. Après j'ai voulu aller faire mes courses mais le vigile à l'entrée voulait que je lui laisse mon sac pendant que je faisais les courses. Là j'ai été saisie d'une forte angoisse, laisser mon sac mon portefeuille et surtout ma convocation? J'ai dis bon, alors je ne ferai pas mes courses et je suis partie. J'en aurai pleuré, d'ailleurs j'étais à la limite.
Là je me suis bien rendue compte que je n'étais pas dans mon état normal, à fleur de peau plutot. Un rien me met dans des états incroyables, oui j'ai perdu ma carte 12-25 (comment la stressée que je suis a t'elle pu perdre quelque chose? c'est un mystère) et on aurait cru qu'un drame était survenu. Laisser mon sac à la consigne? In-pen-sa-ble!
Au final je suis allée faire mes courses ailleurs, puis je suis rentrée chez moi.
Après un petit moment je me suis remise au bureau pour faire un devoir de français. L'encre avait séchée, j'ai du changer la cartouche et le stylo était comme rouillé, ma main gauche a absorbé toute l'encre tandis que je recopiais mon brouillon. Mais qu'importe. J'ai remis la machine en route, mon cerveau m'a prouvé qu'il avait encore quelques ressources car je n'ai pas perdu les réflexes, la méthodologie, 1 heure 20 pour tout rédiger, ça laisse hypothétiquement 40 minutes pour les questions et la discussion du concours, c'est pas mal.
Alors voila, décidemment, cette histoire de concours je l'aurai payée chere. Beaucoup de stress, une bonne maladie quand la tension retombe, un report dans tous nos choix de vie...
Je crois que c'est ce que j'ai le plus de mal à supporter. L'idée que toutes ces envies qu'on a du reporter cette année, on nous les reporte encore, injustement. J'ai l'impression qu'on a beaucoup donné de nous deux, cette année, moi et ma Douce, et qu'en terme de retribution on a été un peu lesées. L'idée de repasser l'épreuve n'est pas ce qui me rend le plus malade, c'est l'idée de devoir encore attendre, toujours attendre...
Maintenant il faut rebondir, prendre son mal en patience. Mais je peux vous dire que j'en ai gros sur la patate!
18 juin 2009
Les résultats!! (aka: la bonne blague)
Bon, vous l'aviez compris dans le post précédent, les résultats de mon concours approchaient.
Enfin, nous allions savoir, avec ma moitié ! Que ce soit positif ou négatif, j’avais hâte de savoir. Parce que ces résultats conditionnaient énormément de choses, et c’est d’ailleurs cette importance centrale qui me rendait malade.
Et en fait, c’était hier…
Hier, je me réveille. J’avais rêvé toute la nuit des
résultats, je découvrais que j’étais 600ème, 429ème, etc.
mais jamais dans les 136 premiers. Hum, les rêves de bon augure…
Les résultats étaient annoncés pour le 17, mais il n’y avait
pas d’heures précises. J’ai regardé sur le site internet de l’école à peu près
toute la matinée… le site n’était jamais actualisé !
C’est curieux, mais dans un sens, ces quelques heures d’attentes
m’ont semblées plus longues que les deux mois et demis précédents. J’étais donc
dans un état d’énervement assez avancé… Ma Douce, me voyant tourner en rond, me
confiait des petites tâches à faire. Mais difficile de s’ôter ces résultats de
la tête…
J’ai donné les codes d’accès à Soph, qui a accès à internet
à son boulot. Puis je suis allée bosser, comme d’hab, pour 15h30, sans que les
résultats ne soient affichés. J’avais donné pour consigne à ma Douce : si
tu les vois, tu me préviens, que ce soit positif ou non.
Vers les coups de 16h, le téléphone a sonné et mon collègue
m’a passé le combiné. J’ai répondu, un peu febrile. Ma Douce me dit : "Tu
as vu les résultats ?" Sa voix n’annonçait rien de bon… Je lui dit que non,
ils n’étaient pas encore publiés. Elle me répond : "en fait, il n’y aura
pas de résultats…"
????
Croyez-le ou non. Ils ont perdu une copie. Une pauvre copie
sur les 4000 qu’ils avaient à surveiller, une copie de français.
Qu’est ce qu’il se passe quand on perd une copie ?
Voila, en plein dans le mille. On repasse le concours.
Alors voila, après deux mois et demi d’attente, tout ce qu’on
me dit c’est : repassez le concours, et en prime vous gagner un mois et
demi d’attente supplémentaire.
La journée au boulot m’a semblée longue, mais longue… tellement douloureuse, trop de choses en tête, d’énervement, avec l’incapacité de craquer. Le soir, en rangeant le magasin, j’en ai parlé avec mon responsable adjoint (parce qu’évidemment je vais devoir poser un jour). En disant à quel point j’étais énervée, ma voix s’est brisée. Je suis allée pleurer dans la réserve, parce que je ne voulais pas craquer, pas au boulot.
Pendant le trajet de retour, j’ai prévenu par texto deux trois amis. Une amie m’a appelée, et la tension a commencé à lâcher. Je suis donc arrivée sur le palier de ma porte le visage tout rouge et tout gonflé.
Ma moitié s’est super bien occupée de moi. J’ai pu pleurer, râler. Et puis elle était allée chercher… des sushis (of course !) pour me consoler. Et même qu’elle m’a fait un massage des pieds sans que je ne lui demande rien… éhéh, ces non résultats auront quand même eu du bon !
Je reste en colère contre les organisateurs, parce que cela
me semble fou de perdre une seule copie (un paquet entier, je veux bien, mais
une, ça ressemble fort à une erreur humaine évitable).
Parce qu’ils disent refaire l’épreuve pour des principes d’équité,
alors que, soyons honnêtes, matériellement je ne suis pas sûre que tout le
monde puisse venir repasser l’épreuve.
Parce que prévenir de ce report le jour des résultats (et même
pas dès le matin), cela me semble un peu cavalier.
Parce que cette nouvelle épreuve a lieu dans moins de trois
semaines…
Parce que si je ne l’ai pas, il y aura toujours le doute de « et
si j’avais fait mieux la première fois ».
Parce qu’il va falloir me remettre au boulot alors que j’ai
remisé mes cours et mon cerveau il y a deux mois et demi…
En tout cas, Soph et moi nous présentons officiellement pour la Palme des plus grandes poisseuses de l'année.
16 juin 2009
Le sirop qui fait dormir
Je ne pouvais pas dire que je n'étais pas prévenue. La dernière fois, ok, c'était une erreur j'avais encore un doute, mais là, aucun, je savais à quoi m'attendre.
Et pourtant... je l'ai bu. Le sirop magique.
Je m'explique. Hier j'ai pris la pluie sur un gros coin de la tronche, vu que c'était genre, au moins, le déluge.
Donc, j'ai attrapé froid.
Et en me réveillant ce matin, ça n'a pas loupé: mal de gorge.
Je sais que ces trucs là, faut les enrayer rapidement sinon ça traine pendant des jours.
Et comme vous le savez, je ne suis pas patiente, donc attendre quelques jours avant d'être guérie: non non non.
Donc je vais au boulot, toussa. Je rentre, et je me dis: je vais prendre du sirop.
Ce sirop, je le connais. C'est celui que j'avais du prendre lors de mon joli doublé rhino-angine juste avant mon concours.
A ce moment là, je m'étonnais de dormir une heure après chaque prise de médocs. J'avais mis cette hypersomnie sur le compte d'un andidouleur assez fort.
Il y a un mois, rebelotte, mal de gorge. Je prends le sirop, un matin avant d'aller bosser. Je lis, écrit en toutes lettres sur l'ordonnance, "attention au risque de somnolence", mais je me dis: "que nenni, c'est pas un sirop qui va me faire dormir".
Pourtant ce jour là, le temps d'arriver au boulot, je me rends compte dans le métro que, pffiou, j'ai sommeil. Je maîtrise moins mes mouvements, je percute un type en slalomant dans les couloirs, alors qu'habituellement je suis hyper habile à ce jeu là.
Je ne mettrais pas longtemps pour comprendre que le sirop est effectivement un drole de truc qui fait pioncer. Ce jour là au boulot c'était un peu n'importe quoi du coup, mais on passera là dessus.
Donc je disais: je rentre et je me dis: "ahh, maintenant que je suis chez moi, je peux le prendre, ce sirop".
Je bois le contenu de mon petit verre doseur, et je me dis: "allez, j'ai bien 10 minutes où je peux encore faire des choses", et j'en profite, je lance une lessive, je range un peu. Finalement, le temps passe et je me sens toujours bien: éhéh, aurai-je vaincu le sirop comme j'ai vaincu les malaises post prise de sang? (ah tiens j'ai oublié de vous raconter que j'ai survécu une seconde fois, ce qui semblait être un miracle s'est reproduit, ahleluia!).
Et je me pose sur le pc, je lis deux trois trucs.
Et quand je me relève, ahah, je me rend compte qu'en fait: bah je suis complètement défoncée de fatigue.
J'ai les yeux dans le brouillard, des pensées un peu diffuses. Je n'arrive pas à me concentrer. J'ai l'impression d'avoir fumé de l'herbe, mais en fait, non. J'ai juste pris du sirop.
Comme je ne veux jamais rien lâcher, ça ne m'empêche pas de la jouer hyperactive. Mais je fais tout de façon... hasardeuse. Mes gestes sont maladroits, et je réussi à perdre le bouchon de la bouteille d'adoucissant dans la salle de bain de mon voisin. Je vais à la poste acheter des timbres pour faire partir la lettre qui traine depuis 10 jours sur l'étagère de l'entrée... mais j'oublie la lettre. (j'ai acheté les timbres, c'est déja ça de pris).
Ce soir, je sais pourtant que je reprendrai du sirop. Et cela, pas uniquement à cause du mal de gorge. Mais peut être un peu du fait de l'approche des résultats de mon concours...
13 juin 2009
Un samedi soir hors des murs
Notre petit appartement donne sur une petite cour.
Celle-ci est attenante à une autre cour, séparée par un mur qui nous parait parfois bien mince.
L'autre cour appartient à une résidence. Celle-ci annonce résidence universitaire. Mouais...
En fait, pas. C'est une résidence pour les neuneus, oups, pardon, personnes un peu limitées intellectuellement.
Et ça veut bosser dans le social... Oui, mais pas H24, pas de chez moi.
Les neuneus ne sont pas méchants, ça c'est certain. Mais le problème, c'est juste qu'ils sont tous très désinhibés. Donc ils parlent fort, d'un bout à l'autre de la résidence, ils s'interpellent. Voila, le problème, c'est qu'ils sont un peu bruyants.
L'hiver, ça va, ils sont calmes, de toutes façons on est tous calmes en hiver, c'est la dépression hivernale et puis comme il fait froid, ils ne trainent pas dehors. Mais dès que les beaux jours arrivent... ils sortent dans leur cour! Ils font des barbecues, ils jouent au badmington, etc.
Et ils mettent de la musique.
Alors, je ne sais pas pourquoi, mais ils n'ont pas renouvelé leurs CDs depuis plusieurs années. Donc ça commence souvent avec "c'est la chenille qui redémarre", pour enchainer sur d'autres chansons rétros. Hélas parfois on entend aussi "et c'est parti" d'une vague chanteuse R'n'B frenchie. L'autre jour ils ont fait un karaoké sur les chansons de Disney, un vrai bonheur. Vous vous en doutez, ils chantent tous très bien.
Mais le pire, ce n'est pas ça. Chaque année, ils font une grosse fête, vers fin juin début juillet.
Dès la première année, on a compris notre malheur avec ma moitié. Parce que lors de cette grosse fête, ils font venir une sono. Et ils font du bruit jusqu'à 4 heure du mat', à peu près.
Une année, j'y suis allée. Je suis allée leur dire: "excusez moi, voilà, je suis une de vos voisines, sachez qu'avec la cour cela amplifie le bruit et du coup on entend votre son très fort, serait-il possible de le baisser un peu?"
Le garçon m'a regardé, a vaguemment hoché la tête mais n'a pas sorti un son, et a refermé la porte.
Evidemment, le son n'a pas été baissé. Tentative infructeuse.
Depuis, chaque année, on s'y fait, on sait que la fête va venir et qu'il faut qu'on fasse un truc ce soir-là pour ne pas être à la maison... (Sauf qu'on sait pas quand c'est!) Oui, parce qu'on s'est en plus rendu compte que du coup on peut pas trop discuter à l'intérieur de notre appart, le son résonne tellement qu'on ne s'entend plus bien.
Cette année, il se passe une chose incroyable. Ils nous préviennent à l'avance!
C'est la première fois en quatre ans. Ils ont laissé un petit mot dans chaque boite aux lettres, pour prévenir qu'ils faisaient une fête et qu'il y aurait de la musique jusqu'à tard. J'ai même l'impression que c'est une fête plus importante que d'habitude, parce que là ils ont même sorti une bâche énorme pour se protéger de l'eventuelle pluie, et ils font des animaux en carton pour décorer (!).
Avec ma moitié, on s'est regardées. Il faut savoir que Soph passe un concours lundi matin à l'aube. Alors une nuit sans dormir avant quatre heures du mat' ce samedi, alors qu'on sait pertinemment qu'on ne dormira pas très bien la nuit de dimanche à lundi, ça fait trop peu de sommeil.
Et là, on s'est dit: mince, il faut qu'on dorme ailleurs, on est SDF pour ce samedi. Que va t'on faire?
La solution nous est venue rapidement en tête, même si c'est une option qui nous fait un peu soupirer.
Et oui, ce soir, nous allons... tambour... dormir chez ma mère! Ouh que c'est exotique!
Bon, je râle un peu pour la forme, mais quand même, ça nous enlève une bonne épine du pied.
Enfin, sauf que ma mère n'a plus de frigo, mais ça, hum, c'est une autre histoire...
Professeur Layton, un défi pour ma patience légendaire
Ah, les jeux!
J'en fais tous les jours mais j'en parle peu par ici. Pourquoi? Est ce parce que je conseille quotidiennement les clients sur "quel(s) jeux prendre?" que j'ai la flemme (n'ayons pas peur des mots) de venir vous donner mes impressions?
Alors, bien sûr, il y a les jeux de plateaux.
Mais il y a évidemment les jeux sur les consoles, aussi!
Depuis que je bosse dans mon magasin de jeux vidéos, j'ai érigé une ludothèque de tarés. J'ai pris pour ma moitié tous les RPG (jeux de rôles) rares existants sur ps2 que j'ai vu revenir en occasion.
Mais je ne suis évidemment pas en reste... Sauf que bizarrement, moi, j'ai du mal à allumer les consoles de salons (ps2, wii) parce que je suis une flemmarde et que allumer la tv, faire les branchements, pfiou, c'est dur la vie. Donc je joue essentiellement sur DS. Oué, ça fait pas très hard core gamer, je vous l'accorde, mais c'est vraiment une très bonne console.
Dernièrement, une amie de ma Douce nous a prété Professeur Layton. Et oui, nous sommes un peu à la traine, mais avec tous les jeux qui sortent, on est pas toujours à la page, donc on fait 6 mois après tout le monde ce gros hit qu'est Layton.
C'est d'abord ma moitié qui a joué. Elle l'a fini vite, elle est maligne, ma Douce.
Puis, quand elle l'a terminé, je m'y suis mise.
...
Vous ai-je déja expliqué que je n'étais pas patiente pour un sou?
J'ai adoré le jeu, réélement. Les cinématiques sont à couper le souffle par rapport à ce que nous propose habituellement la tactile, le scénario est malin, les énigmes sont supers, et vraiment variées.
Oui mais... parfois, les enigmes sont difficiles. Parfois, on cale sur un problème posé. Et dans ce cas, que peut-on faire?
La plupart des gens s'arment de patience, et finissent par trouver la solution.
S'ils ne trouvent pas, ils utilisent un, ou deux, voire trois des indices disponibles.
Ayé, ils ont trouvé.
Moi, j'ai un passif de tricheuse sur les jeux de DS. J'ai vécu il y a peu un véritable coup de foudre pour la série des
Pheonix Wright - Ace Attorney, jeux où l'on mène une enquète policiere afin de défendre au tribunal nos clients accusés à tort. Le problème, c'est que si, au tribunal, je ne trouvais pas les bonnes pièces à conviction à présenter au juge, je faisais baisser une jauge de jeu, et arrivé au bas de la jauge, game over. Et ce game over, je ne voulais pas le voir. Mais parfois, je ne trouvais pas la bonne preuve... alors, très tôt dans le premier volet du jeu (il y en a trois), j'ai découvert les soluces sur internet. Le problème, c'est que j'y ai vite pris gout, et que finalement, je ne pense pas ne pas avoir triché sur un seul des nombreux procès que j'ai mené à terme.
Donc j'avais avec Layton un véritable challenge. Celui de ne pas tricher. Et j'y suis presque arrivée.
Parce que finalement j'ai beaucoup aimé chercher, et que quand même, parfois j'y arrivais très facilement. Parce que je ne suis quand même pas qu'une gourdasse.
Ce qui est marrant c'est que je me suis rendu compte que chaque personne avait son type d'énigme associé, selon le type de logique qui la caractérise. Par exemple ma Douce elle cartonnait les énigmes de calcul, de tripatouillage de chiffres, alors que moi ces énigmes là faisaient gripper mon cerveau. Mais les énigmes d'échecs, ou celles où on doit deviner qui est menteur et qui dit la vérité, aucun soucis.
Mais arrive toujours un moment où une énigme vous résiste, même avec les indices.
Néanmoins, à part pour deux énigmes (87 et 88 si je me souviens bien, qui sont d'une logique discutable), je n'ai pas dégainé internet.
Hum, mais peut être que parfois j'ai mis ma moitié à contribution... Ca compte comme de la triche?
Parce que oui, je suis mauvaise joueuse, un peu, et je ne suis pas patiente. Alors il arrivait toujours un moment où je disais "pfff mais la console, elle triche!". C'était un peu mon mot de passe pour "tu veux bien m'aider?" et alors ma moitié elle m'aguillait avec des indices complèmentaires. Ou parfois, je lui laissais la console pour qu'elle le fasse à ma place. Même qu'elle me disait de me pousser loin de la console sinon elle m'aidait pas, parce que pff elle voulait pas sentir mon énervement sur l'énigme réticente. Moi non plus j'ai jamais le droit de rien...
Mais c'est bon, ayé, j'ai résolu le mystère de la pomme d'or! Et vous, avez vous réussi à le finir finger in the noze?
03 juin 2009
petit manuel de vie par superassistant
Cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas raconté d’anecdotes du boulot ! Cela ne tient pas au fait qu’il n’y ait rien à raconter, mais, au contraire, qu’il y en ait trop ! Tout était tellement collector que la flemme m’a envahie, et que finalement je n’ai rien raconté.
Néanmoins, là, dernièrement, il y a eu la petite goutte d’eau
qui a fait déborder le vase, et me voila aujourd’hui pour vous la raconter !
Depuis deux mois, nous avions au magasin un nouveau collègue
– en terme de hiérarchie, normalement il est mon responsable adjoint, mais dans
les faits, hum…
Bref, je remarque une fois, deux fois que Mossieur attache aussi
les cds sur les notices avec une étiquette. Je lui dis une première fois, gentiment,
que ici on fait pas comme ça parce que justement, ça abime les notices, et puis
c’est pas la peine puisque comme les cds sont grands ils tiennent bien dans les
notices et on risque pas de les perdre. Bref, il a l’air d’entendre ce que je
lui dis. Mais ne change en rien son attitude.
Un peu plus tard, avec un collègue : il veut vendre un cd d’occaz, s’apprête à faire glisser le cd, et se rend compte qu’il est attaché à la notice. Il me dit en râlant : "mais qui fait ça ??" je lui dis, "devine", et je nomme le coupable (sans me cacher hein), qui se trouve devant nous. Celui-ci dit "de quoi ?", et là, mon collègue lui réexplique pourquoi on ne fait pas ça.
Et là, il répond : "ok, bah écoute, continuez de faire comme vous faites et moi je continuerai de les accrocher dans la notice parce que je trouve ça mieux".
Bref, un monsieur toujours prêt à écouter les autres, comme
ça, ça fait vraiment plaisir.
En deux mois, il m’a aussi tenu des discours très intéressants :
politiquement, la gauche, c’est nul. Le système ? il faut en abuser. Un collègue
trafique sa fiche de paie pour louer un appart, et il parait qu’il a bien
raison de faire ça. D’ailleurs, super assistant me dit "c’est pas en
pleurnichant (!) comme tu le fait sur le fait que les agences aient des exigences
démesurées que tu trouveras un appart, faut gruger c’est tout". Sympa. J’ai
aussi beaucoup aimé le "bah la loi sur les universités c’est super, en même
temps à quoi ça sert de garder des filières comme cinéma ou lettres ou autre,
puisque ça mène à rien ?" en rajoutant un discours sur "mes
enfants je les pousserai à faire quelque chose de lucratif, et toi, tes mômes,
tu veux les pousser à faire un truc qui va pas leur rapporter plus tard sous
prétexte qui ont envie de voir ce que ça donne? C’est pas très responsable
comme attitude de parent". La pluralité, l’intérêt de ne pas niveler vers
le bas les connaissances, la diversité… sont surement des notions qui lui ont
échappés.
Toutes nos discussions étaient de ce genre, nous n’étions
jamais d’accords. Je le soupçonne d’ailleurs d’avoir un esprit de contradiction
et l’envie d’avoir le dernier mot, systématiquement. Ce qui est curieux, au
passage, c’est qu’il a dit à superboss qu’il s’entendait très bien avec moi ( !!!).
Et là, je la tenais, ma perle.
Il me dit, avec un sourire : "oula, me lance pas la
dessus, parce que…"
Et il s’est lancé tout seul.
"Je ne suis pas pour, voire même carrément contre, pourquoi
les homos voudraient singer les hétéros, à quoi ça rime, le mariage c’est sacré
c’est pour fonder une famille."
Je l’interromps, "bah oui justement, pourquoi pas ?"
"Ah bah non il en est hors de question, les homos peuvent
faire ce qu’ils veulent chez eux mais en dehors je veux pas en entendre parler,
je ne veux pas les voir s’embrasser, et alors avoir des gamins ? C’est pas
un modèle à donner à des enfants, c’est pas une bonne base pour eux ils vont en
souffrir toute leur vie."
Comme je connais un peu le sujet, quand même, j’ai essayé de
discuter avec lui. De lui dire qu’un couple homo réfléchissait tellement avant
d’avoir des enfants que c’était un projet construit, peut être plus que pour
des personnes qui ne rencontrent pas de difficultés de conception. De lui
demander en quoi cela serait néfaste pour un enfant, qu’est ce qui, lui, lui
semblait « malsain » (puisque le terme a été prononcé) pour l’enfant ?
Il m’a fait la même réponse que ma sœur m’avait faite il y a
2 ans : "une famille, c’est un papa, une maman, c’est tout". Sinon, c’est
pas normal.
Il m’a dit que l’enfant serait à jamais stigmatisé par les autres comme « le fils/la fille des pédés ». Quand je lui ai fait remarquer que cet enfant serait surement stigmatisé par des gens comme lui qui transmettraient ces idées rétrogrades à leur progéniture, il a acquiescé, et il m’a même raconté les discours homophobes de son père sans paraître réaliser qu’il donnait de l’eau à mon moulin.
Il m’a fait un petit laius sur "si je rencontre des gays à une soirée je vais pas leur tourner le dos, je vais même leur parler mais je peux pas être potes avec eux ou savoir ce qu’ils font". Trop sympa, c’est vrai qu’on sait jamais, c’est peut être contagieux.
La discussion s’est finie en termes cordiaux, car j’allais pas m’enflammer non plus, je suis dans mon milieu professionnel.
02 juin 2009
Londres, part III
Le lundi matin, on a mis le réveil. On s’est prévu une bonne
journée, remplies de plein de choses, mais surtout, il faut rendre la chambre
avant 11 heures. Comme la veille, on va prendre le petit dej de l’hôtel. Et
comme la veille, j’ai tendance à vouloir profiter de tout! Alors dans mon
menu on trouvait à la fois des saucisses et un croissant, du pain, des céréales
avec du lait (normalement j’ai pas le droit mais là je fais un écart), du jus
de pomme (je n’en bois jamais), un babybel, du thé. J’ai évité les œufs et les
pois dans leur sauce rouge, et, bien que j’en aie eu l’envie, je n’ai pas
terminé le p’tit dej par un yaourt à la framboise. Ouf! Parfois, je sais
m’arrêter à temps… hum.
Avant de rendre la chambre, on va au supermarché. Au programme, pour moi : du lemond curd miam miam (sorte de pâte épaisse et sucrée au citron trop bonne qu’on met sur du pain, attention au-delà de deux tranches de pain ,on est écœuré), parce que ma mère m’en ramenait tout le temps quand j’étais gamine et que j’adore ça, et de la marmelade à l’orange (que j’ai découverte à l’hôtel). Ma douce, elle, succombe aux gâteaux au gingembre.
On rentre à l’hôtel, et on leur laisse nos valises à la consigne. Comme il a commencé à pluvioter, on porte nos manteaux sur nous et on est habillées chaudement. Ma douce troque sa paire de baskets contre ses bottes, parce qu’elle ne veut pas que la pluie les abime. Elle le regrettera amèrement plus tard.
Ensuite, on se rend dans les magasins de chaussures qu’on
avait repérés la veille… Le but? M’acheter des converses et ma Douce,
essayer des Doc roses montantes et/ou des converses. Comment ça, c’est un peu
cliché?? Je trouve rapidement mes converses, je craque pour une paire
doublée et trouve aisément ma taille, avec mes tout petits pieds.
Mais ma chérie, c’est une autre histoire! Elle fait du
quelquechose et demi, entre deux pointures! Et ça, les Anglais, c’est pas
trop leur truc. Les chaussures sont soit trop petites soit immenses. Et ça, c’est triste, déjà parce que quand
j’achète un truc j’aime bien que ma femme elle en ait un aussi, et aussi parce
que c’est sa fête!
On commence alors notre petit périple londonien. Mais entre
temps, le ciel se découvre! Il commence à faire chaud. Bien sûr. Si ça
c’est pas un esprit de contradiction! Le plus drôle c’est que la veille,
dans le cimetière, on avait expliqué à la photographe
française-qui-vit-à-Londres (faut suivre un peu) qu’on espérait avoir le même
temps demain. Et elle de nous répondre : ah bah non, s’il pleut c’est
sympa aussi, Londres sous la pluie c’est glauque c’est chouette. Authentique.
Bref
la chaleur aura raison de nous - et des pieds de ma Douce, qui
souffrira dans ses bottes au fur et à mesure que la journée avancera...
On prend un bateau qui nous fait voyager sur le Regent's canal et nous mène à little Venice. Comme l’indique son nom, c’est un
quartier qui borde le canal, fait de jolies maisons et de petits ponts.
Ensuite, on va, sous mon impulsion, à Notthing Hill. Arrivées là bas, on meurt de faim. Et on décide de se
tourner vers une valeur sûre… le Mcdo, bien sur! On pense à notre
copine Nanoue qui nous avait conseillé d’y aller, voila c’est chose faite.
Pour l’anecdote, quand même, les sandwichs n’ont pas le même gout qu’en France,
c’est peut être une histoire de sauce…
Ensuite, on se ballade dans le quartier, et on ne croise pas
Hugh Grant mais 15 français au m², ce qui a tendance à nous
fâcher un peu. Ce
n’est pas jour de marché, et, pire, c’est un jour férié, autant dire qu’à part
voir des touristes il n’y a pas grand-chose à voir.
Là, on décide de se rendre vers le quartier le plus
touristique de Londres, là où on trouve Westminster abbey. Pour s’y rendre, on
trouve un bus qui fait un parcours devant la petite résidence ( !) de la Reine.
Franchement, pour moi qui ai un mal fou à trouver le bon bus à Paris (du coup je n’en prends jamais) je trouve rapidement le bon trajet, la station, le bon sens. N’oublions pas que j’étais pour le week-end préposée aux transports, et j’ai pris ma mission très à cœur.
Le terminus du bus n’était juste pas exactement où on le pensait… alors on décide de se rendre à pied jusqu’à Westminster, à défaut d’avoir trouvé un bus qui faisait le trajet. Mais très rapidement je désigne un panneau à ma Douce : et oui, c’est férié, donc… fermé !
On a chaud, on est fatiguées d’avoir beaucoup marché, alors on décide de rentrer à Camden et se poser en attendant le train, qui est à 20 heures 30. Encore une fois, on trouve un bus qui fait Westminster/Camdem, incroyable ! Cela nous permet de voir tous les grands trucs à voir (Bigben, le parlement) sans avoir à marcher, ouais!
Après, on a découvert que les magasins anglais fermaient à 18h, et ça c’était un peu un choc. J’ai vu l’équivalent de mon magasin de jeux en Angleterre, et ça m’a fait compléter délirer. Hélas, vu qu’il était 18h, j’ai pas pu voir l’intérieur, bouhou. Ensuite, on a un peu tué le temps mais on était crevées. On a essayé de boire du café mais comme partout en Angleterre, il était dégueu. Et puis on a repris nos valises, le métro, et puis plus tard, le train.
On est rentrées à Paris, rincées au propre comme au figuré
puisqu’il y avait des orages et du tonnerre ce soir là à minuit.
Fatiguées mais contentes d’être rentrées, tout comme d’être
parties et d’avoir bien profité de Londres!
Mon ami Es me faisait remarquer hier que j'avais réussi à faire des photos pas floues... alors je voudrais rendre à César ce qui lui appartient: les photos, c'est pas de moi, mais de ma Douce.
Londres, Part II
Après leur départ, nous décidons avec les mariés de faire
deux équipes, puisque nous rêvons tous les 4 d’un temps pour se poser, prendre
une douche, avant de se rappeler et voir ce qu’on fait après.
On réalise alors avec ma femme qu’on a pris de vilains coups
de soleil. A Londres! On nous avait menti, il paraitrait qu’à Londres il
pleut tout le temps, bah non, c’est pas vrai.
J’ai des marques stupides de coups de soleil, les bretelles
du sac à dos sur les épaules, le visage tout rouge on dirait que je rougis en
permanence. On est éclatées de fatigue! On mange un plat chinois acheté
dans un boui boui des puces, c’est pas extraordinaire mais on avait faim. On
est prêtes à se coucher, bah oui il est 20 heures quoi.
Coup de fil des mariés, qui nous donnent rendez vous pour
manger vers 21h30 – oups, on a mangé avant- dans un quartier qu’on n’a pas
encore visité (en même temps, Londres c’est 4 fois plus grand que Paris, donc
bon…).
Là, on doit prendre le métro pour la première fois toutes seules, et
c’est un peu une expédition !
Et oui, car les lignes anglaises présentent une
originalité : parfois, une ligne se sépare en deux embranchements (ok, la
ligne 13 de paris aussi) mais… les deux embranchements se retrouvent par la
suite! L’air de rien, ça donne quelque chose de compliqué car il existe
deux quais différents pour des trains qui vont dans la même direction, et deux
pour le sens inverse, ce qui fait beaucoup pour les touristes rougies que nous
sommes! Néanmoins, je fais preuve d’un vrai coup de bol d’un sens de l’orientation
hors pair et j’arrive à nous mener à bon terme, ce qui me met en joie (et me
réveille un peu, du coup). Ma Douce me proclame préposée aux transports pour la
suite du voyage. Zut, j’aurai peut être du m’abstenir…
On annonce aux mariés qu’on n’avait pas bien compris et
qu’on a déjà mangé. Pas de soucis, on décide de trouver un petit bar à tapas ou
équivalent. Mais il est 21h30, diantre! Tous les restos ont cessé de
servir. Bon, on décide alors de se rabattre sur un bar pour boire un coup (et
manger des chips et des olives, miam). On commande, on papote, c’est sympa. On
est quand même tous les quatre bien éclatés de fatigue. On décide de prendre un
autre verre, et là, bah oui il est 22h passées, le bar ne sert plus.
Et ils sont sensés être les rois de la fête, les
anglais??
Trajet retour en métro. On découvre à nouveau la gentillesse
des anglais : en effet, quand on monte dans le wagon avec Soph, il n’y a
pas de place côte à côte. Mais une anglaise est assise, et de chaque côté
d’elle, une place libre. En nous voyant, elle se déplace immédiatement sur le
siège voisin pour nous permettre de nous asseoir. Pour l’avoir expérimenté une
bonne dizaine de fois: c’est pas un parisien qui ferait ça, c’est
certain!!
On rentre à l’hôtel, et hop, on s’endort avant minuit, un
miracle quand on nous connaît…
30 mai 2009
Londres, part I
Olala que c’est compliqué de raconter ce voyage à Londres.
Ce qui est marrant, c’est qu’on est parties à peine trois jours mais qu’on a eu l’impression d’y rester une bonne semaine, tellement c’était dense!
Et finalement, rien de tout ça. Après la signature du
mariage en France – un quart d’heure en mairie, et puis c’était assez émouvant
en fait – apéro chez les mariés avant de foncer prendre l’eurostar à la gare du
nord. Dans le train, on découvre avec ma Douce qu’il y a un décalage d’une
heure avec l’Angleterre, qu’on gagne à l’aller! Chouette!
Le trajet se passe sans embuche, je dors un peu parce que le
train ça m’endors toujours, on rigole bien et c’est chouette.
Arrivée à Londres, tout est super impressionnant, c’est très grand, il y a beaucoup de monde, on cherche un endroit pour tirer des sous sans trop réussir à s’orienter. Une amie de la mariée, française, est venue nous chercher pour mener les 9 petits frenchies que nous sommes à leurs hôtels respectifs. Sympa ! Elle est très impressionnante, elle aussi, elle a les cheveux violets et elle est sapée goth.
Elle nous prend des billets de métro (une fortune !!
Arrêt : Camden town. La claque! Quartier punk et gothique de
Londres, la population est hétéroclite, des petites poufs en tongues aux mecs
tatoués piercés avec une crête sur la tête. On en prend plein la vue !
On retrouve notre hôtel, qui est pas mal. Il est juste au
bord d’un canal, c’est beau. On découvre que les anglais n’ont pas de brosses
pour leurs toilettes – curieux, non? – et qu’en fonction des heures dans
la journée l’eau n’est pas vraiment chaude dans la douche.
Il fait un temps magnifique, et on en profite pour aller dans les puces de Camdem. Des toutes petites boutiques, super variées, collées à des stands de bouffes – chinoises, turques, jap, etc… où les femmes nous accostent un peu vivement pour nous faire acheter. La musique est super forte, ce n’est pas le coin le plus reposant du monde mais on découvre tout un monde. Ma Douce et moi n’achetons rien, mais les filles qui nous accompagnent sautent sur l’occasion pour s’acheter des chaussures goth hypers compensées ou des tenues.
Après, petit tour à l’hôtel avant la soirée de fête du
mariage. Ça se passe dans un pub archi bondé. J’essaye de poser une question en
anglais, je galère, et le serveur me regarde en me disant "mais qu’est ce
que vous voulez me dire ?" en français dans le texte. La
honte ! Alors je lui dit "ah bah si vous parlez français…" et
je commande ma bière et la boisson de ma Douce. Je me sens toute honteuse de ce
premier contact plus qu’hasardeux, et je prends bêtement la mouche quand ma
femme le raconte au marié.
La soirée est très sympa, même si la configuration des lieux
fait que le groupe de français que nous formons ne va pas trop vers les amis
anglais de la mariée. Finalement, ce n’est pas la fatigue ou notre taux
d’alcoolémie (très raisonnable qui plus est) qui nous pousse hors du bar mais
le niveau sonore de la musique.
Le lendemain, dimanche, nous retournons aux puces avec ma
femme, où elle prend le temps d’essayer – et d’acheter, vous voyez bien qu’elle
a le droit de faire des trucs quand même – une tunique.
Plus tard, en début d’après midi, nous retrouvons le groupe
pour aller faire les photos gothiques dans un cimetière désaffecté. On se perd
en cherchant la station de bus, il fait très chaud et nous portons tous des vêtements
noirs (donc encore plus de chaleur) puisqu’on s’est déjà habillés pour les
photos… La mariée est tendue, parce qu’elle est fatiguée, en plus de tout ça
(Eh oui les mariés ont "fermé le bar" + une nuit de noces = peu d’heures
de sommeil). Ma Douce, elle, est relax et en profite pour faire des photos du
coin, de la ville, et du groupe, ça a l’air de beaucoup l’amuser. Quand je lui dis: "viens faut pas trainer on va les perdre", elle me répond "de toutes façons dans 5
minutes on réalisera que ce n’est pas cette rue et on fera marche arrière". Le
pire, c’est qu’elle avait raison!
On trouve enfin la station de bus, et c’est parti pour faire
un grand tour et rejoindre le cimetière. Il fait très beau et super chaud. Dans
la rue, c’est l’effervescence parce que c’est jour de match, et apparemment le
foot est une véritable institution en Angleterre! Il est 15h et tous les
anglais dans la rue sont déjà ivres, torse nu avec un verre de bière ou
arborant le maillot de leur équipe fétiche. Le trajet de bus nous fatigue tous,
et quand on arrive, après ¾ d’heures une heure, la motivation a un peu baissé…
Mais nous y retrouvons l’amie aux cheveux violets de la mariée, qui, elle, est
super motivée! Elle est accompagnée d’un ami des mariés fan de
photographie, qui a ramené un matériel impressionnant de France. Tous les deux
prennent un grand plaisir à nous mettre en scène, et la motivation revient. Je
suis un peu timide et pas très à l’aise, mais finalement, je joue le jeu, alors
que c’est quelque chose qui m’angoissait pas mal.
Après une heure et demie de
shoot, nous reprenons le bus pour mener la plupart du groupe à l’hôtel pour
récupérer leurs bagages et prendre le train : Eh oui, sur les 9 que nous sommes,
seuls les mariés, ma Douce et moi restons à Londres, parce que les autres doivent
retourner bosser…
La suite au prochain épisode, parce que je pense un peu à vous quand même et que quand on lit un pavé comme ça, on a besoin de respirer un peu! Merci aux courageux qui ont tenu jusque là...
19 mai 2009
London, baby! *
Samedi, nous partons avec ma Douce à Londres pour 3 jours.
La raison (même si en fait il n'en faudrait pas nécessairement une): le mariage d'un ami et de sa douce! Eh oui, fêter son mariage en France c'est vraiment trop classique. Or, cette dernière a longtemps vécu en Angleterre et adore le pays: c'est donc en toute logique qu'elle a souhaité faire la fête là-bas.
Et nous de les accompagner!
Alors c'est absolument terrible, parce qu'il va falloir parler anglais! Et si je pense que j'ai appris très vite l'anglais (et presque seule, juste avec "friends" et ma sœur) et que je le parlais bien à l'époque, et bien... c'était "à l'époque". Maintenant je le comprends relativement bien, mais le parler... aie aie aie! Dans le cadre du boulot, j'ai du mal à aligner les mots pour faire une phrase correcte (je reste celle qui le parle le mieux, mais c'est un autre problème).
Du coup, avec ma Douce (qui a le même problème) on stresse un peu, mais ça va, on s'est bien réparties les tâches:j'ai réservé la chambre d'hôtel avec ma blue card donc c'est elle qui parlera. Quoi, non, ça va pas se passer comme ça? Mince, j'ai pourtant cru...
C'est pas grave, parce que de toutes façons on sera toutes les deux drunk, oué à priori c'est le programme du samedi soir: fête dans un pub. Et c'est bien connu, quand on est saoule on est décomplexée donc là, on arrivera surement mieux à communiquer... CQFD.
Bon, le dimanche aprem, tous très frais qu'on sera, on ira faire les puces à Camden et des photos dans un cimetière du coin, tous habillés en gothique, me posez pas de questions.
Et après?
Et bien c'est là que vous intervenez!
Je ne suis jamais allée à Londres, et je ne sais pas trop ce qu'il y a à voir. Bon ok, le pont la tour les musées. Mais sinon, quels coins sont sympas et lesquels sont décevants?
Alors, n'hésitez pas à venir me raconter vos expériences, ça aiguillera peut être nos ballades avec ma Douce!
Merci d'avance!
*Le titre fait référence à un épisode de Friends, saurez-vous retrouver dans quelle saison et quel personnage prononce cette phrase?
Vous remarquerez peut-être que j'ai inséré de façon très discrète deux mots d'anglais; vous voyez bien que je connais les mots essentiels à ma survie!
18 mai 2009
Bon, d'accord, je suis peut-être hypocondriaque...
La semaine passée, j'ai rejoué une pièce que je connais bien. Je vous explique, il fait intervenir à peu près toujours les mêmes acteurs.
Première acte: j'ai mal, très mal quelque part. La, en l'occurrence, j'avais super mal au ventre, je crois que c'était genre mardi soir. Je dis à ma Douce: J'ai très mal au ventre et je suis super enflée au niveau de l'appendice, je te le dis, je dois avoir une appendicite. *Aparté: je suis hypocondriaque, un peu, mais comme ma femme l'est aussi on s'autorise à l'être, et généralement on se moque gentiment de l'autre*. Donc ma Douce me dit, mais non, tu n'as pas l'appendicite.
Bon. Le lendemain, je prends rendez-vous chez mon médecin-ostéo, parce que j'ai mal dans la nuque, toussa.
Deuxième acte: jeudi, rendez vous chez l'ostéo, je lui parle de mes douleurs au ventre. Il tâte, toussa, et me dit: hum, quand même, on va vous faire passer une échographie, moi je penche soit pour l'appendicite, soit pour un problème aux ovaires. Il me dit de passer l'écho "relativement en urgence", il est concerné mais pas inquiet non plus, je n'ai pas le ventre peritonité, ca va.
Troisième acte: jeudi dans l'après-midi, je cherche un endroit où passer mon échographie; me faire balader de centre en centre me gonfle vite, je râle et je suis fatiguée. Néanmoins, comme mon médecin est à côté d'une bonne librairie de comics, j'en profite pour me chapotter à moi-même (c'est un nouveau concept que je maîtrise super bien) le 4ème tome de Buffy en anglais. Je me dis, le soir même, que si je dois aller à l'hosto pour me faire opérer, j'aurai de quoi m'occuper avec toutes les bédés que j'ai à lire! Bref, je rentre chez moi, et finalement j'arrive à trouver un centre d'écho qui veut bien me faire passer le lendemain, 16h.
La nuit de jeudi à vendredi se passe pas super bien, ma Douce et moi on est inquiètes, on dort mal,au réveil elle me dira que je n'ai plus le droit d'être malade parce que ça l'angoisse trop.
Quatrième acte: je quitte mon chez moi vendredi matin pour aller au boulot, le coeur tout serré de me dire que peut-être le soir même je serai hospitalisée, et que quand même, ça me fait peur et je ne veux pas être séparée de ma Douce. La journée au boulot est loooongue, j'ai mal au ventre c'est terrible, comme si le pré-diagnostic avait réveillé la douleur. Je préviens mon chef que peut être je ne serais pas là le lendemain. Super-boss me dit: "connaissant la personne, je suis sûr que tu seras là demain et que tu n'as rien, c'est juste que t'es une angoissée".
Après mes 5 heures de boulot, je vais au centre, et là commence une lonnngue attente. Je précise que je devais être à jeun pour l'examen, et que, par conséquent, mon dernier repas remontait au matin, 8h. Au bout d'une heure et demie je suis passée, et là l'échographiste, sympa comme toujours elles le sont dans ces occasions-là, me dit "Olalala mais vous n'avez rien du tout, c'est juste votre colon qui est super abîmé, mais ni khystes ni appendicite. Vous devez être une nerveuse, hein? oui? bah c'est ça, c'est le stress." Donc quand même, je demande "mais y'a quelque chose à faire, il faut opérer?" Et là, elle a rigolé de façon hautaine, "Ah bah non hein, c'est votre colon on va pas vous le changer, faut juste apprendre à se détendre".
Et là, j'étais super énervée. Je vous passe la demie heure d'attente en plus pour récupérer les résultats et payer qui n'a bien sûr rien arrangé. Mais j'étais verte. Pourquoi? Parce que c'est toujours comme ça. J'ai très mal, la douleur est réelle, mais à chaque fois on me dit "mais pourquoi vous faites des tests tout va très bien! Vous devez être nerveuse, apprenez à vous détendre".
Voila, mon drame c'est d'être en bonne santé. Oui, je sais, ma vie c'est terrible, pauvre Flouch qui va bien. Non mais ce qui me fait râler c'est les commentaires des médecins, comme si pof pof en claquant des doigts j'allais arrêter d'être ce que je suis, nerveuse. Quelque part ça serait plus simple d'entendre: "ah bah oui, faut opérer et après tout ira bien"(même si j'ai très peur d'une opération, attention), plutôt que "ah on peut rien faire c'est à vous de jouer".
Donc évidemment, super-boss s'est bien moqué de moi, le lendemain il chantait "je suis maladeuuh, complètement maladeuuh", à chaque fois qu'il passait près de moi, et en même temps, je sais que je ne l'ai pas volé.
12 mai 2009
la répétition
Dimanche midi, on devait recevoir des amies à manger, et j'avais même prévu un super menu de la mort qui tue, mon fameux porc aux champignons noirs et pousses de bambou, avec des panacotta à la framboise en dessert, oui oui ça va super bien ensemble.
Mais voila, ma Douce est tombée malade, donc on a du annuler.
Mais, contrairement à ce qui a pu être dit dans les commentaires du messages précédents, je suis une perle d'infirmière, pas du tout moqueuse. Donc j'ai décidé de faire des bons petits plats pour ma femme, pour l'aider à guérir plus vite.
Et du coup, qu'est ce que je lui ai fait comme plat? Eh oui, en plein dans le mille, j'ai préparé le plat chinois.
Alors je vais pas pouvoir donner la recette de ce succulent plat parce que dans ma famille il parait que c'est LA recette qui se transmet de mère en fille et que c'est un secret. En réalité je suis sûre qu'on la trouve sur le net, mais qu'importe, on va rester dans l'illusion familiale.
Néanmoins, je vous met une photo, histoire de vous faire baver, héhé...
Avant que tu ne cries au scandale, Nanoue, considère que j'ai fait une répétition pour vous servir le meilleur des plats dimanche! Une façon de me remettre à la recette que je n'avais pas faite depuis 2 ans, histoire de subjuguer vos papilles gustatives la prochaine fois.
D'ailleurs tu penses que ça peut me permettre de chapotter le dessert?
10 mai 2009
Un nouveau record...
Ma femme étant malade (vous le saviez vous, qu'une migraine, une vraie, pouvait vous faire vomir? c'est une sacrée découverte qu'on a fait là!) hum pardon pour les détails, je disais donc, ma femme étant malade, hier soir il s'est passé quelque chose d'absolument incroyable, n'ayons pas peur des mots:
hier soir, je me suis endormie... avant 22h!! oui je sais c'est passionnant! N'empêche que ça me fait bizarre de me dire que j'étais endormie un samedi soir avant 10 heures, c'est un peu contre nature.
Je tiens tout de même à balancer préciser que ma Douce, elle, dormait depuis 21 heures.
Bon sinon, je sais que c'est pas drôle, elle est toute malade la pauvre, mais du coup mon insomniaque de femme a un comportement curieux. Elle est éveillée toute les heures, pendant une demie heure, avant se se rendormir, et ce depuis hier matin, c'est quand même assez énorme! Elle s'est transformée en marmotte!
Bon mais sinon vous pouvez compatir parce que apparemment c'est hyper douloureux, même qu'on a du faire venir un médecin hier matin parce qu'elle pouvait pas du tout se déplacer, la belle (on passera sur les 3 heures d'attentes pour que le médecin se pointe, avec cette histoire de grippe a je suis sûre que tout le monde appelle pour le moindre rhume!).
Qui a dit que les longs week end c'était l'opportunité pour profiter des choses qu'on a pas le temps de faire autrement?

